Andrea Ballarati se trouve actuellement au centre d’une controverse qui dépasse les frontières de l’Italie. Militant et organisateur du Remigration Summit, il est considéré comme l’un des pionniers ayant introduit et popularisé le concept de « remigration » en Italie. Aujourd’hui, Ballarati fait face à des poursuites judiciaires pour « discours de haine », un procès qui soulève de sérieuses questions quant à la politisation de la justice en Europe et aux limites de la liberté d’expression dans nos démocraties. Nous l’avons rencontré.
Breizh-info.com : Vous êtes poursuivi pour « discours de haine ». Pouvez-vous expliquer précisément de quoi vous êtes accusé ? Quelles étaient vos déclarations ?
Andrea Ballarati : Depuis que j’ai ramené le terme « Remigration » en Italie depuis Vienne en 2023, le pouvoir judiciaire italien a enquêté sur moi et mon groupe pour discours de haine. Ils ont surveillé mes appels, mes contacts, mon téléphone ; ils ont essayé d’écouter mes conversations — un traitement réservé aux terroristes et aux mafieux — simplement parce que j’ai affirmé des choses que je considère évidentes et raisonnables, comme : « Les bandes de migrants qui ne se sont jamais intégrées et qui imposent désormais leur loi chez nous représentent l’échec du multiculturalisme » ou « La France, la Suède, l’Allemagne, la Belgique sont sur le point d’être composées majoritairement de migrants, il n’y a plus de temps à perdre : un mot — Agissez ! ».
Ces phrases ont été utilisées comme base pour engager des poursuites contre moi pour « incitation à discriminer », ce qui pourrait me coûter 1 an et 6 mois de prison.
Breizh-info.com : Pensez-vous que cette enquête relève de la justice, ou s’agit-il d’un outil politique destiné à vous faire taire ?
Andrea Ballarati : La tendance devenue manifeste en Occident, surtout contre les militants identitaires, est que les procédures judiciaires sont devenues un outil politique de répression, comme dans les anciens régimes. Elles ne visent pas seulement à censurer l’individu concerné — moi en l’occurrence — mais aussi à instiller la peur dans le public et à démoraliser les soutiens des idées proposées. Ainsi, dans mon cas, étant donné que cette affaire surgit au moment où la remigration devient populaire en Italie et menace de devenir un mythe mobilisateur contre l’establishment, je peux raisonnablement supposer qu’elle est utilisée comme arme d’intimidation contre le mouvement plus large de la remigration.
Breizh-info.com : Giorgia Meloni, en tant que Première ministre italienne, a pris des positions fermes sur la souveraineté nationale et l’immigration. Voyez-vous un contraste entre son discours politique et ce que vous vivez ?
Andrea Ballarati : Giorgia Meloni s’est présentée comme le symbole d’un changement politique profondément nécessaire en Italie et en Europe, et sa propagande combative a fait espérer tout le continent — moi compris — son succès et son ascension. J’ai été membre de son parti en 2019 et j’ai été désillusionné pendant la période du COVID-19, durant laquelle, bien qu’elle fût dans l’opposition, elle m’a fait comprendre que son parti faisait simplement partie d’un scénario visant à contenir et orienter la dissidence. Elle est membre de l’Aspen Institute depuis 2021, un cercle mondialiste dirigé par les Rockefeller ; son rôle serait d’assurer l’influence américaine en Europe, et les intérêts économiques qui la soutiennent, notamment Confindustria, poussent à davantage de migration de masse — d’où le « Decreto Flussi », sa loi permettant l’entrée légale de 500 000 migrants venant de MENAPT (ndlr : Moyen-Orient, Afrique du Nord, Pakistan et Turquie) sur trois ans.
Breizh-info.com : Certains considèrent votre procès comme un exemple de « lawfare » à l’italienne. Que pensez-vous de cette stratégie, et croyez-vous qu’elle soit utilisée contre d’autres figures conservatrices en Europe ?
Andrea Ballarati : Dans ces cas, il faut se rappeler que, puisqu’ils n’ont souvent aucune base solide pour poursuivre, l’objectif n’est pas de condamner les militants — du moins la plupart du temps — mais de nous isoler, nous étouffer, nous démoraliser et nous épuiser financièrement. La stratégie est claire : le système détecte l’opposition, commence par la déshumaniser, tente ensuite de la censurer, puis de la réduire au silence. Le « lawfare » permet tout cela à la fois : mauvaise presse pour vous déshumaniser, étiquettes « mis en examen » ou « condamné » qui deviennent des stigmates sociaux ; impossibilité de travailler ou de vivre normalement ; procédures longues et coûteuses ; pression psychologique menant à l’autocensure. Je pense que l’exemple principal est Dries Van Langenhove, condamné pour des mèmes et visé par 12 autres affaires.
