Neutralité dans l’Education nationale : 78% des enseignants ont voté à gauche ou à l’extrême gauche

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27/04/2017 – 08h30 Rennes (Breizh-Info.com) – Pour les parents d’élèves qui s’inquiétaient d’un certain manque de neutralité politique dans l’Education nationale émanant des enseignants, un sondage IFOP suite au premier tour de l’élection présidentielle va les amener à s’interroger encore un peu plus.

Il en résulte en effet que 78% des enseignants interrogés disent avoir voté à gauche ou à l’extrême gauche.

Le milieu enseignant, qui représentait 945 000 personnes en 2016, a voté Macron à 38% et Mélenchon à 23%, ainsi qu’Hamon à 15%, Poutou à 1,5% et Arthaud à 0,5%.

Ils ne sont par ailleurs que 5% à avoir voté Marine Le Pen – qualifiée pour le deuxième tour – signe d’un profond décalage entre ceux qui enseignent à nos enfants et le peuple. Pour François Fillon, ils sont 11%, et 4% pour Nicolas Dupont-Aignan ainsi que 0,5% pour Asselineau, 1,5% pour Jean Lassalle et 0% pour Jacques Cheminade.

Les enseignants sont par ailleurs 86% à déclarer vouloir réserver les trois quarts du temps scolaire en primaire aux enseignements fondamentaux, 84% à vouloir mettre en place un service public du soutien scolaire ou encore 83% à vouloir abroger la réforme du collège, rétablir les filières européennes, bilingues et les options langues anciennes. Un camouflet pour Najat Vallaud-Belkacem !

Voir l’intégralité de l’étude ici

Cette adhésion ultra majoritaire aux idées de gauche explique aussi pourquoi en France, les parents sont de plus en plus nombreux à retirer leurs enfants de « l’école de la République » pour les diriger vers d’autres pédagogies.

Etude réalisée par l’Ifop pour SOS Education par questionnaire auto-administré en ligne du 16 au 19 avril 2017 auprès d’un échantillon de 1 001 enseignants, représentatif de la population des enseignants. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, niveau de degré d’enseignement, statut, académie) établis sur la base des données RERS 2016.

Bretagne. Ces parents d’élèves qui envisagent de changer leurs enfants d’école en raison des « migrants »

Malaise et tensions dans l’Education nationale : un professeur breton témoigne

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

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9 Commentaires

  1. je suis écoeurée! ces statistiques sur le vote des « enseignants » prouvent à nouveau qu’on peut être « instruit » (ou se prétendre tel) et être parfaitement idiot! Ces « intellectuels » aux fins de mois difficiles, qui vont travailler la boule au ventre devant des « élèves » ignares et contents de l’être, qui s’aplatissent devant les chefs, les recteurs,les inspecteurs, et qui en redemandent, ne seraient-ils pas idiots ou carrément masochistes?
    Je précise que je suis un professeur à la retraite et que, passée l’innocence de la prime jeunesse, je n’ai pas voté « à gauche », et que je n’ai pas adhéré à la FEN ou ses avatars.

    • Pour avoir côtoyé un grand nombre de professeurs de la maternelle au supérieur, si dans leur discours leur « cœur » est à gauche, dans les faits ils ne sont majoritairement préoccupés que par leur intérêt personnel. Ils sont pour la mixité sociale mais font des pieds et des mains pour ne pas enseigner en zep et nombreux sont ceux qui mettent leurs gamins en école privée pour échapper à l’école du quartier.

  2. Ben oui,…
    Mais bon, en Bretagne on tenons également une couche de bêtise phénoménale….

    Nous avons la chance d’avoir Diwan, qui est un projet d’enseignement en rapport avec les valeurs des Bretons.
    A Diwan comme ailleurs, les professeurs sont souvent de gauche, mais il font néanmoins face à une réalité qu’ils compensent largement par un engagement personnel réel directement au service de l’élève.

