Quimper

14/06/2016 – 06H00 Athènes (Breizh-info.com) – Malgré les accords passés entre l’UE et la Turquie, 108 immigrants (sans compter un  passeur turc qui a été arrêté) sont arrivés ce week-end sur l’île de Lesbos. Les autorités de Mytilène, chef-lieu de l’île, sont d’autant plus inquiètes  que ces arrivées  mettent fin à une période de pause de 10 jours au cours de laquelle moins de 50 personnes avaient  débarqué. Selon la presse locale ces « mouvements inquiétants » semblent indiquer que la Turquie a cessé d’empêcher les transferts illégaux.

Le sentiment d’insécurité augmente en même temps que les comportements agressifs envers la population, les vols de bétail, les cambriolages, les déprédations dans les propriétés publiques et privées, dans les communes – en particulier, mais pas exclusivement – de Moria, Agiasos et Kara Tépé (à quelques km du chef-lieu et toutes au sud-est de l’île de Lesbos). Exemple parmi d’autres, un journal local indique que, le 10 juin, « cinq Algériens de plus » (sic – ils ne sont donc pas les premiers) « ont été arrêtés pour un vol de 2000 € (dont une partie a été rendue à leur propriétaire) ». Comme les autres, ces Algériens parlent, outre l’arabe, parfaitement le français, et cherchent à tout prix à gagner la France. En outre, des bagarres quotidiennes éclatent entre membres de diverses ethnies, tant d’ailleurs à Lesbos qu’à Samos : dans cette île, les violentes rixes de jeudi 09/06 entre Algériens et Pakistanais ont fait 23 blessés dont trois très gravement atteints.

Globalement, la situation est telle qu’à Moria, dans laquelle est installé un centre d’accueil pour immigrés, et à Agiasos, privé de toute force de police, ont été convoquées  des assemblées générales ouvertes pour faire le point sur les problèmes posés. Présents à chacune de ces assemblées, des personnalités politiques – préfet, maire, députés – tous partis politiques confondus, et les citoyens de ces communes ont voté à l’unanimité une motion demandant, entre autres, la suppression des centres d’immigrés de Moria et de Kara Tépé, et, dans cette attente, un renforcement significatif des effectifs de police, l’établissement d’une liste des dégâts subis dans la région et leur remboursement.

Malgré cela les 16 (seize) ONG étrangères présentes sur site, ainsi que le micro-parti grec « Écologistes Verts » persistent à minimiser les problèmes, à exiger davantage d’aides d’un État déjà au bord de la faillite, à traiter de « racistes » et de « xénophobes » les autochtones révoltés. Cette population, – naguère accueillante  mais dont le tiers est aujourd’hui au chômage – constate que, outre les préjudices directs dus au délits commis  mais aussi à cause précisément de cette criminalité des migrants, le tourisme de l’île, seule source de revenus, connaît une baisse dramatique de l’ordre de 60 %…

De notre correspondant à Athènes  L. Giellesse

Crédit photo : DR
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