Retour sur les attentats terroristes qui ont ensanglanté la France ces dernières années.

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12/12/2015 – 10H30 France (Breizh-info.com) – Les deux tours des élections régionales ont rapidement fait oublier – dans les journaux, dans les médias et dans les discours des politiques – que des attentats islamistes avaient eu lieu, en France, le 13 novembre 2015. Hormis la batterie de mesures sécuritaires et liberticides visant toute la population française ( Etat d’Urgence, interdictions de manifester, assignations à résidence de militants politiques, plan Vigipirate, fouilles dans les bureaux de vote , surveillance informatique accrue …), rien n’a pour le moment été engagé –  tous les services de renseignements le confirment – pour combattre le mal à la racine. A l’International, la France a annoncé avoir frappé l’Etat Islamique en Syrie. Ces frappes  semblent toutefois plus timides que la guerre menée par les russes aux islamistes. Ses relations privilégiées avec le Qatar, l’Arabie Saoudite ou la Turquie la positionnent de facto aux côtés d’Etats suspects de complicité avec le terrorisme

Pour prendre conscience de ce qui s’est produit ces dernières années sur le sol français ou à côté, petit récapitulatif de l’épopée macabre de l’Islam radical en France depuis 2012 : 

  • Mars 2012. Mohammed Merah, tue 7 personnes ( trois militaires et quatre civils juifs dont des enfants) à Toulouse et Montauban. Il est abattu par le RAID quelques jours après, non sans une résistance acharnée et sans avoir clairement fait vaciller l’ordre en France à lui tout seul. Il avait la double nationalité franco-algérienne, ses parents étant immigrés de fraiche date.
  • Mai 2014 : Mehdi Nemmouche , possédant la double nationalité franco-algérienne, tue 4 personnes dans le Musée juif de Bruxelles. Il est arrêté par la suite.
  • Décembre 2014 : Bertrand Nzohabonayo, français d’origine africaine, pénètre dans le commissariat de Joué les Tours. Il crie Allah Wakbar  en poignardant trois policiers, dont deux seront gravement blessés. L’homme est abattu par la police.
  • 7 janvier 2015 : Chérif et Saïd Kouachi, enfants d’immigrés de nationalité algérienne, assassinent 12 personnes dans les locaux de Charlie Hebdo. Ils seront abattus le lendemain lors d’une mission du RAID
  • 8 janvier 2015 : Amedy Coulibaly, français, enfant d’immigrés en provenance du Mali,  assassine un policier puis 5 personnes le lendemain dans un Hyper Casher Parisien.
  • 19 avril 2015 : Sid Ahmed Ghlam, algérien islamiste radical de 24 ans, assassine Aurélie Chatelain pour lui voler sa voiture et se fait arrêter avant de commettre un attentat contre des églises
  • 26 juin 2015 : Yassin Salhi, français de père algérien et de mère marocaine, décapite son patron puis fait sauter des bonbonnes de gaz, dans une usine industrielle classée Seveso, à Saint-Quentin Fallavier.
  • 21 août 2015 : Ayoub El Khazzani, un marocain, sort un fusil d’assaut dans le Thalys reliant Amsterdam à Paris. Il est neutralisé de justesse par trois militaires américains.
  • 13 novembre 2015 : Hadfi Bilal, Brahim Abdselsam, Omar Mostefai, Samy Amimour, Foued Aggad, tous des jeunes français d’origine maghrébine, Abdelhamid Abaaoud, belgo-marocain,  et deux individus non identifiés (selon l’hypothèse la plus probable, des syriens rentrés en tant que réfugié en France) assassinent 130 personnes et en blessent plus de 400 à Paris , et notamment au Bataclan et au Stade de France. Une quinzaine de complices liés à l’affaire sont identifiés, français ou belges d’origine maghrébine (liste disponible ici).

En quelques années, la « Génération Merah », comme titre le journaliste Jean-Paul Ney dans son livre choc , a donc infligé à la France 170 pertes civiles et des centaines d’autres blessés et traumatisés graves. Le point commun de tous ces terroristes : la religion musulmane, leur origine majoritairement nord-africaine et le fait que leurs familles soient arrivées en Europe de fraiche date. Une liste des attentats islamistes commis dans le monde entier est disponible ici. Elle fait froid dans le dos.

Au nom du #pasdamalgames, les mesures sécuritaires mises en place visent pourtant l’ensemble de la population française, y compris les autochtones majoritairement non musulmans. Au nom de ce principe « républicain », il s’agit donc d’augmenter considérablement la masse des populations contrôlées. Les policiers – dont les moyens  sont limités – se retrouvent avec une population nettement plus importante à surveiller au nom de l’antiracisme, ce qui constitue naturellement une faille dans la sécurité intérieure.

A ce rythme là, l’année 2016 pourrait réserver de nouvelles horreurs en France.

Photos : DR
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