Paris. Des Bretons participeront ce samedi à une marche pour l’abolition des abattoirs.

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13/06/2015 – 06H00 Paris (Breizh-info.com) –Ce Samedi 13 juin, dans plusieurs pays du monde, des milliers de personnes revendiqueront dans la rue « l’abolition de l’élevage, de la pêche et de l’abattage des animaux pour la consommation.».
À Paris, cette quatrième édition de la Marche pour la fermeture des abattoirs partira de la place de la République à 14h. Une cinquantaine de bretons s’y rendront avec un bus affrété par l’association L214.

 « C’est un événement très important, nous serons des milliers à Paris, animés par la même envie de mettre fin à l’exploitation des animaux. En Bretagne, nous sommes actifs toute l’année : cette manifestation est une occasion de mutualiser nos forces. On nous entendra jusqu’à Rennes ! » clame Berenice, coordinatrice pour la Bretagne.

« Il est plus que temps de prendre réellement au sérieux la sensibilité des animaux et d’en tirer les conclusions qui s’imposent, en abolissant l’élevage, la pêche et les abattoirs. Nous souhaitons progresser vers un monde sans exploitation où l’on considérerait les animaux comme des habitants de la Terre au même titre que nous et non comme des machines à produire. », déclare Brigitte Gothière, porte-parole de l’association L214.

Si ces dirigeants n’aiment visiblement pas trop s’étendre sur le sujet – par peur d’être stigmatisé sans doute – l’association est également en première ligne afin de réclamer l’interdiction des abattages rituels, au nom de la protection animale.

Une association qualifiée de « Bisounours » y compris par d’autres individus se revendiquant de la cause animale : « il faut arrêter de mélanger la chasse, la pêche et l’élevage et l’abattage industriel » proteste Jean-Louis, écologiste et …membre de la fédération des chasseurs du Morbihan.  « La chasse et la pêche ont été pratiquées par l’homme de tout temps, en tant qu’être vivant d’ailleurs. Tous les animaux chassent pour se nourrir alors comparer cela à de la barbarie, c’est un peu fort » avant de comparer : « si on respecte tous les êtres vivants, alors on se doit aussi de ne pas piétiner l’herbe, de ne pas fouler le sol, qui est plein d’êtres vivants, plus petits mais qui eux aussi ont le droit de vivre …» et d’expliquer de manière tranchée : « moi je mange ce que je chasse et je nourris ma famille. Je me nourris exclusivement bio.  Je contribue à la régulation d’espèces, et je suis férocement opposé aux élevages industriels , qui n’ont aucune limite. » avant d’insister : « ce qui manque aujourd’hui, y compris à l’espèce humaine, c’est la notion de limite; rétablissez les limites et tout ira mieux. ».

Deux conceptions de la défense animale en quelque sorte ..

Crédit photo : DR
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1 COMMENTAIRE

  1. Question de bons sens et de respect de l’environnement, donc de nous même, je partage le point de vue de ‘Jean-Louis’ écologiste et chasseur, loin des extrêmes que sont les anti-pêche-élevage-abattage ou les pro-industries agroalimentaires intensives chimiques.
    A ce niveau en Bretagne l’élevage intensif concentrationnaire (porcs, poulets, vaches laitières) pose un vrai problème, nous gagnerions en dignité, santé et qualité de l’environnement (cours d’eau et bords de mer moins pollués, moindre coût de traitement de l’eau potable) en réduisant la taille des exploitations, en privilégiant une agriculture saine et durable d’abord au service du local/national et en protégeant ces activités par une politique de soutien et de protection des frontières.
    Ceci va à l’encontre de la logique libérale, mais c’est notre santé et le mode de vie rural qui sont en jeu, on ne peut pas les laisser entre les mains de quelques gros industriels, syndicat, institut (fnsea, inra) et financiers sans scrupules qui nous mènent droit à la catastrophe. (malbouffe, viandes chargées en antibiotiques, impact sur l’environnement et notre corps des ‘cides’, variétés végétales et animales uniquement sélectionnées et brevetées pour leurs capacités productives et non qualitatives, privatisation du vivant, etc)
    Concrètement il faudrait fuir les supermarchés, et choisir les marchés, ou l’achat direct aux petits paysans ou moyennes structures, les biocoops, les Amap, etc.
    Pour la chasse, j’apprécie la démarche de l’ecolo-chasseur (nettement moins si c’est un alcolo-chasseur qui cartonne tout ce qui bouge dans les fourrés), car il faut une régulation des espèces qui ne sont plus soumises à la pression de prédateurs que nous avons du éliminer par le passé. Il me semble néanmoins que le gibier présente un risque élevé d’être pollué, par exemple lorsqu’il grandit dans des friches industrielles chargées en métaux lourds et autres. Et que penser de cette pratique qui consiste à élever certaines espèces de gibier pour les relâcher quelques jours avant l’ouverture de la chasse… (bon moyen d’annuler le risque de pollution du gibier et de s’assurer de sa présence au moment souhaité, mais il ne s’agit plus d’espèces sauvages à proprement parler)

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