Départementales 2015. Jean-Louis Tourenne (PS) se veut optimiste

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08/12/2014 – 19h00 Rennes (Breizh-info.com) – La droite croit qu’à l’occasion des élections départementales de mars 2015, elle pourra récupérer le conseil général d’Ille et Vilaine. Possible.  Mais Jean-Louis Tourenne (PS) actuel président de cette assemblée, n’est pas de cet avis : « la gauche ne se porte certes pas très bien, mais la droite ne se porte pas mieux» estime-t-il. « Nous n’avons pas d’accord avec les Verts pour le moment mais il n’est pas exclu que nous en trouvions dans certains cantons d’ici l’échéance. Et nous saurons nous rassembler au second tour» (Ouest France, 29-30 novembre 2014).

«Nous n’aurons aucun problème sur les cantons de Rennes Métropole qui nous sont acquis , ni sur ceux de Mordelles, Melesse, Redon ou Janzé» poursuit-il. Effectivement, les secteurs les plus urbanisés constituent pour le PS un bastion solide car c’est là que se concentre l’essentiel de l’électorat «de gauche» (classes moyennes et classe supérieure).

Pourtant, il y a un élément important que M. Tourenne semble perdre de vue : les 12,5% des inscrits indispensables pour accéder au second tour. C’est-à-dire qu’avec une abstention se situant à 50%, il sera nécessaire d’obtenir 25% des exprimés pour se qualifier.

Or une projection effectuée à partir des résultats des élections européennes (25 mai 2014) montre que le PS semble incapable de faire cavalier seul. En effet, il avait obtenu à cette occasion 16,63% des exprimés en moyenne départementale. Avec une abstention qui atteignait 55,25% du corps électoral. Le même dimanche, les écologistes obtenaient 12,62%, le Front de gauche 4,33%, Nouvelle Donne 4,10% et l’UDB 1,75%. Soit un total de 39,43% des exprimés pour les différentes familles de gauche.

Une union apparait donc indispensable dès le premier tour. Un bon accord électoral arrangerait les affaires des uns et des autres puisqu’il permettrait non seulement d’être présent au second tour, mais encore d’obtenir des élus. Actuellement, la gauche «majorité départementale» (c’est à dire PS+PRG+ divers gauche) possède 35 sièges sur 53. A coup sûr, les cantons urbains – déjà acquis selon Jean-Louis Tourenne – ne suffiront pas pour conserver la majorité.
Socialistes et écologistes – au minimum – devront s’entendre. Sinon, «adieu veau, vache, cochon …»

Le même problème se pose d’ailleurs pour les droites (UMP, UDI, DLF). Sans accord dès le premier tour, elles sont incapables d’accéder au second tour. En effet, aux européennes du 25 mai, en Ille-et-Vilaine, l’UMP avait obtenu 17,44% des exprimés, l’UDI 14,56% et DLF 3,22%. Là également, sans union, pas de second tour.

Quant au FN, il sera purement et simplement éliminé au soir du premier tour, sauf miracle dans un canton…la liste frontiste n’avait en effet récolté que 15,97% des suffrages exprimés aux européennes, loin des 25% nécessaire pour concourir le deuxième dimanche.

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2014, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

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2 Commentaires

  1. Si je comprends bien, aucun parti ne pourra présenter de candidats au second tour, seuil des 25% de votants oblige.
    En fait, ce seuil des 25% qui a servi de prétexte pour ne pas valider le OUI à presque 58% pour la collectivité unique alsacienne, n’est pas applicable dans le cas des départementales (entre autres), puisque de toute façon, 25% ou pas, seules les 2 listes arrivées en tête pourront prétendre au 2è tour.
    En conclusion, ce sera comme d’habitude, les candidats UMP, PS ou UDI voire une exception FN, seront élus.
    A titre d’exemple caricatural d’une élection d’un député avec 86,5% d’abstention, on peut citer Frédéric Lefebvre UMP candidat des français de l’étranger.

    • Votre article est intéressant, mais il fait l’impasse sur deux données essentielles qui caractérisent la qualification pour le second tour :
      1) Lors des dernières élections européennes, 25 partis ont présenté des candidats dans la circonscription ouest. Lors des élections départementales, rares seront les cantons ayant plus de 4 candidats. La barre des 25% des voix sera donc arithmétiquement franchie dans l’immense majorité des cas par au moins 2 candidats.
      2) Pour être candidat au second tour, un candidats doit soit avoir 25% des voix et 12,5% des inscrits (ce que vous décrivez), soit être le 2ème, et que le 1er n’ait pas obtenu 50% des voix.
      Les seconds tours second donc nombreux. En revanche, les chances qu’ils se présentent sous la forme d’une triangulaire sont très faibles en raison d’une forte abstention prévisible.

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