Depuis plus de neuf ans, Emmanuel Macron a pu imposer ses volontés au peuple français, comme si ce dernier n’existait pas. Habitué à se sortir des situations parfois gênantes par une simple pirouette, transformant ce qui aurait dû être un dialogue en simple monologue, laissant percer son agacement lors de certaines manifestations, quelquefois allant même jusqu’au mépris, il y a cependant quelque chose qui l’inquiète de plus en plus qui est le vote souverainiste.
Une donnée absente des sondages d’opinion.
Les sondages ne concernent que des personnes physiques potentiellement candidates à l’élection de 2027. Un courant non incarné, même s’il est majoritaire dans le pays, ne peut pas être estimé et ceci ne procède pas du hasard. En effet, rien n’interdit de publier un sondage qui permettrait de savoir si l’opinion des Français exprimée par un « non » largement majoritaire à tout fédéralisme européen a évolué depuis et dans quel sens. Pourtant, ce courant d’opinion existe et est majoritaire. Je pense que la meilleure preuve de ce fait est justement qu’aucun sondage sur ce sujet ne soit publié. Aujourd’hui, les sondages sont utilisés essentiellement comme moyen de persuasion destiné à influencer plus ou moins l’opinion des gens. Si le résultat n’est pas conforme à ce que souhaite ceux qui commandent le sondage, il n’y a pas de sondage du tout et c’est beaucoup mieux.
Dans le jeu politique actuel, aucun des grands partis représentés à l’Assemblée Nationale n’a envie de voir arriver un « outsider » qui, lui, d’une façon transpartisane, serait capable de tout remettre en question en demandant simplement à tous les Français patriotes de se rassembler sur la France, quelque soit par ailleurs leur sensibilité personnelle.
Tous les problèmes sont passés en revue, sauf le plus important.
Chaque parti politique propose, en fonction de son idéologie, une solution plus ou moins viable pour résoudre le problème qu’il pense être essentiel et peut-être même à l’origine de tous les autres.
L’immigration, la dette, la croissance, les dépenses publiques ou encore la transition écologique ou la construction d’une armée européenne et l’avenir de l’Intelligence Artificielle deviennent ainsi des sujets de campagne électorale.
Mais il y en a un que personne ne veut aborder et qui est la place de notre pays dans le grand concert des nations qui est en train de se jouer sous nos yeux. Une nouvelle architecture mondiale est en train de naître et personne ne semble vouloir en parler. Pourquoi ?
Une explication qui vient alors à l’esprit découle directement des paragraphes précédents. Pour qu’un pays ou une nation puisse décider de son avenir en toute indépendance, elle doit être souveraine. Et notre pays a perdu les principaux attributs de sa souveraineté en l’espace d’une trentaine d’année. Cela a commencé par le droit de frapper notre monnaie, transféré à la BCE par le Traité de Maastricht. Ensuite le droit de déclarer la guerre a été limité par notre retour dans le commandement intégré de l’OTAN et enfin le traité de Schengen nous à retiré la maîtrise de nos frontières. Je ne parle même pas de la prévalence des traités européens sur le Droit français.
Dans ces conditions, il ne paraît guère possible pour notre pays d’avoir une politique étrangère qui lui permette d’exprimer ses propres choix. Aussi vaut-il mieux de ne pas aborder le problème. Il y aura toujours des émules d’Henri Queuille pour lesquels « Il n’existe pas de problème que l’absence de solution n’ait fini par résoudre » ce qu’Aristide Briand désignait par « la politique du chien crevé au fil de l’eau »
Aujourd’hui, une telle attitude remet en jeu l’existence même de notre nation. Mais peut-être est-ce l’objectif caché de certains qui se sentent plus « citoyens du monde » et qui ont décidé de ne plus entendre « le cri sourd du pays qu’on enchaîne »
Une union nécessaire et salvatrice.
Beaucoup de gens ont pris conscience de l’état dans lequel se trouve notre pays mais ils ne croient plus dans l’action politique et vont, si nous ne faisons rien, aller grossir les rangs des abstentionnistes au printemps prochain. D’autres ne voient pas dans l’offre limitée des candidatures actuelles celle ou celui qui saurait fédérer tous ceux qui, au-delà des clivages artificiels dans lequel on veut les enfermer, croient encore en leur pays.
C’est à nous qu’il appartient de leur faire comprendre qu’on ne peut compter que sur les Français, quelle que soit leur origine, leur religion ou leur préférence politique que le moment est venu d’oublier ce qui peut nous séparer et de ne voir que ce qui nous rassemble, à commencer par une volonté commune de ne pas laisser défaire la France.
Trouver le moyen de nous compter
Entre les sondages et les enquêtes d’opinion, les pétitions, les différents réseaux sociaux, il y a certainement des moyens simples qui pourraient nous conduire à une estimation de ce que nous représentons et elle sera probablement supérieure au résultat du référendum de 2005.
Le plus difficile sera de trouver ensuite une seule candidature qui ralliera toutes les autres mais ceci peut se faire le plus naturellement du monde entre gens de bonne volonté ayant un objectif commun. Tout n’est pas perdu car, comme le disait le général de Gaulle :
« Là ou il y a une volonté, il existe un chemin »
Jean Goychman 26/06/2026
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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