Radars, sécurité routière, vitesse : les candidats face aux questions des automobilistes

Ligue-de-Défense-des-Conducteurs-logo

21/04/2017 – 08h15 Paris (Breizh-Info.com) – Sur les grands enjeux de sécurité routière, la Ligue de Défense des Conducteurs a envoyé neuf questions identiques à l’ensemble des candidats sur la privatisation des radars embarqués, l’abaissement des vitesses, l’entretien des routes, la vidéo-verbalisation à distance ou encore la guerre déclarée depuis quelques mois au diesel. Voici leurs réponses, sachant que seuls 5 d’entre eux (sur onze) ont répondu : Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen, Philippe Poutou, Benoît Hamon et Nathalie Artaud.

Les autres n’ont sans doute pas jugé utile de devoir répondre à l’association, qui leur avait adressé neuf questions (voir ici)

 L’État doit construire une politique juste et efficace qui se fasse avec les conducteurs et non plus contre eux » réclame Pierre-Olivier Cavey, directeur des études et des campagnes de l’association.

Si les cinq candidats qui ont répondu font tous le même constat concernant le manque criant de budget consacré à l’entretien des routes et l’indispensable investissement dans les infrastructures, leurs divergences sont nombreuses.

Alors que concernant les radars, Benoît Hamon estime que « leur efficacité a été prouvée à maintes reprises », Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen se prononcent eux, contre la privatisation des radars embarqués et la politique du tout répressif.

Marine Le Pen explique par ailleurs que « le lien entre limitations de vitesse et nombre d’accidents sur une route n’est pas forcément évident. Chez nos voisins allemands, il n’y a même sur certains tronçons aucune limitation de vitesse et le nombre d’accidents y est pourtant moins important. Il n’est pas question bien sûr de supprimer toutes les limitations de vitesse mais je pense que le projet d’abaissement de la vitesse à 80km/h sur les routes nationales et départementales doit être arrêté et la vitesse doit rester limitée à 90 km/h. Il convient également de mener une réflexion sur les zones de vitesse qui changent souvent en France : zones à 30, à 50, 70, 80, à 90… Ces changements sont sources de confusion et donc d’accidents pour les conducteurs. »

Pour Nicolas Dupont-Aignan, « la politique du tout-répressif doit être abandonnée », et pour Marine Le Pen, « il faut poser un moratoire sur l’installation de tout nouveau radar ». Les deux candidats qui se positionnent contre la baisse des limitations de vitesse, s’opposent également à l’instauration de boîtes noires dans les véhicules.

À l’inverse, Benoît Hamon estime que les boîtes noires permettraient de réduire le nombre d’accidents et de morts. Philippe Poutou considère de son côté que tous les équipements doivent être obligatoirement intégrés aux véhicules.

En outre, Benoît Hamon précise dans sa vision de la politique de sécurité routière qu’ « il faut mieux prendre en considération l’état du réseau routier dans les […] statistiques nationales qui ne prennent pas en compte aujourd’hui ces données liant accident et infrastructure ».

Par ailleurs, si le candidat du Parti Socialiste veut sortir du diesel à l’horizon 2025, Nathalie Arthaud souhaite elle, ne pas pénaliser les ménages modestes sous couvert d’environnement : « je me refuse à appuyer ces mesures qui, au nom de l’écologie, frappent les plus modestes au portefeuille ». La candidate souhaite également renforcer la prévention des usagers de la route en mettant « tout en œuvre pour éduquer et sensibiliser les conducteurs ».

Philippe Poutou, poursuit le même objectif sur la prévention : « concernant la prévention routière, nous pensons que cette dernière n’est pas assez développée et qu’elle devrait être une priorité dès le plus jeune âge ». Il précise également : « […] L’apprentissage de la conduite et du passage du permis devrait être pris en charge pendant la scolarité, par l’Education Nationale ou par un service public ».

Les réponses dans leur intégralité peuvent être consultées ici

Crédit Photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2017 Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine