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16/06/2014 – 07H00 Rennes (Breiz-info.com) – Jeudi dernier, une dizaine de militants identitaires se sont rendus dans le métro à Rennes afin d’y mener une nouvelle action de « sécurisation » du métro.
Ces actions se développement dans toute la France à l’initiative du groupe « Génération Identitaire », une association qui entend notamment défendre l’identité et la sécurité des Français.
Le mois dernier, c’était à Nantes qu’une opération de sensibilisation de ce genre (que nous avions suivi) avait été menée, recevant un très bon accueil de la part d’une population qui se sent de moins en moins en sécurité dans les transports en commun.
Une insécurité face à laquelle les pouvoirs publics et les sociétés qui gèrent les transports en commun semblent avoir beaucoup de mal à faire face, plus de mal en tout cas que pour condamner ces actions de sensibilisation pacifiques, qui n’ont donné lieu jusqu’à présent à aucun incident, ni à aucune provocation.

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Pour faire le point sur ces opérations, nous avons interrogé Wilfried, un des responsables des opérations en Bretagne.

Breizh-info.com : Pouvez-vous vous présenter ainsi que votre parcours politique.
Wilfried : Je m’appelle Wilfried Cordié ,  j’ai 41 ans, je suis artisan. Je milite depuis 2010 au bloc identitaire après un bref passage par l’UMP, ayant saisi que les partis politiques aux affaires depuis 40 ans se relayent sans entraver nullement le déclin de notre pays, voire même l’accélèrent à tout niveau comme c’est le cas aujourd’hui.

Breizh-info.com :  Vous avez mené des actions dans les métros rennais et le tramway nantais pour les « sécuriser ». Est on vraiment en insécurité dans ces villes ?
Wilfried : 
Si l’on considère que mordre un contrôleur, tabasser des usagers, caillasser des tramways, voler des téléphones avec violence, entre autres gestes de divers gravité pouvant aller jusqu’au viol, ne sont que de petites « incivilités », alors non effectivement, il n’y a aucun problème, juste un « sentiment d’insécurité » comme disent la plupart de vos confrères nationaux.
 Ces choses arrivent régulièrement à nos concitoyens, de plus en plus fréquemment, de plus en plus violemment, et ce qui n’étaient autrefois que le lot de très grandes villes comme Paris ou Marseille,  se répand à l’ensemble du pays désormais.
L’après midi de l’action Nantaise, un chauffeur excédé fut mis en garde à vue pour avoir donné un coup de poing à un voyou, le lendemain le tramway fut attaqué à jet de pierre, comme très régulièrement, à hauteur de la place des lauriers dans le quartier de Bellevue.
Des bandes de racailles, groupes souvent distincts ethniquement et faisant référence dans leurs codes et leur comportement aux gangs américains mettent la pression, lorsqu’ils sont assez nombreux, sur les usagers isolés et vulnérables comme sur les agents chargés de faire respecter un ordre minimal dans les transports en commun.

Breizh-info.com : Quel a été l’accueil rencontré ? Certaines mauvaises langues parlent uniquement d’un « coup de communication » dans plusieurs villes de France. Qu’en est t-il ?
Wilfried :  
L’accueil fut très favorable pour les gens qui nous ont demandé, même s’il ne connaissaient pas nos mouvements, génération identitaire, branche jeunesse du bloc identitaire. « Vous faites ça pour la sécurité ? C’est très bien »
Quelque individus correspondant à la description « racailles » ont évité de monter dans le tramway, d’autres, même éméchés, se sont tenus tranquilles.
Les agents des transports nantais prévenus par la police et chargés de nous accompagner ont dit « off » avoir parcouru la ligne 1 la plus sereine de leur carrière.
 Bien évidemment il s’agit d’un « coup de communication » . Nous voulons par ces actions montrer qu’il n’y a pas de fatalité à l’ensauvagement de notre pays. Nous voulons montrer qu’un groupe de citoyenS effectivement sans autre légitimité que le droit français, peut s’opposer à la dérive de notre société.  Évidemment nous travaillons, nous sommes étudiants, parents pour certains et n’avons pas vocation à passer notre temps à faire régner l’ordre dans nos villes. Mais nous montrons que là où l’on nous dit que la police ne peut aller, si un groupe de citoyens le fait, c’est donc qu’il y a un problème de volonté des pouvoirs publics, allant jusqu’à la remise en cause de leur légitimité à partir du moment où ils échouent à assurer la sécurité de chacun.

