Depuis juillet 2024, tous les véhicules neufs vendus dans l’Union européenne sont équipés de série d’aides à la conduite sophistiquées, appelées ADAS. Objectif affiché : renforcer la sécurité routière. Mais dans les faits, ces dispositifs, activés automatiquement à chaque démarrage, provoquent chez de nombreux automobilistes une exaspération croissante. Alertes sonores incessantes, vibrations dans le volant, freinages intempestifs… Autant de réactions jugées intrusives, parfois anxiogènes, et pas toujours pertinentes.
Face à cette situation, la Ligue de Défense des Conducteurs (LDC) a publié un classement inédit évaluant la facilité – ou la complexité – avec laquelle il est possible de désactiver certaines aides à la conduite sur les 50 modèles les plus vendus en France en 2025. Une étude qui concerne environ 70 % des voitures neuves en circulation.
Jusqu’à 16 manipulations pour désactiver une aide
Résultat : des écarts spectaculaires selon les constructeurs. Chez Toyota ou Suzuki, certains modèles nécessitent jusqu’à 15 ou 16 manipulations pour désactiver les dispositifs jugés intrusifs. Un parcours du combattant numérique qui impose souvent de naviguer dans des menus complexes via l’écran de bord, parfois avec de minuscules boutons peu accessibles.
À l’inverse, les marques du groupe Renault tirent leur épingle du jeu. Renault, Dacia ou Nissan permettent d’activer une configuration personnalisée en seulement deux pressions sur un bouton physique. Une simplicité également retrouvée sur certains nouveaux modèles du groupe Stellantis, comme les Peugeot 308 ou Citroën C5 Aircross, via un appui prolongé sur la console centrale.


Une méthodologie basée sur le nombre de manipulations
Pour établir son palmarès, la LDC a comptabilisé le nombre de gestes nécessaires pour désactiver deux aides parmi celles activées par défaut. Elle a ensuite établi une échelle allant de « très facile » (moins de deux manipulations) à « très complexe » (plus de huit). L’association estime qu’au-delà de quatre actions, la procédure devient pénible au quotidien, surtout pour les conducteurs effectuant plusieurs trajets par jour.
Si la LDC reconnaît la légitimité de l’objectif européen – réduire les accidents et la mortalité routière –, elle pointe une réalité de terrain bien différente. Selon l’association, ces systèmes sont souvent mal calibrés, parfois défaillants et surtout mal compris par les conducteurs. Résultat : loin de sécuriser, ils génèrent parfois davantage de stress, voire des situations dangereuses lorsque le véhicule intervient de manière inappropriée sur la direction ou le freinage.
Les marques asiatiques en queue de peloton
Dans ce classement, ce sont principalement les constructeurs asiatiques (Japon, Corée, Chine) qui ferment la marche. La logique industrielle, les plateformes techniques ou les mises à jour de modèles expliquent aussi certaines disparités au sein d’une même marque. La LDC annonce d’ailleurs que ce classement sera régulièrement actualisé pour suivre les évolutions.
Mobilisée de longue date sur le sujet, la Ligue de Défense des Conducteurs formule plusieurs exigences :
- Une information transparente pour permettre aux automobilistes de choisir leur véhicule en connaissance de cause
- Des contrôles indépendants des systèmes ADAS
- Un encadrement légal plus strict de ces technologies
L’association rappelle également que les témoignages de dysfonctionnements se multiplient, y compris chez les journalistes automobiles professionnels. Elle a lancé une pétition intitulée « Refusons d’être mis sous contrôle ou en danger par notre voiture », qui a déjà recueilli plus de 70 000 signatures.
Un signal fort envoyé aux constructeurs, alors que les équipements obligatoires continueront de se généraliser jusqu’en 2029.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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4 réponses à “Aides à la conduite obligatoires : Renault et Dacia salués, Toyota et Suzuki épinglés par un classement de la Ligue de Défense des Conducteurs”
Simplement garder sa bonne vieille voiture des années 2010
Etude bizarre ou pas assez précise.
J’utilise souvent une Toyota Yaris hybride de 2024.
La désactivation du système de maintient dans la voie est enfantin !
En revanche sur une Citroën C4 X automatique, je trouve cela fort complexe…
Ah ! Le fameux principe de Sécurité qui nous gonfle depuis des années ! Dans les voitures qui échappent à votre contrôle, sur la route avec rond points, ralentisseurs, chicanes, rétrécissement des voies, du béton partout, des radars en pagaille, où est passé le plaisir de conduire et la voiture comme symbole de liberté ?
Merci pour cet article, à garder précieusement !