Les éditions Krisis publient un nouvel ouvrage d’Alain de Benoist intitulé « Survivre à la pensée unique ».

Il y a deux manières de s’intéresser à l’actualité. La première consiste à y trouver matière à bavardages et considérations superficielles. L’homme moderne, disait Hegel, lit les journaux comme celui d’autrefois faisait sa prière du matin. Il sait, ou plutôt il se doute bien, que les journalistes sont pour la plupart des esprits pressés, qui n’ont que des connaissances de surface et sont de surcroît éminemment sensibles à ce qu’il convient de dire ou de ne pas dire. Mais finalement, c’est comme une drogue : « Qu’est-ce qui s’est passé aujourd’hui ? » Sentiment que, si l’on n’est pas au courant, on n’est plus rien.

L’autre manière cherche à scruter l’actualité pour y rechercher des points de repère et des signes annonciateurs. Un homme politique fait une déclaration. Qu’est-ce que ses propos révèlent de l’idéologie, consciente ou sous-jacente, à laquelle il se réfère ? Quel est le sens intellectuel profond de tel ou tel débat de société ? Que veulent dire exactement les mots qui reviennent le plus souvent dans le discours public ? Quelle interprétation idéologique, phénoménologique, voire philosophique, peut-on donner de certains faits d’actualité ?

Il ne s’agit pas tant de s’intéresser à l’actualité pour elle-même que de se demander systématiquement à quoi elle renvoie, de la remettre en perspective du point de vue de l’histoire des idées, de chercher au-delà de l’anecdote la dimension de profondeur ou la tendance de fond. Bref, de chercher à cerner ce qui est véritablement significatif. Telle est la façon de faire qui a présidé à ces entretiens avec Nicolas Gauthier, tous parus dans le journal Flash et sur le site Boulevard Voltaire.

Survivre à la pensée unique – Alain de Benoist – Krisis – 24€. Pour le commander, c’est ici

Photo : DR
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1 COMMENTAIRE

  1. Survivre à la pensée néo-païenne d’Alain de Benoist qui honore mal son nom. Il faut collecter les faits et surtout analyser les causes, les vraies. A qui profite le crime ?

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