De NDDL à Nicolas Sarkozy, Franck Louvrier (LR) et les décisions de justice

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02/03/2016 – 05h45 La Baule (Breizh-info.com) –  On connait l’acharnement des milieux d’affaire à défendre le projet de construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. A leur remorque, on trouve évidemment les Républicains et le PS, plus préoccupés par la défense des intérêts particuliers que par l’intérêt général. En matière de béton-goudron, certains sont plus zélés que d’autres. C’est le cas de Franck Louvrier (LR), ancien responsable de la communication de l’Élysée pendant le règne de Nicolas Sarkozy, aujourd’hui conseiller municipal de La Baule et conseiller régional des Pays de la Loire.

Il est toujours volontaire pour vendre les mérites de ce « projet structurant » qui est « indispensable à notre développement économique ». Pour lui, c’est clair, « l’urgence c’est que l’autorité soit au service des décisions de justice ». « La priorité est d’évacuer cette zone de non-droit » (Journal du dimanche, 14 février 2016.)

Pourtant, Franck Louvrier devrait se méfier des « décisions de justice » et se montrer plus prudent dans ses propos. Mardi 16 février 2016 : un juge d’instruction met en examen pour « financement illégal » le dénommé Sarkozy. Lequel est placé également sous le statut de témoin assisté pour « usage de faux, escroquerie et abus de confiance ». Et là, silence total de M. Louvrier.

Pour sa défense, ce dernier pourra toujours prétendre que dépasser de trente petits millions d’euros le plafond des dépenses, c’est de la broutille ! Mais l’article 113-1 du code électoral est clair. Il prévoit ainsi que tout candidat ayant dépassé le plafond des dépenses électorales – fixé à 22,5 millions d’euros – est « puni d’une amende de 3 750 euros et d’un emprisonnement d’un an, ou de l’une de ces deux peines ». Pas de commentaire de M. Louvrier.

« En juillet 2014, Nicolas Sarkozy avait déjà été mis en examen pour corruption dans une affaire de trafic d’influence à la cour de cassation : il est soupçonné d’avoir tenté d’obtenir, début 2014, des informations couvertes par le secret dans une procédure judiciaire. Dans ce dossier, les juges d’instruction ont notifié la fin de leurs investigations et le président des républicains risque un renvoi au tribunal correctionel. » (Le Monde, 18 février 2016)

Le patron des Républicains, en plus de la prison, risque l’inégibilité pure et simple. Toujours pas de commentaire de Franck Louvrier.

Or, l’élection présidentielle aura lieu en mai 2017. Autant dire que ces casseroles arrivent au mauvais moment et risquent de perturber les ambitions du « revenant » (« The Revenant »). De ce fait, il n’est pas certain que Franck Louvrier voie juste lorsqu’il confie à un ami : « le patron peut se tromper sur les hommes sur les priorités, mais il ne se trompe jamais sur la maîtrise du temps politique » (Marianne, 12 février 2016).

On aura une première réponse à « la maîtrise du temps politique » qui, selon Louvrier, fait la supériorité de Sarkozy, le 22 mars. Ce jour-là, la Cour de cassation doit se prononcer sur la validité des écoutes qui ont permis aux juges d’entendre Nicolas Sarkozy tenter d’obtenir auprès du haut magistrat Gilbert Azibert, des informations couvertes par le secret judiciaire sur l’affaire Bettencourt. Si la Cour de cassation estime la procédure conforme, plus rien ne s’opposera à un procès.

Franck Louvrier n’en a donc pas fini de disserter sur le respect des « décisions de justice ». Car les juges ne s’intéressent pas seulement à Notre-Dame-des-Landes, mais aussi à son patron.

Bernard Morvan

Crédit photo : DR
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