Le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) a publié fin 2025 son rapport annuel sur les chiffres clés de la sécurité en France. Ce document dense permet de dresser un panorama chiffré de l’évolution de la criminalité sur le territoire. En 2024, les tendances observées confirment une intensification des violences, une hausse des atteintes aux biens, mais aussi une implication préoccupante des étrangers dans de nombreux segments de la délinquance.
Des violences en hausse, des atteintes aux personnes toujours plus nombreuses
En 2024, 709 000 victimes de coups et blessures volontaires ont été recensées en France par les forces de l’ordre. Ce chiffre, déjà en progression depuis plusieurs années, a augmenté de 6 % par rapport à 2023. Les violences intrafamiliales constituent 61 % de ces atteintes, avec plus de 430 000 faits enregistrés.
Les violences sexuelles, elles aussi, continuent leur progression : 84 500 victimes enregistrées, soit une augmentation de 7 %. Ces données traduisent une société de plus en plus violente, où la parole des victimes est peut-être plus libérée, mais où la multiplication des actes reste constante.
Délinquance des étrangers : une surreprésentation dans de nombreux secteurs
L’un des éléments les plus saillants du rapport est la part des personnes de nationalité étrangère mises en cause dans les faits de délinquance constatés.
- 34 % des mis en cause pour vols (page 12 du rapport) sont des étrangers. Cette proportion grimpe à 44 % pour les vols avec violence.
- Dans les faits de trafic de stupéfiants, les étrangers représentent 32 % des mis en cause.
- Plus encore, pour les violences sexuelles, ils comptent pour 13 % des mis en cause, un chiffre en hausse depuis 2020.
Ces données confirment une surreprésentation notable des étrangers dans des pans entiers de la délinquance, alors même qu’ils ne représentent qu’environ 10 % de la population totale résidant en France.

Autre élément frappant : la concentration géographique des faits. Les atteintes aux biens (vols, cambriolages, dégradations) touchent en particulier les départements d’Île-de-France, du Rhône et des Bouches-du-Rhône. Dans certaines zones, la pression policière n’arrive plus à contenir une criminalité diffusée dans les espaces publics, notamment dans les transports et les quartiers sensibles.
La judiciarisation des faits reste limitée : seulement 20 % des plaintes pour violences sexuelles aboutissent à des poursuites judiciaires. Quant aux forces de l’ordre, leur taux d’élucidation dépasse difficilement les 40 % dans les cas de cambriolages, malgré les efforts techniques.
Le rapport 2025 du SSMSI confirme une tendance lourde : la violence et la délinquance s’ancrent dans le quotidien des Français, avec une composante étrangère significative dans plusieurs types de délits. Si la communication gouvernementale reste pudique sur ces questions, les chiffres officiels parlent d’eux-mêmes.
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