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Réalisé en 1922, Nanouk l’esquimau reste, aujourd’hui encore, le film ethnographique le plus célèbre.
Une famille Inuit dans la baie d’Hudson, au Canada. L’esquimau Nanouk (Allariallak) est entouré de son épouse Nyla et de leurs enfants. L’été, ils voyagent sur le fleuve pour pêcher le saumon et le morse. L’hiver, ils tentent d’éviter la famine. La nuit, ils construisent l’igloo et se glissent dans des vêtements de fourrure pour dormir. On découvre les méthodes de navigation, de pêche du saumon, de chasse au phoque et au morse, de fabrication d’un igloo… Leur existence est une lutte pour la survie…
Nanouk l’Esquimau (Nanook of the North) est un film franco-américain réalisé en 1922 par le cinéaste Robert Flaherty, d’origine irlandaise. En langue esquimau, Nanouk signifie « ours » et Nyla « celle qui sourit ».
A douze ans Flaherty accompagnait son père pour une année de prospection au côté d’un peuple indien. Immergé dans cette culture ancestrale, il apprend à tirer à l’arc et à chasser. Puis il s’intéresse aux Esquimaux. Il s’immerge dans cette culture pour la livrer au spectateur. Pour cela, il élimine certains éléments trop modernes (armes à feux…) et reconstitue des pratiques abandonnées. Il vit et tourne en totale autarcie, transformant un igloo en studio.
Flaherty est certain « qu’on peut découvrir une grâce, une dignité, une culture, un raffinement que nous ignorons chez des peuples placés par les circonstances hors des conditions habituelles ». Il montre comment Nanouk, véritable esquimau jovial et attachant, survit dans un environnement naturel hostile.
Ce chef d’œuvre du cinéma muet vient d’être réédité en DVD, aux éditions Filmedia.
Sortie le 4 mars 2014, 26 euros.

Une réponse à “Nanouk l’esquimau, chef d’œuvre du cinéma ethnographique.”
Le peuple inuit est un peuple remarquable qui a su s’adapter à un environnement particulièrement hostile… Et en même temps c’est un peuple d’artistes, très connu pour ses sculptures en particulier…