Bretagne. Ouverture de la saison de chasse, ce dimanche 18 septembre

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16/09/2016 – 07H05 Bretagne (Breizh-info.com) –  Les amoureux de la chasse et de la nature nettoient actuellement leurs armes et préparent leur matériel : l’ouverture de la chasse dans les 5 départements bretons est pour ce dimanche 18 septembre. La clôture aura lieu le dimanche 28 février 2017.

L’an passé, les chasseurs bretons étaient environ 50 000 à pratiquer leur passion, selon le site chasser en Bretagne. Des chiffres qui sont en baisse : lévolution générale du nombre de chasseurs bretons suit la tendance nationale, c’est à dire une érosion progressive des effectifs. En France, les chasseurs sont 1,14 million ce qui représente la deuxième activité sportive en France.

« Cette baisse marque non seulement une désaffection pour la pratique de la chasse mais aussi à la montée du chômage qui touche particulièrement les couches populaires formant le premier groupe parmi les chasseurs.» expliquent les responsables régionaux. En Bretagne comme dans toute la France, les fédérations de chasse sont gérées sur le plan départemental. La gestion est faite localement par les sociétés de chasse mais aussi par les associations communales de chasse agréée et, pour certains types de chasse, le domaine public maritime (DPM).

« Les chasseurs sont, de par leur formation et leur proximité quotidienne avec la nature, des fins connaisseurs de leur environnement, qu’ils respectent » explique Jean-Paul, qui chasse dans le Finistère Sud. « Bien souvent, des clichés sont véhiculés sur la chasse par des urbains, qui critiquent notre passion qui serait « barbare » sans rien connaitre à la gestion de la faune, aux ravages que peuvent commettre des espèces classées nuisibles  (…). Nous invitons tous ceux qui veulent découvrir cette discipline magnifique – où l’on peut finalement tirer assez peu durant une saison de chasse, à venir nous rencontrer ».

Les fédérations départementales des chasseurs gèrent au mieux le gibier et l’ensemble de la faune sauvage. Elles participent aux formations et à l’information des chasseurs, des piégeurs et du public. Elles participent à l’entretien et à la restauration des milieux naturels.

Trois principales missions de service public sont conférées aux fédérations départementales :

  • Elaboration du schéma départemental de gestion cynégétique ;
  • Préparation à l’examen du permis de chasser et contribution à la validation du permis de chasser ;
  • Prévention et indemnisation des dégâts de grand gibier.

Exemple d’un arrêté préfectoral concernant ce qui est autorisé, ou pas, à la chasse, dans les Côtes d’Armor, pour la saison à venir.

Pour les novices souhaitant passer le permis de chasser – obligatoire avant d’entamer toute démarche d’inscription à une société de chasse – toutes les informations se trouvent ici . Il y a des cours théoriques à suivre (découverte et identification de la faune, de la flore, de son environnement), suivis d’une épreuve pratique puis théorique (les deux sont réunies et notées sur 31 points, sachant qu’il faut 25 points pour obtenir le permis). A noter que la Fédération des chasseurs du Morbihan propose le permis de chasser à 0€. Des sessions ont lieu toute l’année dans les différents départements.

L’acquisition du permis de chasse (et sa validation, offerte la première année au niveau national) permet de pouvoir acquérir une arme de catégorie C ou D.

Par ailleurs : « Nul ne peut pratiquer la chasse s’il n’est pas muni du titre permanent de son permis de chasser, de sa validation pour l’année cynégétique en cours et de son attestation d’Assurance « Responsabilité civile Chasse ».

Concernant les règles de sécurité à respecter en chasse :

HORS CHASSE 

A la maison, les armes doivent être hors de portée des enfants. Elles peuvent être enfermées dans un râtelier, ou attachées avec une chaîne. Elles doivent être hors d’état de servir immédiatement. Il est également possible de les démonter en ôtant le devant ou la culasse.

Les munitions doivent être stockées dans un autre endroit que les armes. En arrivant à la chasse, le chasseur doit tenir son arme ouverte et déchargée. C’est une mesure de sécurité indispensable mais c’est également une règle élèmentaire de courtoisie envers les autres chasseurs.

Dans un véhicule, les armes doivent être transportées démontées ou dans un fourreau. Elles sont bien évidemment déchargées.

EN ACTION DE CHASSE

Avant d’introduire des cartouches, le chasseur vérifie qu’aucun corps étranger n’obstrue les canons. Il referme alors son fusil en relevant la crosse pour conserver aux canons une direction fixe. Les canons de l’arme ne doivent jamais être dirigés vers un homme ou vers un chien.

En action de chasse, le chasseur porte son arme avec la plus grande vigilance. Le doigt n’est placé sur la queue de détente qu’au moment du tir.

La bretelle peut, en s’accrochant, causer des accidents. Elle doit donc être bannie en action de chasse.

Pour tout arrêt momentané de la chasse, l’arme doit être ouverte et déchargée.

Un fusil à rechargement semi-automatique ne présente aucun danger uniquement si la culasse est ouverte et qu’il n’y a pas de cartouches dans le magasin.

