Montpellier. Tentative d’intimidation de la police sur un journaliste de la Réinformation

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11/10/2016 – 8h10 Montpellier ( Breizh-info.com via Lengadoc Info) – Ce samedi 8 octobre avait lieu à Montpellier une manifestation contre l’arrivée de migrants à Montpellier, place du Peyrou. Présent sur les lieux, Jordi Vives, rédacteur en chef de Lengadoc Info, a subi une tentative d’intimidation de la part de certains officiers de police. Voici son témoignage.

Ce samedi après-midi, au moment où la manifestation anti-migrants  s’est terminée, j’ai voulu quitter la place du Peyrou qui était bloquée par la police. Un homme en civil avec un brassard de police (visiblement un officier supérieur, pas un agent de la BAC) a refusé que je sorte de l’enceinte faute de carte de presse. Il est allé jusqu’à prétendre que mon pied d’appareil photo était une arme.

Je suis donc resté bloqué par la police devant le portail du Peyrou pendant une vingtaine de minutes… pendant que d’autres manifestants où passants pouvaient sortir sans aucune difficulté. Un élu municipal, présent à ce moment, a bien tenté une médiation avec la police mais sans succès.

Il aura fallu attendre l’intervention d’un autre officier en civil pour que je puisse enfin sortir. Au moment où j’arrive enfin à passer les grilles, plusieurs policiers m’attrapent (sans violence, il faut le reconnaître) et me disent que j’aurai des problèmes si je diffuse des images de leurs visages. Je leur ai répondu que le fichage des policiers sur internet n’était pas une méthode journalistique et que je connaissais la loi. L’un de ces policiers a ensuite proposé au policier en civil qui m’a fait sortir, que l’on me prenne la carte mémoire de mon appareil photo, chose qu’ils ne feront pas finalement.

Un policier m’a dit par la suite que s’ils m’ont retenu c’est parce que j’étais dans l’incapacité de prouver mon identité. Sauf que les policiers ne m’ont jamais demandé mon identité ni ma carte d’identité (que j’avais sur moi d’ailleurs).

Cette tentative d’intimidation de la part d’agents de police n’est pas digne d’un État de droit qui se veut garant de la liberté de la presse. Ce qui est plus inquiétant c’est qu’il ne s’agit pas d’un cas isolé puisqu’il y a quelques jours, un autre journaliste de la Réinformation, Yann Vallerie, du média Breizh Info, a fait l’objet d’une tentative d’intimidation similaire lors d’une manifestation contre l’arrivée de migrants dans un village breton. Doit-on y voir une volonté politique de museler la presse alternative au moment même où les manifestations contre l’implantation de camps de migrants se multiplient sur tout le territoire ?

Jordi Vives, rédacteur en chef de Lengadoc Info

Photo : DR
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3 Commentaires

  1. Pour essayer d’em…..un journaliste ils reçoivent bien des ordres de Cazeneuve,mais pour tirer sur des casseurs,voyous ou tueurs on peut toujours les attendre ces ordres!!!!!!!!

  2. Sans surprise. Pourtant le FN est majoritaire dans la police et l’armée.

    Relisez l’histoire. Sous Vichy des (pas « les ») policiers zélés ont agi sans aucune consigne allemande et même au delà. R. Bousquet a montré de grandes qualités de management, sans aucune idéologie politique, simplement par ambition.

    Méditez aussi la grèce antique et l’épée de Damoclès. Le pouvoir politique n’a même pas besoin de consignes explicites.

    Pire dans toute organisation il y a la course des rats pour obtenir des promotions. Plus on monte dans la hiérarchie et plus ils veulent plaire pour leur carrière. Alors on essaie de battre les objectifs.

    Toutefois il existe une organisation transversale : les syndicats.

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