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La mort de Lyhanna, onze ans, et les révélations sur les antécédents judiciaires de son présumé meurtrier continuent de produire des effets politiques et institutionnels majeurs. Un sondage CSA pour CNews, Europe 1 et le JDD publié mercredi 10 juin établit que trois Français sur quatre approuvent la création d’une cour disciplinaire de la magistrature chargée de sanctionner les juges défaillants — soit exactement la proposition formulée par Bruno Retailleau, candidat LR à la prochaine présidentielle.
Une colère transpartisane
Les chiffres sont remarquables dans leur homogénéité. 96 % des 18-25 ans, 83 % des 25-34 ans et 75 % des 35-49 ans se déclarent favorables à cette mesure. Même chez les plus de 65 ans, les plus réservés de toutes les tranches d’âge, 65 % soutiennent la création de cette institution.
La fracture politique habituelle est ici largement atténuée. À gauche, une majorité — certes plus courte — adhère à la proposition : 64 % des électeurs de La France insoumise, 61 % de ceux des Écologistes et 54 % des sympathisants socialistes. Au centre, 63 % des proches de Renaissance se rallient à l’idée. Sans surprise, l’adhésion est quasi unanime à droite : 95 % des électeurs du Rassemblement national et 86 % de ceux des Républicains.
Ce que propose Retailleau
Bruno Retailleau a présenté sa proposition dans une interview au Parisien le 6 juin. Il part d’un constat : le Conseil supérieur de la magistrature, l’organe disciplinaire actuel, serait trop corporatiste pour sanctionner efficacement ses propres membres.
Sa cour disciplinaire comprendrait un collège de citoyens désignés par tirage au sort, siégeant aux côtés de magistrats et de personnalités qualifiées. Elle ne serait pas présidée par un magistrat mais par l’un de ses autres membres élu par ses pairs. Elle pourrait être saisie par les citoyens eux-mêmes, par les supérieurs hiérarchiques des magistrats concernés ou par le ministre de la Justice. Cette réforme ferait partie d’une révision constitutionnelle qu’il proposerait en cas d’élection à la présidentielle.
Macron reconnaît les « dysfonctionnements »
Le même jour, Emmanuel Macron a reconnu en Conseil des ministres l’existence de « dysfonctionnements manifestes évidents » de la justice dans cette affaire. Le ministre de la Justice Gérald Darmanin avait pour sa part admis vendredi sur TF1 que « l’institution judiciaire n’a pas su protéger » la fillette et que « on a failli dans le suivi des plaintes » — alors même qu’il avait émis en janvier une circulaire imposant le traitement prioritaire des plaintes impliquant des enfants victimes. Une circulaire qui, selon Retailleau, n’a visiblement pas été suivie d’effet et dont personne n’a vérifié l’application.
Le signal d’une défiance profonde
Ce sondage dit quelque chose de plus large que la seule affaire Lyhanna. Que 96 % des 18-25 ans — une génération que l’on présente rarement comme conservatrice — approuvent une mesure de contrôle citoyen de la magistrature, c’est le signe d’une défiance profonde et transversale envers une institution perçue comme fonctionnant en dehors de tout regard démocratique réel. La mort d’une enfant de onze ans, dont le meurtrier présumé était connu des services judiciaires pour des actes similaires, a cristallisé une exaspération qui couvait depuis longtemps.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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7 réponses à “Affaire Lyhanna : 75 % des Français favorables à une cour disciplinaire pour sanctionner les magistrats”
La caste des juges toujours irresponsables doit être purger de ses gôchiasses et le macrongol ne suffira pas?
Mais….QUI , jugera les magistrats ? Si l’on se réfère à ce qu’il s’est produit après 1945 pour les juges collabos , on peut avoir un doute , NON ?
Les juges coupables d’erreurs devront copier 100 fois qu’ils feront attention désormais.
Pas de syndicalisme, pas de politique pour les magistrats et magistrates..devoir de réserve, pour les huissiers : se sont des professions particulières ; sacerdotales , le privilège de juger les autres .
Les militaires ne sont pas syndiqués…
Sinon il reste d’autres professions à pourvoir ( agriculteurs, maçons , qqs mineurs de fond , …)
Encore ce soupçon de « doublon » pour publier , ce n’est pas la première fois : pourquoi ? un homonyme Breton ??
Etonnant qu’aucun parti ne propose des solutions: rétablir la peine de mort et faire faire un stage de sensibilisation aux magistrats qui sont contre (les envoyer discuter avec les proches des victimes, et des assassins aussi).
La sanction n’est pas la solution alors que la Justice dans son ensemble doit être complètement remaniée…manque de moyens financiers, manque de juges, manque de greffiers, manque de personnel dans les tribunaux…..manque de prisons du coup, on laisse en liberté faute de place, idéologie gauchiste de l’excuse permanente des accusés, tolérance laxiste pour les mineurs coupables, Juge d’application des peines qui réduit les années de prison que le tribunal avait prononcées…jugements plus gentils pour les étrangers de peur d’être accusé de racisme, amendes contre les casseurs jamais payées, caméras inutiles pour la racaille cagoulée, masquée, multirécidivistes rarement inquiétés etc…..et on vous parle de priorités ?