Le marché du Bitcoin, en net repli depuis plusieurs semaines, pourrait connaître un rebond spectaculaire dans les prochains mois. C’est en tout cas la thèse défendue par Copper, une société d’analyse spécialisée dans les actifs numériques, qui estime que la première cryptomonnaie mondiale pourrait atteindre environ 140 000 dollars dans un délai de 180 jours.
Contrairement à la traditionnelle théorie des cycles de quatre ans, souvent mise en avant dans l’écosystème, l’entreprise soutient qu’un nouveau mécanisme serait désormais à l’œuvre : ce qu’elle nomme le « cycle de rendement basé sur le coût moyen d’acquisition ». Selon son analyse, depuis l’arrivée des premiers ETF Bitcoin au comptant en janvier 2024, le même schéma se répéterait : un nouveau sommet historique, une correction brutale, puis un rebond lorsque le prix se rapproche du coût d’achat moyen des investisseurs institutionnels.
Le rôle central des ETF Bitcoin
L’intégration du Bitcoin aux marchés financiers traditionnels via les ETF aurait profondément modifié son comportement. Copper estime que ces produits ont introduit une logique nouvelle, moins liée aux cycles miniers historiques qu’aux arbitrages des grands fonds.
Les institutions ne s’intéressent pas à l’accumulation de « satoshis », mais à la performance ajustée au risque. Ainsi, lorsqu’une allocation initiale de 2 % dérive vers plus de 6 % en raison de la hausse du Bitcoin, les fonds rééquilibrent leurs portefeuilles… et ces arbitrages provoquent les corrections observées.
Ce mécanisme aurait déjà permis plusieurs rebonds supérieurs à 60 %.
Selon Fadi Aboualfa, responsable de la recherche chez Copper, le Bitcoin serait aujourd’hui proche de son seuil d’équilibre pour les ETF, autour de 84 000 dollars. Si le même schéma se reproduit, cela ouvrirait la voie à un prix situé entre 138 000 et 148 000 dollars dans les mois à venir.
Toutefois, l’optimisme affiché par certains analystes ne fait pas l’unanimité. La politique monétaire de la Réserve fédérale américaine ne constitue pas, à court terme, un catalyseur majeur : une réduction modeste des taux n’a pas suffi à stimuler l’appétit spéculatif.
Plus préoccupant encore pour le marché : le recul des flux entrants dans les ETF Bitcoin en décembre, alors que les sorties avaient été importantes en novembre. Les fonds de géants comme BlackRock ou Fidelity représentent environ 6,5 % de la capitalisation totale du BTC. Une baisse prolongée des souscriptions pourrait donc peser lourdement sur les prix.
Les positions institutionnelles sous pression
Les entreprises ayant massivement investi au cours des derniers trimestres sont également sous surveillance. Le niveau d’endettement de certains acteurs pourrait les contraindre à céder une partie de leurs avoirs si le prix tombe durablement sous leur coût moyen d’acquisition.
Plusieurs analystes estiment qu’un passage en dessous des 80 000 dollars provoquerait un changement psychologique brutal : montée de la nervosité, pression des clients, multiplication de titres alarmistes dans la presse économique, et ventes forcées.
En filigrane, une interrogation domine : si les investisseurs institutionnels commencent à réduire leur exposition, reviendront-ils ensuite ? Car l’essor du Bitcoin depuis deux ans doit beaucoup à son intégration aux circuits financiers classiques. Sans leur soutien, la volatilité pourrait revenir à des niveaux susceptibles d’effrayer les grands fonds et de fragiliser durablement le marché.
Le scénario d’un Bitcoin à 140 000 dollars d’ici six mois nourrit donc l’espoir d’un retour en force du marché haussier. Mais il dépend de conditions strictes : le maintien du soutien institutionnel, l’équilibre entre entrées et sorties des ETF, et l’absence d’un décrochage sous les seuils critiques.
Entre euphorie potentielle et risque de rupture, la trajectoire du Bitcoin au premier semestre 2026 s’annonce incertaine — et sans doute décisive pour son avenir comme actif financier global.
Une réponse à “Bitcoin – vers un rebond spectaculaire (et hypothétique) à 140 000 dollars ?”
Sauf si la crise financière arrive 1929 et 2008 en 10 fois plus réunis. Car les monnaies sont toutes adossées à la productivité réelle celle qui fait vivre les populations et le Bitcoin électronique est adossé à nul part. On a vu des brouettes de deutsche mark acheter du pain. On a dévalué le francs français 7 fois pour un euro. Donc je crains le contraire, l’effondrement des dettes et de la recherche de liquidité, des intérêts à payer que l’on voit de partout. Les états cherchent désespérément des financements dans une fin industrielle occidentale inquiétante. Et que va faire le Bitcoin pour donner du travail, des rendements, des besoins alimentaires, des produits manufacturés, des énergies le tout dans des échanges matériels élémentaires ? Bien malin qui ira se nourrir avec du bitcoin dans son assiette. Les BRICS savent cela et pensent en avant, avec un pool de 5 monnaies mondiales indexées sur des valeurs sûres l’OR l’Argent, les alliages et compensées entre elles pour les échanges. L’actuel les indices bousiers et les cours sont sur évalués de 30 à 50 % pour nous faire croire à l’embellie de la consommation. Car sans consommation plus de capital. Seul quelques rares économistes financiers savent faire un bilan d’état consolidé. C’est à dire retrancher les dettes au PIB respectifs une situation nette et tout l’occident est en négatif. Ce que disait Mr Poutine à Mr Carlson « vous en occident vous n’avez donc rien de mieux à faire que penser guerre conflits au lieu de commencer à rembourser vos dettes » et la situation actuelle en est le reflet réel, attachez vos économies.