Sur une liste présentée par le parti trotskiste Lutte ouvrière, on ne trouve ni chargé de mission, ni consultant, ni chercheur. Simplement des travailleurs de tous les jours. A Nantes, sur les 69 candidats de la liste « Le camp des travailleurs », la profession la plus représentée est postier-facteur : n° 3 Stéphane Pellegrini, n° 14 Nabila Sifaoui, n° 18 Maëla Poulain, n° 24 Sandrine Guéneau, n° 31 Patrick Lefèvre, n° 35 Vladimir Lehec, n° 43 Marc Besson, n° 46 Laurence Auffret, n° 56 Muriel Geffroy. Les cheminot sont également présents : Nicolas Bazille (n° 1), Ronan Olivier (n° 33), Philippe Dano (n° 49), Nelson Pereira Da Rocha (n° 57) et Pierre Frendo (n° 67). Des gens très certainement habitués à militer dans les syndicats (FO, CGT, Solidaires), par conséquent figurer sur une liste aux élections municipales ne doit leur poser aucun problème.
« Aucun notable, aucun politicien professionnel », insiste Nicolas Bazille. Des travailleurs « qui se lèvent tôt et font fonctionner la société ». La liste ne proposera pas de mesures locales : « On ne veut pas donner l’illusion aux Nantais que le résultat du vote changerait leur sort ». Le budget 2026 du Premier ministre, Sébastien Lecornu, « c’est deux milliards en moins pour les collectivités, donc sur les mairies, demain », critique Nicolas Bazille. Et, à côté », « on construit pour dix milliards un porte-avions. L’Etat décide de ponctionner des budgets locaux pour un engin de guerre. Des moyens, il y en a ! » (Ouest-France, Nantes, jeudi 12 février 2026) Il n’est pas certain que ses copains de la CGT navale de Saint-Nazaire soient totalement de cet avis : la construction du futur PANG, c’est beaucoup de boulot pendant une dizaine d’années. Quant aux « moyens », l’Etat les obtient en empruntant sur les marchés (banques centrales, banques commerciales, assurances…)… Ainsi la loi de finances pour 2025 prévoyait un déficit de 139 milliards d’euros pour l’Etat. Et un besoin de financement de 303 milliards (déficit + amortissement de la dette à moyen et long terme).
B.M.
Illustration : DR
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3 réponses à “Nantes : les postiers et les cheminots préfèrent Lutte ouvrière”
» Lutte ouvrière » : « les ouvriers »: à cause de Macron et la fermeture de nos usines ,il y en a de moins en moins et ils vont vers le R.N. ; « lutte » : .impossible car réprimée sévèrement par le pouvoir en place. Alors on peut se demander ce que peut proposer ce parti
Les temps changent, mais pas trop. Il suffit de lire sur wikipedia la notice consacrée à Alexandre Hébert (qui dirigea la fédération 44 de F.O. pendant près d’un demi-siècle) pour comprendre le poids de l’anarcho-syndicalisme et du lambertisme dans le mouvement syndical à Nantes.
Camarades le peuple est en lutte! Le peuple uni jamais ne sera vaincu! La gôchunie (avec des postillons)va l’emporter! C’est la lutte finale…Eh oui Alexandre dirigeait les Rouges dans le 44 et il était au G.O. juste pour mettre les bouffe Free-Macs en surchauffe! Au moins au temps d’Hébert pas de bougnoules à Nantes!