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18/12/2013 – 09h00 Moscou – (Breizh-info.com) – Poutine a décidé de passer le coup de balai, lassé par le désordre relatif qui régnait jusqu’alors dans les rédactions des médias russes d’Etat qui émettent vers l’étranger. Un décret du 9 décembre 2013 a décidé de la dissolution de la Voix de la Russie – une radio émettant vers les pays essentiellement européens – et de l’agence de presse RIA Novosti, sorte d’AFP russe. A la place, une nouvelle structure multimédia, une agence de presse nomme Russie aujourd’hui, a été créée et le journaliste conservateur Dimitri Kiselyov, présentateur rodé aux JT, en a pris la tête. Il ne faudra pas la confondre avec la chaîne Russia Today, qui émet 24h/24 en anglais, arabe, russe et espagnol.
RIA Novosti existait depuis 1941 ; la voix de la Russie émet en allemand et en français depuis 1929, en anglais depuis 1930. Les deux médias sont depuis des décennies les principaux outils de communication de la Russie à destination des pays étrangers, notamment occidentaux. Les journalistes pro-occidentaux en Russie et les principaux médias occidentaux craignent que cette réorganisation mette en péril la liberté de la presse et d’expression en Russie. Le pouvoir de Poutine et Dimitri Kiselyov expliquent ce chamboulement par une volonté « d’expliquer au monde que la Russie conduit une politique indépendante et défend fermement ses intérêts nationaux », comme l’a expliqué Sergueï Ivanov, chef de cabinet de l’administration présidentielle au Kremlin.
Concrètement, la réorganisation ne devrait pas s’accompagner de licenciements massifs de journalistes. Les structures préexistantes (RIA Novosti et la Voix de la Russie) devraient exister jusqu’au 8 mars ; elles seront alors relayées par la nouvelle agence de presse Russie aujourd’hui où seront intégrés la plupart des collaborateurs des deux médias. La ligne devrait être plus conservatrice, bref, plus proche de celle d’une restauration politique et morale de la Russie que Poutine met en oeuvre depuis son arrivée au pouvoir fin 1999.
Photo : DR
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