Crise démographique en Europe centrale : au Parlement lituanien, un avertissement solennel sur l’avenir des nations

Réunis mi-janvier au cœur même du pouvoir législatif lituanien, des parlementaires et experts d’Europe centrale et orientale ont dressé un constat sévère : la crise démographique n’est plus un simple indicateur statistique, mais une menace directe pour la continuité des nations européennes. La conférence internationale intitulée « Demographic Challenges and Family Policy – International Experience » s’est tenue le 14 janvier 2026 dans la salle constitutionnelle du Seimas de la République de Lituanie, à Vilnius.

Organisé par le groupe parlementaire temporaire sur la politique familiale et le Forum d’initiatives sociales Family 2050, l’événement a réuni des délégations venues de Lituanie, de Pologne, de Hongrie, de Slovaquie, de Lettonie et d’Ukraine. Objectif affiché : comparer les expériences nationales, identifier les causes profondes de l’effondrement de la natalité en Europe et esquisser des réponses politiques concrètes.

Une alerte civilisationnelle assumée

Parmi les intervenants principaux figurait Jerzy Kwaśniewski, juriste polonais et président de l’Institut Ordo Iuris. Son intervention, largement relayée par les organisateurs, a donné le ton d’une rencontre qui n’entendait pas se limiter à une analyse technocratique.

« Nous sommes à un moment décisif. Nous nous tenons au bord de l’anéantissement de nos nations, de notre civilisation et de notre culture », a-t-il déclaré d’emblée, qualifiant la situation démographique européenne de crise civilisationnelle.

Loin d’un discours abstrait, Jerzy Kwaśniewski a insisté sur le lien direct entre famille, démocratie et souveraineté. Selon lui, la fragilisation de la cellule familiale entraîne mécaniquement l’affaiblissement des sociétés libres.

« Sans famille stable et sûre, il n’y a pas de démocratie. Sans famille, la liberté devient fragile. Sans familles, les nations perdent leur avenir », a-t-il martelé devant les parlementaires présents.

La politique familiale, une question de survie

L’un des points centraux de son intervention réside dans la requalification même de la politique familiale. Pour Jerzy Kwaśniewski, celle-ci ne peut plus être considérée comme un domaine parmi d’autres de l’action publique.

« La politique familiale et la politique démographique ne sont plus des sujets secondaires ; elles sont devenues des questions de survie pour nos nations, nos cultures, nos économies et nos démocraties », a-t-il affirmé.

Un message particulièrement audible en Europe centrale, où la plupart des pays enregistrent des taux de fécondité très inférieurs au seuil de renouvellement des générations. Le juriste polonais a rappelé que cette réalité concerne désormais presque tous les États de la région, sans exception.

Des conséquences bien réelles pour les sociétés européennes

Loin de se limiter à une approche idéologique, l’intervention a également insisté sur les effets concrets de la dénatalité. Jerzy Kwaśniewski a dressé une liste précise des conséquences déjà visibles : fragilisation des systèmes de retraite, pénuries de main-d’œuvre, pression accrue sur les systèmes de santé et recours croissant à l’immigration pour compenser le déclin démographique.

« Ce ne sont pas des chiffres abstraits. Cela signifie l’effondrement des systèmes de retraite, des pénuries de travailleurs, une pression accrue sur les soins de santé, une pression migratoire croissante, et le risque de politiques de “migration de remplacement” imposées même contre la volonté des peuples », a-t-il averti.

Selon lui, ces dynamiques conduisent inévitablement à une remise en cause de l’identité nationale et, à terme, à une fragilisation de la sécurité des États.

Une crise d’abord culturelle et idéologique

Contrairement à une analyse strictement économique, Jerzy Kwaśniewski a tenu à souligner que la racine du problème n’est pas prioritairement matérielle. À ses yeux, la crise démographique trouve son origine dans des choix culturels, juridiques et anthropologiques.

« Le problème n’est pas centré sur le statut matériel des familles. Il est culturel. Juridique. Et anthropologique », a-t-il déclaré.

Cette grille de lecture, partagée par plusieurs intervenants, met en cause l’évolution des normes sociales, du droit de la famille et des politiques publiques influencées par des cadres idéologiques transnationaux. Un point qui a suscité de nombreux échanges au cours de la conférence.

Face à ce constat, le président d’Ordo Iuris a présenté une version actualisée du projet de Convention internationale sur les droits de la famille. Ce texte vise à reconnaître explicitement la famille comme une unité sociale naturelle et fondamentale, appelant les États à adopter des politiques publiques destinées à la renforcer.

Le projet entend offrir un contre-modèle juridique aux normes internationales existantes, souvent perçues par les participants comme exerçant une pression idéologique sur les législations nationales, notamment en matière de droit familial, d’éducation et de politique sociale.

Des échanges politiques au plus haut niveau

En marge de la conférence, Jerzy Kwaśniewski a également rencontré la ministre lituanienne de la Justice, Rita Tamašunienė. Les discussions ont porté sur les défis communs auxquels font face les pays d’Europe centrale, en particulier la pression exercée par certains mécanismes du droit international sur les systèmes constitutionnels nationaux.

Les échanges ont également abordé la question de la protection de la famille dans les ordres juridiques internes, la souveraineté constitutionnelle des États, ainsi que les droits de la minorité polonaise en Lituanie. Selon les participants, cette rencontre a confirmé la nécessité d’un dialogue renforcé et d’une coopération internationale accrue entre États partageant des préoccupations similaires.

La conférence de Vilnius s’inscrit dans une série d’initiatives portées par plusieurs pays d’Europe centrale visant à replacer la question démographique au centre du débat politique. Elle illustre aussi une volonté affirmée de contester les cadres idéologiques dominants au sein des institutions internationales, au nom de la souveraineté nationale et de la continuité des peuples européens.

Photo : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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