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Charles de Gaulle est mort le 1970 à Colombey-les-Deux-Églises (dont il ne souhaitait pas qu’on la rebaptise un jour « Colombey-les-Deux-Mosquées »), soit il y a 47 ans.
Cela n’empêche pas, en cette année 2017, comme durant beaucoup d’autres avant, les responsables politiques de se livrer la bataille du « gaullisme ».
Le gaullisme, c’est à dire de l’héritage de Charles de Gaulle et de la Vème République. Et tout cela alors que nous sommes au XXIème siècle.
Et cela alors que le règne de de Gaulle a eu lieu dans des décennies du 20ème siècle incomparables avec la société telle qu’elle est aujourd’hui.
Pour les jeunes générations d’aujourd’hui, de 18 à 40 ans, voir des leaders politiques s’écharper à savoir si ils ont ou pas le droit de se revendiquer de Charles de Gaulle, cela relève presque de quelque chose d’extra-terrestre.
A quelques jours du second tour de l’élection présidentielle, on voit également bon nombre d’élus locaux se répandre dans la presse afin d’expliquer leur choix du vote Macron, « par gaullisme », par « esprit républicain »…
Ce qui a le don de faire hurler Marine Le Pen qui elle aussi, tient absolument à se revendiquer du gaullisme et de l’esprit républicain …
Ils sont nombreux, j’en suis persuadé, devant leur télévision ou leur ordinateur, à suivre cette course à l’échalote et à se dire : « vous nous faite suer avec vos mots qui sonnent creux et qui ne nous parlent pas ».
Car ce qui interroge aujourd’hui la jeune génération, ce serait plutôt que des responsables politiques, par « gaullisme », par « napoléonisme », par « charlemagnisme », par « chamanisme » ou par « strabisme », par « esprit républicain » ou par « saint glinglin » répondent aux questions suivantes :
- Comment allez vous permettre à nos générations et aux générations futures de vivre en sécurité demain, en Europe ?
- Comment comptez-vous, autrement que par des stylos et des bougies, empêcher que l’islamisme – qu’il soit sociétal, politique ou guerrier – colonise petit à petit des pans entiers de l’Europe, de la France, de la Bretagne ?
- Quelles actions à mener pour faire en sorte que les Européens, les Français, les Bretons, puissent dans le futur, entreprendre, vivre, se soigner, et travailler au pays sans risquer l’asphyxie fiscale, le matraquage bureaucratique le chômage, les délocalisations, la mort sociale ?
- Quels moyens allez vous employer pour sauver l’Europe, c’est à dire faire de notre continent un espace identifié par son histoire et la volonté de ses peuples à vivre ensemble, délimité par des frontières, protégé par une ou des armées, et dans lequel des citoyens ayant une ou des identités (en commun et compatibles) tâcheront de laisser libre cours à leur esprit d’entreprendre, de créer, de développer, de travailler, d’enfanter, d’éduquer, de transmettre ?
Quatre questions auxquelles aucun des prétendants à l’élection suprême n’a aujourd’hui répondu (ou totalement ou en partie).
Quatre questions simples mais fondamentales, qui définissent les fonctions régaliennes d’un Etat.
Mais qui sont systématiquement balayées par des questions de second ordre ou par des attaques plus bas que terre – comme les Byzantins discutaient fût un temps du sexe des anges, tandis que Constantinople s’apprêtait à tomber.
Faire Sécession
Il serait temps que les vieux cons qui prétendent donner des leçons « républicaines » et « gaullistes » plutôt que de proposer un avenir pour leur peuple, répondent à ces questions.
Sinon, qu’ils soient avertis que les jeunes générations sont conscientes du scénario qui se trame sous leurs yeux :
Celui d’une effroyable descente aux enfers pour des causes qui doivent être assumées en large partie par les générations précédentes à qui nous payons généreusement des retraites .
Nos générations et celles qui viennent ensuite n’auront alors plus qu’un seul choix demain :
Celui de faire sécession.
La sécession, c’est, selon le dictionnaire Larousse, une « action menée par une fraction de la population d’un État en vue de se séparer, de façon pacifique ou violente, de la collectivité nationale pour former un État distinct ou se réunir à un autre. ».
La ZAD de Notre-Dame-des-Landes est déjà, dans les faits, une forme de sécession en France, sécession d’individus qui ont décidé , idéologiquement, de ne plus agir selon le rôle qu’un Etat entend leur confier, mais selon leurs propres volontés, sur un territoire défini.
Alors aux « vieux cons » qui nous dirige, dernier rappel avant que d’autres, eux aussi, ne fassent sécession :
- cessez de nous parler d’esprit républicain, alors même que vous n’avez plus assez de haine à vomir à l’encontre de ceux qui ne partagent pas votre vision de la société et vos idéologies
- cessez d’invoquer la nécessité absolue et indéfinie de « vivre ensemble », et surtout sur les cadavres encore chauds (du Bataclan comme de Nice) de ceux que votre politique suicidaire a conduit à « mourir ensemble »
- cessez de vous en référer au Général de Gaulle, qui n’a connu avant de mourir ni le choc pétrolier, ni le regroupement familial, ni l’Europe de Bruxelles, ni le Tafta, ni la revanche de l’Islam dans le monde, ni le Camp des Saints, ni l’invasion Starbucks, Coca, Macdo, et dont les guerres auxquelles il a participé ne sont sans doute rien du tout à côté de ce qui nous attend, par votre faute, demain.
Cessez tout cela, et agissez.
Sinon, parce que ces terres sur lesquelles est bâti cet État sont aussi légitimement et historiquement les nôtres, alors nous en reprendrons une partie, et nous vous laisserons à votre avenir, peut être très « gaulliste, républicain », mais dont le scénario à la Brésilienne ou à la Kosovarde se profile de jour en jour…
Et cela, nous ne pouvons l’accepter pour nos enfants. Donc nous ne l’accepterons pas et nous agirons en conséquence !
Julien Dir
Crédit photo : DR
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5 réponses à “Pour en finir avec le gaullisme et l’esprit républicain : lettre à des vieux cons avant la Sécession !”
Merci
Bien dit !
Breizh da viken
Voila qui est dit
On peut au minimum concéder au général De Gaulle d’avoir pris la décision de larguer l’Algérie. S’il ne l’avait pas fait, il y aurait aujourd’hui environ 45 millions d’Algériens en France et plus de cinquante millions d’habitants d’origine africaine sur un total de 107 millions. De plus, il faut préciser que cette décision était motivée par un souci d’homogénéité ethnique du peuple français. Ceux qui, de nos jours, revendiquent l’héritage gaullien oublient toujours d’aborder ce sujet essentiel. Tous ses successeurs, y compris Pompidou, ont délibérément rompu avec sa conception de la France. De Gaulle a été le seul président dont on peut dire qu’il fût »identitaire » ou plutôt porteur d’une conception ethnique de la France.
Pour finir, juste une question, combien êtes-vous dans votre maquis ?