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12/05/2017 –06H45 Paris (Breizh-info.com) – Michel Houellebecq visionnaire ? C’est en tout cas ce que l’on peut penser lorsque l’on relit son roman Soumission qui avait défrayé la chronique lors de sa sortie en 2015. Voici ce qu’on pouvait lire en page 51 :
« La progression de l’extrême, depuis, avait rendu les choses un peu plus intéressantes en faisant glisser sur les débats le frisson oublié du fascisme : mais ce n’est qu’en 2017 que les choses avaient commencé à bouger vraiment, avant le second tour de la présidentielle.
La presse internationale, médusée, avait pu assister à ce spectacle honteux, mais arithmétiquement inéluctable, de la réélection d’un candidat de gauche dans un pays de plus en plus ouvertement à droite . Pendant les quelques semaines qui avaient suivi le scrutin une ambiance étrange, oppressante, s’était répandue dans le pays.
C’était comme un désespoir suffocant, radical, mais traversé ça et là de lueurs insurrectionnelles. »
Lorsque l’on revient sur l’entre deux tours, sur l’élection de Macron après une campagne médiatique ahurissante, ponctuée de nombreux incidents dans les rues de grandes villes de France, on ne peut qu’espérer que le reste de l’ouvrage de Michel Houellebecq ne devienne pas une réalité française dans les années à venir…
A propos du livre soumission , nous vous proposons de relire l’analyse qu’en avait faite, dans nos colonnes, Jean Heurtin
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