En cas de franchissement d’un fossé, d’une clôture ou de tout autre obstacle, l’arme doit être systématiquement ouverte et déchargée.

Le cran de sécurité ne bloque que la détente du fusil. Il n’empêche nullement le coup de partir en cas de choc car ni la gachette, ni les percuteurs ne sont bloqués. Courir avec une arme chargée est dangeureux !

En cas de chute, il est impératif de vérifier l’intérieur des canons pour s’assurer qu’ils ne sont pas obstrués par de la boue ou des végétaux.

Avant de tirer, le chasseur doit s’assurer que : les conditions de sécurité sont réunies, le gibier n’est pas trop loin et la munition est bien adaptée. Si ce n’est pas le cas, il doit s’abstenir.

On ne tire jamais :

  • à travers une haie ou en direction d’un buisson,
  • vers le sommet d’une côte,
  • en direction ou dans d’une habitation,
  • au-dessus ou en direction d’une route ou de voies de chemin de fer,
  • en direction de fils électriques ou de lignes téléphoniques,
  • dans une agglomération.

Sont également interdits :

  • le tir des faisans ou des perdrix au poste et à l’agrainée, ou à proximité d’un abreuvoir,
  • le tir du grand gibier à proximité immédiate des dépôts de sel ou des dispositifs d’affouragement,
  • la chasse de la bécasse à la passée ou à la croule.

Plus d’informations sur le site chasserenbretagne ou sur le site de la Fédération des chasseurs de Loire-Atlantique.

Photos : DR
[cc] Breizh-info.com, 2016 dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

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1 COMMENTAIRE

  1. « Les chasseurs sont, de par leur formation et leur proximité quotidienne avec la nature, des fins connaisseurs de leur environnement, qu’ils respectent » explique Jean-Paul, qui chasse dans le Finistère Sud. « Bien souvent, des clichés sont véhiculés sur la chasse par des urbains, qui critiquent notre passion qui serait « barbare » sans rien connaitre à la gestion de la faune, aux ravages que peuvent commettre des espèces classées nuisibles (…).

    Mouais… Ça reste à voir…
    Voilà déjà 30 ans que mon oncle, agriculteur à la suite de mon grand-père, avait déjà décidé de raccrocher définitivement sont fusil.
    Je n’ai jamais chassé.
    Chasser quoi d’abord ?
    Ces pauvres faisans, élevés tout l’été en poulailler, qui n’ont jamais connu la liberté, que l’on peut approcher à 3 mètres et que l’on pourrait attraper en courant si on le voulait ?
    Les canards col-vert qui nichaient tous les ans dans le tronc d’un vieux saule ont disparu
    Les lièvres deviennent si rares que ça fait plus d’un an que je n’ai plus vu pointer le bout d’une grande oreille.
    Les chevreuils, sont devenus rares depuis 3 ans, il en restait 1 cet été, il venait s’abriter au milieu des broussailles. Des dégâts ? Si je compte les 3 ou 4 baliveaux dont il avait rongé l’écorce près du ruisseau ou il venait boire, ça n’allait pas bien loin. Mais je n’ai plus de nouvelles empreintes depuis le début de l’été.
    Les renards ? Il en restait encore quelques uns voilà 2 ans.
    L’hiver d’avant, j’en ai trouvé un, mort, au milieu des fougères.
    Et là, probablement le dernier du secteur, qui venait se faire des goinfrées de mûres et me laissait des crottes colorées dans le chemin, est mort noyé… Avec la sécheresse de l’été, le ruisseau était à sec.
    Le renard avait soif, il s’est noyé dans le puits…
    Alors, il reste quoi ? À vrai dire plus grand chose, quelques lapins bien sûr, et encore, ils sont rares.
    Ce que l’on voit le plus maintenant, ce sont des mulots. Ils grouillent de partout. On en voit même la nuit, traverser la route à la lueur des phares.
    Et l’on ne soulève plus un cailloux sans trouver une galerie en dessous.
    Les agriculteurs vont être contents. L’an prochain, ils seront obligés de poser des appâts empoisonnés pour tuer les mulots.
    Que deviendront alors les busards cendrés et les faucons crécerelles ?
    Dimanche matin, les chasseurs étaient là. Ils repasseront, encore et encore, les uns après les autres.
    Les chiens aboient le samedi matin. D’autres le samedi après-midi.
    Puis d’autres le dimanche matin.
    Le dimanche après-midi s’il n’y a pas battue, en général, c’est plus calme, après le gueuleton, il faut bien digérer. et puis ça vaut mieux, parce qu’à partir de 13h00, c’est pas pour dire, mais y’en a quand même un bon nombre qui refoulent déjà du gosier et ça pue le pastis à plein nez…
    Alors, les chasseurs des « amoureux de la nature  » ? Arrêtez de dire n’importe quoi!
    Les chasseurs par chez moi sont d’abord de sombres crétins à l’esprit étriqué , des gros balourds viendards, dont la moitié d’alcoliques au cerveau embrumé par l’alcool.

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