C’est l’un des plus grands rassemblements maritimes de Bretagne, et il se prépare déjà : la prochaine Semaine du Golfe du Morbihan se tiendra du 3 au 9 mai 2027. Avec 250 000 à 300 000 visiteurs par édition — plus de 300 000 en 2025 —, soit 36 000 à 43 000 personnes par jour dans 19 communes partenaires, l’événement est devenu, en une semaine, la plus formidable vitrine du patrimoine maritime morbihannais. Mais derrière les 7 jours de fête, c’est un travail de fourmi mené à l’année par des dizaines d’associations de bénévoles qui mérite le coup de projecteur : restauration de bateaux traditionnels aux méthodes et outils ancestraux, sorties en mer à l’ancienne, collecte d’archives, transmission des gestes du bois et du matelotage.
Saint-Goustan, Rhuys, Séné : un maillage associatif unique
Le tour du Golfe donne la mesure du phénomène. À Saint-Goustan, l’association Mod Kozh — « à l’ancienne » en breton —, née en 2015 pour restaurer le coquillier l’Indomptable, anime désormais la Semaine du Golfe à Auray et fait naviguer des Bateaux d’Intérêt Patrimonial ; son président Gérard Leiglon constate que les ateliers de matelotage font le plein, les enfants se révélant les plus intéressés et les plus adroits. Sur la presqu’île de Rhuys, les Vieilles Voiles de Rhuys alignent 360 adhérents après 25 ans d’existence : seule association à disposer d’un atelier et des compétences pour restaurer intégralement des bateaux, elle voit défiler chaque mardi 35 à 60 adhérents dans une véritable fourmilière, avec des tablées de 40 à 50 convives le midi. « Depuis notre participation à la Semaine du Golfe du Morbihan, notre notoriété a bondi », note son vice-président Bruno Rimbert, dont l’association participe à l’événement depuis une quinzaine d’années. À Vannes, les Amis du Sinagot entretiennent 3 sinagots traditionnels — Les Trois Frères, Le Joli Vent, Mab Er Guip — dans un esprit revendiqué de travail manuel, collectif et convivial. Et la liste continue : le Forban du Bono et sa réplique d’un bateau de 1912, la yole de Bantry de Plougoumelen classée Bateau d’Intérêt Patrimonial, les Ty Plates de Larmor-Baden qui restaurent les anciens bateaux de travail des ostréiculteurs, Jean & Jeanne à Séné, Kaer E Mem Bro à Locmariaquer, la yole des entreprises Mor Bihan et ses 15 rameurs, ou encore le projet Mor Er Wenediz de reconstruction d’un navire vénète, témoin de la route de l’étain.
Tout un secteur économique dans le sillage
Au-delà du bénévolat, c’est une véritable filière que fait vivre le patrimoine maritime morbihannais. Les chantiers navals spécialisés — le Guip, la Bascatic — prennent le relais des associations sur le gros œuvre des rénovations, qui exige expertises et outillages spécifiques. Le département compte aussi des voileries traditionnelles comme Voilagil à Questembert, un fabricant de mâts et bômes en bois, Woodspars, à Locmariaquer, et des formations aux métiers de charpentier de marine via l’AFPA. Un écosystème complet, porté par des savoir-faire rares, que la Semaine du Golfe met en lumière tous les 2 ans — et qui, entre 2 éditions, accueille toute l’année le public désireux d’apprendre à travailler le bois, de naviguer à l’ancienne ou simplement de comprendre l’histoire maritime de la région. Avis aux amateurs : rendez-vous du 3 au 9 mai 2027, et d’ici là, dans les ateliers.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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