En quelques jours, deux affaires distinctes ont de nouveau visé des édifices liés au culte chrétien, l’une en région parisienne, l’autre en Belgique. À Pierrefitte-sur-Seine, plusieurs objets liturgiques ont été dérobés dans une église. À Anderlecht, un homme a été filmé en train d’arracher du zinc sur le toit d’un ancien édifice religieux. Deux épisodes différents, mais qui rappellent la fragilité de ce patrimoine.
Le samedi 14 mars, l’église Sainte-Thérèse de Joncherolles, à Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), a été cambriolée. Selon Le Figaro, une religieuse s’est rendue au commissariat pour signaler la disparition de plusieurs objets sacrés. D’après le procureur de la République de Bobigny, Éric Mathais, le ou les auteurs se seraient introduits dans l’édifice « en forçant la porte de la sacristie entre 14h et 17h ».
À Pierrefitte, des objets liturgiques volés
À l’intérieur de l’église, les malfaiteurs se sont emparés d’une enceinte acoustique puis de plusieurs objets liturgiques. Le parquet de Bobigny mentionne notamment le vol d’un calice, de trois patènes et d’un ostensoir. Le tabernacle, où sont habituellement conservées les hosties, aurait également été dégradé.
Une plainte a été déposée et une enquête a été ouverte pour vol avec effraction et dégradations. Le service d’accueil et d’investigation de proximité d’Épinay-sur-Seine a été saisi. Ce cambriolage intervient une semaine après un autre vol par effraction dans l’église Saint-Vincent-de-Paul, à Paris, où un médaillon du XVIIe siècle contenant une relique de saint Vincent de Paul avait été dérobé.
À Anderlecht, un toit d’église dépouillé en plein jour
À Anderlecht, en Belgique, des images relayées sur les réseaux sociaux ont montré un homme encapuchonné marchant sur la corniche de l’église Saint-François-Xavier avant d’en arracher un pan de zinc. Le média belge DHnet précise que cette scène s’est déroulée en pleine journée, suscitant l’indignation des riverains. La même source rappelle aussi que la ferraille de zinc s’échange entre 1,6 et 1,9 euro le kilo.
Le bourgmestre d’Anderlecht, Fabrice Cumps, a indiqué que cet édifice néogothique construit en 1915, désacralisé en 2015, est aujourd’hui dans l’attente d’un projet de reconversion mis sur pause faute de moyens suffisants. Il avertit aussi que l’état du bâtiment est préoccupant : « la possibilité de chute de pierres est réelle ». Entre vols d’objets sacrés et dépouillement de matériaux, ces deux affaires rappellent combien les lieux chrétiens restent exposés aux dégradations et aux atteintes.
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