Des édifices religieux vandalisés à Briec et Guénin

pontchateau

03/06/2016 – 05H45 Bretagne (Breizh-info.com) Drame de la bêtise humaine, conséquences du désœuvrement ou véritables attaques contre les bâtiments religieux ? Ces derniers jours, plusieurs actes de vandalisme ont touché des édifices religieux situés à Briec (Finistère) et Guénin (Morbihan).

A Briec, la petite chapelle Saint-Gwenolé de Trollez, merveille du XVIe siècle breton, a vu ses vitraux pulvérisés avec de grosses pierres, nous apprend le média catholique breton Ar Gedour. Sans doute est-ce la conséquence du désœuvrement de la jeunesse, puisqu’aucune profanation n’a été réalisée ni à l’extérieur ni à l’intérieur de cette chapelle perdue dans la campagne. Elle fut avant la Révolution l’église de la trêve de Landrévarzec, avant que celle-ci ne devienne paroisse en 1843 (puis commune en 1893). Trollez, anciennenement appelé Trefflez, est incorporé alors dans Briec en échange de Quilinen cédé à Landrevarzec. La cure de Trefflez relevait de l’abbaye de Landévennec ; le dernier curé fut Jérome Cariou, né à Cast en 1750 et nommé prêtre de cette chapelle en 1777.

Le 23 mai, à Pontchâteau, un ou plusieurs vandales ont noirci à la suie les statues de Saint Louis Marie Grignon de Montfort, de la Vierge Marie et de l’Enfant Jésus avec de la suie de cierge très probablement. Elles sont situées dans la chapelle du XVIIIe qui se trouve au pied du calvaire de ce lieu de pélérinage dédié au souvenir de Saint Louis Marie Grignon de Montfort. Il avait fait construire le Calvaire en 1709 par plusieurs centaines de bénévoles à la fin de sa mission de prédication à Pontchâteau ; l’année suivante, il est en partie détruit sur ordre de Louis XIV, après que l’évêque ait refusé de le bénir, et la famille de Coislin, puissante localement, se soit opposée publiquement au saint prédicateur.

En 1747 une chapelle est construite au pied du Calvaire, restauré et béni de façon non solennelle. Saccagé par les révolutionnaires, le calvaire est relevé et restauré en 1821 après avoir été béni. A partir de l’installation en 1865 des frères Montfortains, une nouvelle chapelle, inaugurée en 1875 et un chemin de croix sont construits. A la fin du XIXème et avant la 1ère Guerre mondiale, grâce au père Barré, la Scala Sancta, la grotte d’Adam (sous le Calvaire), les groupes du chemin de croix, les grottes de Bethléem et de l’Agonie, Nazareth, l’ancienne Visitation, et l’Ascension sont construits. Entre les deux guerres mondiales, avec le père Henri Daniel, le Temple de Jérusalem et ses fresques, le Cénacle, et la nouvelle Visitation sont construits. Toutes les fresques, de la petite chapelle au Temple de Jérusalem en passant par le Cénacle et la Nouvelle Visitation sont réalisées de 1870 à 1940.

Ce 21 mai, des livrets de messe ont aussi été brûlés dans l’église de Guénin, dans le Morbihan toujours. Cette destruction de biens religieux ne s’est pas accompagnée d’autres dégradations, de profanations ou d’inscriptions anti-religieuses. En revanche elle intervient après une série de dégradations dirigées contre des biens publics, de portes fracturées et de vols au préjudice du comité des fêtes de la commune.

Enfin il y a plus d’un mois, dans la nuit du 22 au 23 avril, des tags ont été réalisés à l’extérieur de l’église Saint-Tremeur à Carhaix (29). D’inspiration vaguement anarchisante, ces inscriptions ont été tracées par un adolescent, qui a été rapidement interpellé. Il s’est engagé à nettoyer ses inscriptions.

Crédit photo : DR
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