Rennes. Trois hommes et une femme poursuivis pour viol, barbarie et torture : « On aurait dit des membres de Daesh »

agression

28/09/2015 – 06H00 Rennes (Breizh-info.com) – Du 18 novembre au 27 novembre, trois hommes et une femme, comparaîtront devant la cour d’assises des mineurs de Rennes pour « viol avec torture ou acte de barbarie et violences commise en réunion ».

Ils sont accusés d’avoir à Bruz, en banlieue de Rennes, durant la nuit du 31 janvier 2013 au 1er février 2013, torturé et violé un jeune homme de 21 ans. Le « motif » ? celui-ci aurait dénoncé un des accusés, âgé de 27 ans, condamné à dix-sept reprises pour vols, violences – mais toujours en liberté à l’époqu -, dans une autre affaire de vol d’une ambulance.

Deux mineurs (au moment des faits) ainsi qu’une femme sont également appelés à être jugés, accusés d’avoir participé au massacre barbare de cet homme, retrouvé vivant, dans un caddie de supermarché, nu et inconscient, presque mort. Les médecins découvrent des traces de viol, mais également de nombreuses tuméfactions sur le visage ainsi qu’une plaie profonde à l’arme blanche. Stade ultime de la barbarie : les faits ont été en partie filmés. Des images insoutenables selon les enquêteurs.

«On aurait dit des membres de Daesh »

Pourtant,  selon les informations recueillies, cette boucherie aurait pu être évitée : les individus qui sont venus chercher la victime dans son appartement situé au 31 rue Alphonse Legault sont en effet  connus et craints dans le quartier. « Quand on les voyait arriver, on avait l’impression d’avoir affaire à des gens extrêmement violents et dangereux » nous indique un voisin. Un autre va plus loin : « On aurait dit des membres de Daesh. Je vous jure, ça fait vraiment peur. » nous confie-t-il.
Une personne nous raconte avoir été gravement menacée devant chez lui, par « la bande du Vert Buisson » – du nom du quartier dont sont originaires les accusés. « Je leur avais simplement dit que on pouvait faire la fête, mais en respectant ses voisins » nous explique-t-il. « L’un d’entre eux m’a bondit dessus avec ses deux couteaux, et c’est d’ailleurs la victime qui l’avait empêché d’aller plus loin ». Il n’a pas porté plainte après ces agissements : « ces affaires ne vont jamais bien loin en justice. Même les gendarmes le disent . Pourtant j’ai eu affaire à des monstres» .
Le jour du drame, un voisin nous a expliqué avoir appelé la gendarmerie de Bruz, expliquant que des agissements étranges se produisaient dans l’appartement de la victime et qu’il « sentait qu’il y allait avoir un problème ». « On ne peut rien faire », lui aurait-on répondu, n’ayant pas de délit ou d’infraction à venir constater, avant que les événements ne s’enchaînent, dans la soirée, conduisant aux faits qui amèneront en novembre le quatuor sur le banc des accusés.
La difficulté des forces de l’ordre à faire face à ce genre de situation est malheureusement de plus en plus fréquente.  Policiers et gendarmes sont souvent découragés en voyant leur travail anéanti par des décisions de justice. « A la limite, on préfère aller faire des contrôles radars, quitte à ne pas beaucoup verbaliser, vu que de toute façon, lorsqu’on arrête certains voyous, on les retrouve dehors quelques temps après » nous confie un policier. « Il n y a pas de raison que certains barbares soient tranquilles pendant que les automobilistes sont considérés comme des délinquants ». 
Crédit photo  :  DR
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