23/11/2013 – 09H00 Clisson (Breizh-info.com) – Installée dans une ancienne longère viticole au milieu des vignes entre Château-Thébaud et Vertou, un peu à l’écart de la route, l’Auberge La Gaillotière offre un cadre paisible et dégagé. Du bâtiment d’origine demeurent des poutres grossièrement équarries, qui dégagent une belle hauteur. Le décor rustique, clair et sans surprise, est réchauffé par un grand poêle à bois et égayé par une collection de cuivres. Le service est à son image : accueillant et sans chichis. L’Auberge est animée par une équipe manifestement passionnée par son métier, soucieuse de mettre à l’aise le visiteur.

lagaillotiere2La cuisine de Benoît Debailly privilégie le produit local, frais, mis en valeur par des recettes sobres et respectueuses des traditions. La carte est courte. Elle se compose essentiellement du « menu de l’Auberge », qui change toutes les deux semaines : deux ou trois entrées, un poisson, deux viandes, trois desserts. En entrée, ce soir-là, l’un des choix était une roulade de saumon fumé maison, riz et légumes croquants. On lui a préféré la terrine de foie gras de canard maison, un produit superbe, parfaitement préparé et mi-cuit à la seconde exacte, dépourvu de toute fioriture inutile (à vrai dire, il était quand même accompagné d’un chutney de tomates vertes, mais on sentait que c’était juste un geste aimable à l’intention de ceux qui s’attachent aux apparences).

Le poisson « suivant l’arrivage » était ce soir-là un filet de plie – un produit un peu ingrat à la base, racheté par une cuisson parfaite et présenté sur un lit de potimarron et de petits légumes goûteux. Du côté des viandes, outre un classique faux-filet aux échalotes, un curry de poulet à la noix de coco et ananas inspirait un peu de méfiance a priori : on a trop vu de plats médiocres camouflés derrière des saveurs exotiques. Rien de tel ici. Servi en cocotte de fonte, le curry était accompagné de magnifiques légumes de saison qui étaient les véritables héros du plat, davantage que le poulet, qui manquait un peu de moelleux.

Au dessert, une impeccable verrine de mousse à la poire avec crumble et sorbet, préférée au biscuit à la pistache avec sorbets agrumes et à la profiterole maison, complétait le menu « Petite faim » (entrée, poisson ou viande, dessert) à 19 euros : un rapport qualité/prix difficile à battre.

Côté vins, surprise ! La carte ne propose que des vins du Val de Loire. Les rouges y font un peu parents pauvres. On y trouve en revanche une page entière de muscadets d’appellation communale (agréés ou en cours d’agrément). À 6 euros le verre (prix unique) et à 6 points le contrôle d’alcoolémie positif, il vaut mieux consommer avec modération, mais cette mini-œnothèque locale mérite qu’on y revienne.

Auberge La Gaillotière, 44690 Château-Thébaud, tél. 02 28 21 31 16. Fermé le mardi soir et le mercredi.