06/05/2017 – 06h00 Nantes (Breizh-Info.com) – Dans un article récent, un de nos rédacteurs s’interrogeait sur la manière dont Jean-Marc Ayrault, actuel ministre des Affaires étrangères, allait bien pouvoir occuper sa retraite. La réponse aura été rapide avec cette annonce faite hier et reprise par le journal Ouest-France. Jean-Marc Ayrault, dans le cadre d’un groupement d’intérêt public (GIP) supervisera la création d’une fondation nationale sur la mémoire de l’esclavage.

La mise en application d’un rapport voulu par François Hollande

En mai 2016, Lionel Zinsou, ancien premier ministre du Bénin, est nommé par François Hollande à la tête d’une mission de préfiguration d’une future fondation pour la mémoire de l’esclavage, de la traite et de leurs abolitions. Dix mois plus, tard, il remet à Bernard Cazeneuve son rapport.

Ce rapport prévoit la mise en place d’une fondation d’utilité publique  destinée à « promouvoir la connaissance de l’histoire de l’esclavage mais aussi celle des sociétés et cultures créoles », et préconise l’implantation d’un site mémoriel dans la capitale française.

François Hollande veut ainsi marquer son attachement à la question des discriminations et des minorités ethniques.
« Ce genre d’initiative est souvent cynique » nous raconte un haut-fonctionnaire. « Cependant, dans ce cas précis, il n’y a pas seulement la volonté de sécuriser les votes d’une part de la population issue de l’immigration. C’est également une soumission inconsciente, désirée, aux injonctions du politiquement correct. »

Une retraite dorée pour Jean-Marc Ayrault ?

Jean-Marc AyraultLa création d’un groupement d’intérêt public (GIP) « Mission de la mémoire de l’esclavage, des traites et de leurs abolitions » destiné à mettre en place une fondation en 2018 cache-t-elle une volonté de la part de François Hollande de recaser son fidèle lieutenant Ayrault ? Pour le haut-fonctionnaire parisien, toujours en poste, que nous avons contacté, la réponse est plus complexe qu’elle n’y apparaît : « Il y a certainement une volonté de remercier Jean-Marc Ayrault pour ses services rendus, notamment pour sa présence alors que tous les socialistes se déchiraient autour de François Hollande. Mais, des échos que j’ai pu rassembler sur cette affaire, il ne s’agira pas du tout d’une institution fantôme et d’un poste de complaisance. Cette fondation aura un réel objectif idéologique et des moyens conséquents. Pour résumer : la place est bonne mais ça ne sera pas un emploi fictif. »

Des moyens au service de l’idéologie de la repentance

Cette fondation sera donc un instrument, parmi d’autres, de l’idéologie tendant à faire de l’esclavage un crime imprescriptible et nécessitant des réparations de la part des organisateurs de l’esclavage aux descendants contemporains d’esclaves.
C’est la demande du Conseil représentatif des associations noires (CRAN) et ce geste symbolique de création d’une fondation les ravira sans doute.

Mais cette politique victimaire ne ravira pas de nombreux chercheurs sur ces questions de l’esclavage. Le plus éloquent d’entre eux, Bernard Lugan, a déjà plusieurs fois démontré en quoi la repentance était un danger pour la France.


La coupe de la repentance déborde par BernardLugan

Jean-Marc Ayrault occupera donc sa retraite à un projet qui lui va bien, lui qui a construit à Nantes un mémorial de l’abolition de l’esclavage. Une chose est sûre, cette fondation ne risque pas de faire la promotion des idées de Bernard Lugan. Tant pis pour le débat d’idées.

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9 Commentaires

  1. Votre titre est trompeur — heureusement, votre article est plus explicite : il s’agit de « mémoire de l’esclavage », métaphore pour désigner la culture de la repentance française. L’esclavage est une réalité contemporaine et il y aurait beaucoup à faire pour lutter contre elle ? La fondation, elle, s’attaquera à l’esclavage d’autrefois ! Elle ne pourra rien faire pour aider ses victimes ; elle ne pourra que chercher à cultiver la mauvaise conscience chez les Français d’aujourd’hui ! Et en utilisant pour cela les moyens financiers qu’ils lui fourniront eux-mêmes. Il y a décidément quelque chose de tordu chez Jean-Marc Ayrault.

  2. Hé oui, c’est ce qu’on appelle de la prise LÉGALE d’intérêts … !!!

    A défaut de pouvoir s’occuper de l’histoire de la Bretagne et de la Loire Atlantique en BRETAGNE puisque c’est sur cette base qu’il a manipulé ses électeurs depuis son élection initiale à St HERBLAIN en 1978, il faut bien qu’il se prenne encore des deniers publics sur une autre idée … … A MOINS QU’EN PARTENARIAT AVEC LE/LES DÉCIDEURS IL NE FINANCE CETTE FONDATION LUI/EUX MêMES AVEC LEURS FONDS PROPRES car en période de crise comme actuellement, la France est elle en position économique de pouvoir se permettre ce gaspillage supplémentaire ????????????????????????????????

  3. Encore un mea culpa !…espérons qu’il racontera l’histoire de l’esclavage depuis le début …mais je crois que non , juste les méchants blancs….

    • Bien sûr que non. L’esclavage sous Jules César où en Egypte, on s’en fout. C’est la mise en accusation des méchants Blancs qu’il faut faire (avec leur argent en plus!!)

  4. C’est mon trisaïeul ( c’est-à-dire le grand-père de mon grand père ) qui a aboli l’esclavage en 1848 , flanqué d’une bande de francs-maçons qui n’en ont pas foutu une rame , mais qui ont tiré la couverture à eux ; je me marre , car , tant la future fondation , que le futur « site mémoriel » , vont le passer totalement sous silence .

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