C’était soir de fête à La Rabine. Une pelouse détrempée, un public à guichets fermés, et des maillots rouge et blanc en clin d’œil aux origines du club : tous les ingrédients étaient réunis pour que le RC Vannes fasse honneur à son histoire. Et les Morbihannais n’ont pas manqué le rendez-vous. En dominant largement Agen (36-15) avec le bonus offensif à la clé, les Bretons ont signé une performance d’autorité, consolidant leur première place au classement de Pro D2 et prolongeant leur invincibilité à domicile.
Dès les premières minutes, le ton était donné. Les Lot-et-Garonnais pensaient prendre les devants (0-3), mais le rouleau compresseur vannetais s’est vite mis en marche. Le pack, impressionnant de puissance et de cohésion, a écrasé son vis-à-vis, mené par un Dave Cherry omniprésent. L’Écossais, talonneur de métier et bulldozer d’occasion, a aplati à deux reprises en bout de ligne, porté par des mauls rageurs (11e et 16e). Deux essais en miroir, deux éclats dans la nuit morbihannaise.
La mêlée chahutée, mais la tête haute
Malgré quelques turbulences en mêlée – rareté suffisamment notable pour être mentionnée – les Vannetais n’ont jamais lâché les rênes du match. Le demi de mêlée Michael Ruru, étincelant et insaisissable, a semé le trouble dans la défense adverse, inscrivant un doublé qui le propulse parmi les meilleurs marqueurs de la saison. Entre temps, Pedemonte, de retour de sélection argentine, y allait lui aussi de son essai en puissance.
En face, Agen, venu avec ses cadres, a tenté de réagir. Mais à chaque offensive, c’est une défense bretonne soudée, disciplinée et solidaire qui s’est dressée devant eux. Même les quelques alertes en fin de première période n’ont pas entamé la confiance des hommes de Jean-Noël Spitzer.
Un RC Vannes conquérant, structuré et réaliste
« Pragmatique, structuré, propre dans les zones de marque », commentait sobrement l’entraîneur vannetais après la rencontre. Une synthèse parfaite de la prestation de son équipe, qui n’a jamais paniqué, même quand la machine grinçait légèrement. Cette victoire permet à Vannes de conserver cinq points d’avance sur Valence-Romans, son dauphin, et de continuer à rêver grand.
Avec cinq victoires bonifiées d’affilée à domicile, La Rabine est devenue une citadelle. Le public breton, fidèle, bruyant, exalté, est bien plus qu’un simple spectateur. Il est le seizième homme. Et dans cet antre où souffle un vent de fierté régionale, le rugby se vit comme un art de vivre, entre traditions et ambition.
Vannes ne gagne pas seulement. Vannes construit. Brique après brique, maul après maul, essai après essai, le club breton confirme qu’il est bien plus qu’un outsider. Il est un prétendant sérieux, une force enracinée dans son territoire et désormais candidate assumée à l’élite.
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