Le tribunal correctionnel de Saint-Malo a condamné, lundi 9 mars, l’homme présenté comme le chef d’un réseau de trafic de stupéfiants démantelé à Dinan, dans le quartier de la Bretonnière, à trois ans de prison ferme avec maintien en détention. Âgé de 29 ans et dénommé Llyod Rubo, il lui est également interdit de paraître à Dinan pendant cinq ans et d’entrer en contact avec ses co-auteurs.
L’affaire remonte au 13 janvier dernier, lorsque 95 gendarmes ont été mobilisés dans la cité de la Bretonnière, après plusieurs mois d’enquête. Selon le procureur, cité par Ouest-France, des individus venus de Rennes et de Fougères s’étaient implantés à Dinan en y important des méthodes extrêmement violentes, au point d’écarter les délinquants locaux. Le Télégramme évoque de son côté « des profils guyanais étrangers au secteur ».
Un réseau structuré installé dans la cité
L’enquête a mis au jour un trafic organisé autour du point de deal de la Bretonnière. Les gendarmes ont identifié « un réseau structuré et hiérarchisé », géré par un homme de 29 ans, « aux commandes d’une équipe d’une dizaine de mineurs et jeunes majeurs ». Les trafiquants s’étaient accaparé une aire de jeux pour enfants et utilisaient plusieurs appartements du quartier pour stocker la drogue, s’y reposer ou y dormir, parfois sans l’accord des habitants.
Les perquisitions ont permis la saisie de 42 grammes d’héroïne, 24 grammes de cocaïne, 264 grammes de résine de cannabis, 970 euros en espèces, ainsi qu’une carabine, un pistolet de défense, des munitions, cinq téléphones portables et un véhicule. Une quinzaine de clients ont également été identifiés au cours des investigations.
Un prévenu qui nie, un tribunal qui suit l’accusation
À l’audience du 9 mars, le prévenu a contesté avoir tenu le rôle de meneur. Il a reconnu consommer du cannabis et en avoir vendu à quelques personnes pour rembourser une dette, tout en niant avoir dirigé le groupe. Plusieurs consommateurs, ainsi que les autres mis en cause, l’ont toutefois désigné comme le meneur. Les enquêteurs disposaient aussi de surveillances, de photographies prises sur le point de deal et d’éléments retrouvés dans son téléphone.
La défense a tenté de relativiser la solidité du dossier, en dénonçant un dossier largement déclaratif et un biais d’interprétation dès le début de l’enquête. Le tribunal a néanmoins suivi les réquisitions du ministère public. Déjà condamné pour trafic de stupéfiants en 2016, l’homme a été condamné à trois ans de prison ferme.
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