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16/02/2017 – 04h15 Paris (Breizh-Info.com) – En terme de désinformation, Ouest-France comme Le Monde et d’autres journaux subventionnés viennent de publier, mercredi 15 février 2017, une pépite du genre. Sous le titre « les immigrés sont souvent plus diplômés que les Français » illustré par une photo représentant des jeunes d’Afrique noire (pour Le Monde, l’Url rectifiée indique que « certains immigrés …» ) , les articles tendraient à faire croire que la population immigrée en France serait plus diplômée que la population d’origine française.
Un décodage s’impose :
Ces articles se basent sur une étude de l’Ined (Institut national des études démographiques) intitulée : Le niveau d’instruction des immigrés : varié et souvent plus élevé que dans les pays d’origine. Etude réalisée par Mathieu Ichou, Anne Goujon, et l’équipe de l’enquête DiPAS.
Déjà, dès l’introduction, Ouest-France relativise son titre racoleur : « d’après une étude de l’Institut national d’études démographiques (Ined) publiée mercredi 15 février, les niveaux d’instruction des immigrés (personnes nées à l’étranger et vivant en France) sont très divers.».
Tout d’abord, encore une fois ni Ouest-France, ni l’Ined ne font la différence entre populations issues de l’immigration européenne et populations issues de l’immigration extra-européenne. Au regard de la définition de l’Insee certes, un immigré est « une personne née étrangère à l’étranger, et résidant en France.».
Mais ne pas faire la différence, à l’heure de l’Union européenne, entre les Européens et les extra-Européens relève d’une volonté de semer la confusion dans la tête des lecteurs …
Ensuite, si l’on prend le premier tableau proposé, relatif à la « proportion de personnes sans instruction ou diplômées de l’enseignement supérieur en France selon le pays de naissance » (basé sur le recensement de 2012) , on se rend compte que l’étude porte sur les « 16 pays d’origine les plus fréquents – représentants 75% de l’ensemble des immigrés majeurs».
Parmi ces 16 pays, 8 font partie de l’Union européenne (Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Espagne, Belgique, Roumanie, Pologne, Portugal) et un pourrait l’intégrer (la Serbie) tandis que 7 autres sont des pays extra-européens (Turquie, Chine, Vietnam, Sénégal, Algérie, Maroc, Tunisie).
Si l’on s’en tient à la différence entre le niveau d’étude des Français nés en France et des extra Européens nés à l’étranger et diplômées en France, on obtient :
27% de Français diplômés de l’Enseignement supérieur (moins de 1% jamais scolarisés) . Les Algériens et les Marocains vivant en France sont par comparaison moins de 20% à être diplômés de l’Enseignement supérieur et quasiment le même pourcentage sans instruction. Les Tunisiens sont un peu plus de 20% à être diplômés de l’Enseignement supérieur, mais pas loin de 13% à être sans instruction. Les Turcs sont moins de 10% à être diplômés de l’Enseignement supérieur, et plus de 15% à être sans instruction.
Les Sénégalais sont également 27% à être diplômés de l’Enseignement supérieur, mais pas loin de 20% à être sans instruction.
Seuls les Chinois et les Vietnamiens (45% et 35%) sont pour une partie d’entre eux plus diplômés que les Français, avec toutefois 15% et 10% d’entre eux sans instruction, soit nettement plus que les Français également.
Si l’on se rapporte simplement à ce que nous dit l’Ined concernant le nombre d’immigrés en France par pays de naissance en 2013, on se rend compte qu’en enlevant les pays de l’Union européenne cités précédemment et ceux de l’Europe (soit 2 121 624 personnes sur 5 719 000 « immigrés » recensés par l’Ined , ce sont l’Algérie (759 000), le Maroc (709 000), la Tunisie (258 000), et la Turquie (248 000) qui sont les pays d’où proviennent le plus grand nombre de ressortissants.
Cela signifie donc que sur les 3 597 376 immigrés extra européens restant, les ressortissants de ces 4 pays représentent 1 974 000 personnes, soit 54,9% de la population « immigrée » en France. Si l’on regarde le tableau détaillé par l’Insee, ils étaient par ailleurs 88 848 à être nés au Sénégal selon la même étude, 98 000 en Chine et 78 000 au Vietnam.
Au regard des chiffres fournis plus haut sur le niveau d’étude, il est donc non pas erroné mais biaisé de titrer – comme l’a fait Ouest France – que « les immigrés sont souvent plus diplômés que les Français » d‘autant que l’élément central de l’analyse de l’Ined porte sur la différence entre le niveau d’instruction des immigrés et celui de leurs compatriotes restés dans leurs pays d’origine.
Photo : DR
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3 réponses à “Décodeur. Non, les immigrés ne sont pas « plus souvent diplômés que les Français »”
Cela pose aussi la problématique que selon nos médias bien-pensant, la place d’un extra-européen diplômé serait d’être en Europe et non dans son pays pour le développer.
Donc :
Il serait légitime de piller la compétence de ces pays… (l’immigration est une opportunité/chance…)
Il serait légitime de les maintenir dans un statut de sous-développement…. (ils sont pauvres dans leur pays, ou en guerre….)
Colonialisme « nouvelle vague » sous le couvert de l’humanisme…
Après tout, vu le niveau de l’école de NVB, et celui des facs françaises……
Bonjour,
« Le niveau d’instruction des immigrés : varié et souvent plus élevé que dans les pays d’origine »
Cette phrase résume à elle seule le fond de l’article: en clair, ce sont les meilleurs qui s’en vont, parce que leurs propres pays sont totalement incapables de leur assurer un avenir.
Notre responsabilité, à nous pays d’accueil malgré nous, est donc d’apporter à ces pays d’exportation de populations toute l’aide possible pour qu’ils se développent, et non d’accepter benoîtement qu’ils se débarrassent chez nous de leurs excédents de population dont ils ne savent que faire. Quitte à donner un coup de pouce pour que certains gouvernements hautement corrompus sautent, on doit savoir faire çà, d’ailleurs on l’a déjà fait dans le passé.