    Mais est-ce que les Bretons se précipitent sur Diwan??? Non!
    Pourquoi? Par ce que Diwan est trop libre, pas assez piloté de Paris…. et cela trouble nos Bretons ouvert d’esprit!
    Ben oui pour un Breton que ses enfants deviennent autre chose que des moutons, ça pose problème!

    En effet, Diwan est respectueuse des enfants, les profs sont motivés, ce qui donne un résultat qualitatif à la hauteur des meilleurs systèmes d’enseignement en Europe… mais les Bretons préfèrent l’école de Jules Ferry et l’école libre qui n’a de libre que le nom…

    Franchement vu de l’extérieur, les Bretons doivent apparaître comme un peuple en très grande détresse morale….

    Car je pense que si les Français avaient le choix comme nous l’avons, j’imagine qu’ils ne se priveraient pas….!

    • Bravo Alain tu as raison,
      De nombreuses études montrent que les écoles Diwan ont des résultats excellents. C’est plus qu’une pédagogie, c’est un premier lieu la symbiose entre les enseignants et les parents d’élèves. Et là il ne faut pas parler de droite ou de gauche mais de personnes qui sont motivées pour l’épanouissement des enfants.
      Premièrement, il est démontré que quand des enfants commencent dès leurs plus jeune age à parler plusieurs langues, leur esprit se « formate » à la différentiation et à l’adaptation, ce qui est un plus pour l’apprentissage d’autre langue mais également d’autres sciences. Ceci explique les excellents résultats scolaires de Diwan.
      Deuxièmement, A Diwan c’est une pédagogie globale où la musique, le chant, les arts ont autant de place que le français (et oui il en font) que les maths ou les autres matières.
      Troisièmement: C’est le fonctionnement même d’une « école » qui ne peut survivre qu’avec l’implication des parents pour couvrir ses besoins financiers. Les parents d’élèves organisent des fest-noz et s’impliquent réellement dans le fonctionnement de l’école mais ils laissent la pédagogie aux professionnels même si par moment les parents d’élèves y sont associés.

      Mais je pense que le point le plus important est que les familles, enfants et adultes, se retrouvent autour d’une passion commune: la culture bretonne. Quand les parents s’impliquent, quand les enfants partagent et que les enseignants prolongent et amplifient, forcément le succès est au bout. Et qu’importe où chacun votent car le but premier est l’intérêt des enfants et la défense de la culture, la politique est alors secondaire.
      Pour l’éducation nationale, le problème est tout autre, où sont les parents? qui sont les enfants? d’où viennent-ils? Qui sont les enseignants? On concentre dans les écoles tous les problèmes.
      Si vous habitez au fin fond de la Bretagne, votre école publique (qui se trouve maintenant dans la commune d’à coté) aura-t-elle les mêmes moyens que celle du XVI ième à Paris? Le problème est là?
      Dans ce cas là on peut alors penser que les enseignants ont une autre vue et sont un peu plus critique.

      Je ne suis pas enseignant et dans mon enfance j’ai subi l’école publique qui m’avait mis au rencart. Je m’en suis sorti grâce à une école professionnelle où l’enseignement y était exceptionnel. Coté pédagogie, c’était du même style que « Diwan » dans la technique: des profs très motivés et des élèves qui savaient pourquoi ils étaient là. Où votaient mes profs, je n’en avais rien à faire car ils faisaient bien leurs métiers.

      • Merci.

        De toutes les nations, il n’y a que les Bretons pour imposer à leurs enfants un système scolaire avarié et à rejeter un système scolaire de grandes performances au seul titre qu’il vient de chez eux!

        Cela donne une vision dramatique de l’avenir de la Bretagne…

      • Franchement, vous avez souffert personnellement d’endoctrinement à l’école de la république? C’est vous qui êtes de mauvaise foi.

  3. Les raisons qu’ont les parents de retirer les enfants de l’école sont sans lien avec le vote des enseignants. Ces deux éléments sont simplement juxtaposés sans aucun lien logique entre eux. Les mettre a coté dans un même article, est de la manipulation.

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