03/05/2015 – 08H30 Bretagne (Breizh-info.com) – D’ici à la fin du mois d’avril, le spectacle sera de taille dans les vergers bretons. Les pommiers à cidre devraient voir leurs premiers boutons éclore aux alentours du 20 au 25 avril, pour les variétés précoces et entre le 10 et le 15 mai, pour les variétés plus tardives. Une phase primordiale dont dépendent les futures récoltes. « La floraison a visiblement du retard cette année mais la météo évolue très vite et si la chaleur persiste, tout devrait s’accélérer », explique Dominique BICHE, Conseiller arboricole à la Chambre d’Agriculture des Côtes d’Armor.

La récolte 2014 en chiffres : 51 815 tonnes de pommes à cidre produites en IGP Bretagne, 158 356 tonnes de pommes à cidre produites en France (Source SNTC , Chiffres issus de cidreries participantes ).

Quoi qu’il en soit, l’année 2015 devrait être une année positive en terme de tonnage de pommes à cidre. En effet, le phénomène de « l’alternance » veut qu’une année faible en quantités récoltées, comme ce fut le cas en 2014, soit suivie d’une année beaucoup plus fructueuse.

« Fleur n’est pas fruit »

« Fleur n’est pas fruit », comme le dit le prudent dicton. Avant qu’une fleur ne devienne une pomme à cidre, il faut que plusieurs facteurs soient réunis : une pollinisation réussie, des conditions météorologiques optimales et la capacité de l’arbre à nourrir ses fruits. Une fleur ne deviendra donc pas nécessairement une belle pomme juteuse. Les producteurs laissent en général faire la nature mais s’appuient également sur des techniques naturelles pour donner un coup de pouce à leurs arbres fruitiers.

Les abeilles au secours des vergers

Certains agriculteurs font appel à des apiculteurs de la région pour mettre toutes les chances de leur côté. En effet, les abeilles constituent le maillon essentiel à une pollinisation des fleurs et donc à la formation d’un fruit. Chez Gilles Barbé, Président de l’Association Cidricole Bretonne et cidrier au P’tit Fausset, les ruches ont toujours fait partie du décor. « Mon grand-père était apiculteur et nous avons toujours eu des abeilles dans nos vergers », raconte t-il. Mais d’autres producteurs leur préféreront leurs cousins bourdons, réputés moins frileux.

Verdict en octobre, au moment des récoltes.

Les chenilles et pucerons : des dangers pour les pommiers

Une grande première : le CIDREC (regroupement des producteurs de cidre des Côtes d’Armor) a mis en place, cette année, une opération inédite pour permettre de lutter de manière naturelle contre les nuisibles des vergers. Une quinzaine de producteurs des Côtes d’Armor, du Morbihan et de l’Ille-et-Vilaine ont décidé d’y participer en achetant 300 nichoirs pour mésanges bleues et charbonnières. Le but étant que ces nichoirs soient colonisés par ces oiseaux très friands de chenilles et pucerons qui peuvent faire des ravages dans les vergers.

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