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27/02/2016 – 07h45 Le Caire (Breizh-info.com) – Fatima Naout, écrivain et journaliste égyptienne, a écopé le 26 janvier dernier de trois ans de prison et d’une amende pour avoir écrit ‘Joyeux massacre’ sur son compte Facebook le jour de l’Aïd al-Adha (Aïd el Kebir), la fête musulmane du sacrifice. Sur Internet, des internautes emmenés par l’association Vigilance Halal se mobilisent pour soutenir celle qui n’a jamais caché ses positions anti-islamistes. La pétition a recueilli plusieurs milliers de signatures jusqu’ici.
En 2014, pendant le jour sacré pour les musulmans, la journaliste avait posté un message en arabe sur facebook : « Massacre annuel qui se reproduit à cause du cauchemar d’un des (prophètes) au sujet de son fils. Bien que le cauchemar soit passé pour (le prophète) et son fils, des animaux impuissants payent chaque année de leur vie le prix de ce cauchemar sacré », », message dont elle avait par la suite retiré la deuxième partie une fois la polémique lancée.
Un tribunal correctionnel du Caire l’a condamnée mardi 26 janvier 2016 à trois ans d’emprisonnement et 2 000 livres égyptiennes (235 €) d’amende. Motif : mépris de l’islam et sarcasme vis-à-vis du rite islamique de l’adhiya (sacrifice du mouton de la fête de l’Aïd el Kebir). Son avocat a indiqué qu’elle ferait appel de cette décision et qu’elle ne serait pas emprisonnée immédiatement. Cette condamnation à des années de prison ferme pour un simple message sur Facebook n’a suscité jusqu’à présent aucune réaction en France, notamment chez les féministes ou les femen ; seuls quelques journalistes se sont émus du sort de Fatima Naout.
En Egypte, la charia, la loi islamique, est en effet en vigueur et inscrite dans la Constitution et cela malgré l’instauration d’un régime militaire dirigé par Al Sissi. L’éradication des frères musulmans, qui appelaient il y a encore peu à la révolte contre le pouvoir en place, n’a donc visiblement rien changé à la stricte application de la loi islamique.
A l’occasion de l’Aïd al-Adha, les fidèles musulmans sont invités à sacrifier un animal en mémoire d’Abraham. Une pratique que beaucoup jugent barbare, les animaux étant saignés sans étourdissement préalable, comme le veut la tradition musulmane. En France, l’association Vigilance Halal dénonce par ailleurs fréquemment les risques sanitaires liés à cette forme d’abattage. Aux Pays-Bas, récemment, les autorités ont décidé de durcir la législation concernant l’abattage halal et casher, tandis qu’au Danemark, il est purement et simplement interdit.
Crédit photo : DR
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Une réponse à “Egypte. Fatima Naout, emprisonnée pour « mépris de l’Islam » : une pétition de soutien lancée”
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