Breizh-info.com : Allez vous continuer ces actions fréquemment ? Qu’attendez vous des pouvoirs publics ?
Wilfried :
 Nous rebondirons sur l’actualité comme ce fut fait à Lille où une jeune fille fut agressée sexuellement sans que personne ne s’y oppose.
Les pouvoirs publics doivent cesser, comme les syndicats de traminots ayant critiqué notre action de se tromper de cible. La présence policière et le suivi des actions en justice, l’accomplissement de peines proportionnelles aux gestes commis sont les seules réponses à opposer aux comportements insupportables. Hélas, la culture de l’excuse ainsi que la réduction des dépenses se cumulent pour toujours plus de laxisme envers les racailles et les voyous plus chevronnés.
  Notre société est devenue multi-ethnique et multi-culturelle et les pouvoirs publique doivent en tirer les conséquences. 100000 peines de prison ne sont pas effectuées chaque année faute de place, les « petites peines » de moins de deux ans qui correspondent aux comportements violents et aux larcins ne sont majoritairement plus effectuées depuis la réforme de madame Dati sous le précédent gouvernement. Nous allons passer à 5 ans grâce madame Taubira, ce qui correspond à vivre parmi des criminels avérés.

Breizh-info.com : N’est ce pas à l’Etat d’assurer la sécurité des citoyens ? Certains taxent ces opérations de « milices » ?
Wilfried : 
Évidemment c’est à l’Etat d’assurer la sécurité de tous, c’est même la base de sa légitimité, de celle de l’impôt. C’est aussi à l’état d’assumer la situation qu’il a lui-même créé. Les représentants politiques des partis de gouvernement nous chantent le « vivre ensemble », celui-ci se dégrade à mesure de la submersion démographique, et du déracinement de populations entassées dans nos villes, ils doivent reconnaître leur échec et en tirer toutes les conséquences.
Pour nous les bandes de racailles comme elles aiment à se nommer elle-même sont les véritables milices de ce pays. L’appellation pour nos gilets jaunes n’étant qu’une tentative de disqualification de nos opposants politiques. S’ils préfèrent les racailles, les voleurs et les violeurs, je ne pense pas que ce soit le choix de nos concitoyens.

Breizh-info.com : Vous faites partie de la mouvance Identitaire. Que représente t’elle en Bretagne ?
Wilfried : 
La région possède une forte identité, mais la politique de l’Etat français et du « sur-Etat » qu’est l’union européenne ne va pas dans le sens de son respect. Au contraire, la découpe administrative, les décisions folles de taxation, la poursuite de l’immigration de masse et son transfert dans nos régions jusqu’ici épargnées seront des défis à relever pour nos militants et sympathisants. Ces questions, nos réflexions sans tabous, libérées du politiquement correct et l’absence de réponse apportées par les élections mèneront toujours plus de gens vers nos mouvements.

Breizh-info.com :  N’avez vous pas peur d’une confrontation avec l’extrême gauche, qui n’hésite pas à se mobiliser en Bretagne dès lors que ce type d’action est menée ?
Wilfried :
 Ces mouvements se mobilisent et affichent effectivement des comportements destructeurs et violents, avec, comme à Nantes lors des manifestations contre l’aéroport de notre Dame des landes, une certaine bienveillance des pouvoirs publics à leur égard. S’ils font le choix de défendre la racaille, ne se discréditent-ils pas un peu plus ? Ils sont ce qu’il prétendent combattre : des milices fascisantes, aucun intérêt autre à y porter que la plus grande fermeté.

Crédit photo : DR
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