Breizh-info.com : Vous avez contribué à populariser le concept de remigration en Italie. Comment le définissez-vous, et pourquoi est-il crucial selon vous aujourd’hui ?
Andrea Ballarati : La remigration se veut une solution pragmatique, rationnelle, graduelle et continentale face à ce que je considère comme une menace existentielle liée à la migration de masse, processus qui a mené l’Europe à une grave crise démographique. La remigration est un outil, pas une fin ; cet outil doit être adaptable aux différentes réalités européennes. Notre tâche est d’atteindre l’objectif : la reconquête de nos patries afin que les terres de nos ancêtres restent celles de nos descendants.
Breizh-info.com : Le Remigration Summit a attiré l’attention internationale. Le 30 mai 2026, il aura lieu à Porto. Quel impact ce type d’événement peut-il avoir sur le débat public ?
Andrea Ballarati : Je pense que RESUM25 est déjà une réponse : la simple annonce de l’événement a rendu le terme populaire en Italie du jour au lendemain. Pendant et après l’événement, l’impact a été énorme : partis, associations, politiciens, universitaires ont commencé à en discuter et le mot est entré dans le dictionnaire. À l’international, cela a fait assez de bruit pour que le président américain l’utilise. Aujourd’hui, la remigration s’est mondialisée, ce qui comporte des risques : le terme peut perdre son sens. Resum26 vise à approfondir et à produire des bases concrètes pour une approche globale européenne.

Breizh-info.com : Certains jugent vos idées radicales. Comment répondez-vous à ces critiques ?
Andrea Ballarati : Mes idées radicales étaient les idées de base de mes ancêtres. Notre réalité actuelle est une anomalie fondée sur des mensonges et des manipulations. Je réponds simplement : si les faits deviennent radicaux et la vérité extrême, cela signifie que les mensonges sont exposés et que la fin du système est proche.
Breizh-info.com : Vous évoquez des sacrifices personnels. Lesquels ont été les plus lourds et pourquoi en valaient-ils la peine ?
Andrea Ballarati : L’activisme a un coût, surtout pour ceux qui s’exposent. J’ai perdu des amitiés, refusé des opportunités, fermé des voies possibles, car je crois suivre ma destinée et ce que je considère juste et vrai. Le temps et le stress sont lourds, mais je pense parler pour beaucoup d’activistes : je ne changerais rien et continuerai avec le sourire, afin de pouvoir me regarder dans le miroir sans honte et dire à mes enfants : « J’ai combattu pour vous ».
Breizh-info.com : Dans quelle mesure vos réseaux internationaux ont-ils renforcé votre stratégie ?
Andrea Ballarati : Le réseautage est essentiel pour étendre l’influence et créer des liens. Dans mon rôle au Summit, j’ai établi des contacts allant de militants à des responsables politiques, ouvrant des opportunités et facilitant la normalisation de nos idées dans le courant dominant.
Breizh-info.com : Quelles leçons tirez-vous des politiques de Meloni ?
Andrea Ballarati : Une leçon simple : ne jamais trahir ses promesses ni adoucir son programme. Elle a joué avec les émotions de son électorat puis l’a trahi pour satisfaire d’autres centres d’influence indifférents au bien-être des Italiens.
Breizh-info.com : Les réseaux sociaux peuvent-ils changer l’équilibre des pouvoirs ?
Andrea Ballarati : L’information est essentielle pour mobiliser. Les plateformes libres et non censurées comme X ont, selon moi, rééquilibré le rapport de force. C’est pourquoi l’UE chercherait à les contrôler : contrôler l’information, c’est contrôler la perception, et donc la réalité.
Breizh-info.com : Enfin, quel message adresseriez-vous aux lecteurs européens et internationaux ?
Andrea Ballarati : La bataille de notre époque est ici et maintenant. Elle est plus totale que tout ce que nos peuples ont connu. Notre combat vise à assurer la continuité de notre civilisation et de la vérité ; il faut s’en servir comme bouclier et comme épée. Nos ancêtres nous ont donné des fondations solides : équipons-nous et défendons-les. Parlez toujours, n’ayez pas peur : l’avenir nous appartient !
Propos recueillis par Matisse Royer
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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