La République française interdit à un couple d’appeler son fils Fañch : la mairie de Quimper revient sur sa décision [MAJ]

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MAJ : 18h : La mairie de Quimper a finalement fait le choix de contourner cette circulaire « républicaine » et d’accepter que Jean-Christophe et Lydia Bernard nomment leur bébé Fañch.

« Chacun sait ici que cet accent est indissociable de ce prénom breton. D’autres fondements juridiques sont heureusement plus pertinents et solides qu’une simple circulaire. En premier lieu, l’article 75-1 de la Constitution de la République française proclame que les langues régionales sont reconnues comme appartenant au patrimoine de la France. De même, l’article 57 alinéa 2 du Code civil, issu de la loi du 8 janvier 1993, consacre le principe de libre choix du prénom par les parents. Dans le même esprit, la Cour européenne des Droits de l’Homme affirme que le choix du prénom revêt pour les parents un caractère intime et affectif et entre par conséquent dans la sphère de la vie privée » indique la mairie dans un communiqué.  « Il n’y a, à nos yeux, aucune raison, qu’elle soit juridique ou humaine, pour que Fañch soit privé du tilde qui orne son prénom. Ce n’est ni accessoire, ni anodin ».

15/05/2017 –05H15 Quimper (Breizh-info.com) –  Est-ce que l’on verra prochainement des écriteaux dans les mairies bretonnes stipulant qu’ « Il est interdit de cracher par terre et d’appeler son fils Fañch » ?

La question se pose puisqu’un couple de Quimper s’est vu refuser par l’état civil l’enregistrement du prénom de leur fils, né jeudi et prénommé Fañch. Motif : l’État français ne reconnaît pas la lettre « ñ » dans les prénoms, c’est à dire le tilde.

Une circulaire datant du 23 juillet 2014 et publiée au Journal officiel énumère en effet les signes diacritiques autorisés dans l’état civil : le ñ n’en fait pas partie.

Le couple a jusque mardi pour prendre la décision, ou pas, de changer de prénom.

Fañch est un prénom breton équivalent au français François, porté par Fañch Broudig, journaliste et écrivain breton de langues bretonne et française ou encore Fañch Peru, écrivain de langue bretonne.

Dans le même temps, en France, certains parents ont réussi, sans que cela ne pose aucun problème, alors que les choix sont pour le coup très discutables,  à appeler leur enfant Tarzan ou encore Mogwli…

La règlementation est pourtant claire : « Lorsque le prénom paraît contraire à l’intérêt de l’enfant (…), l’officier de l’état civil peut en aviser sans délai le procureur de la République ». Selon l’article 57 du Code civil, celui-ci peut « saisir le juge aux affaires familiales ». Le magistrat peut alors ordonner ou non la suppression du prénom sur les registres de l’état civil. C’est notamment ce qui est arrivé aux parents du petit Titeuf, en novembre 2009. Mécontent, le couple a alors saisi la cour d’appel puis la Cour de cassation, sans succès.

Qui a dit que la République respectait la Bretagne et les Bretons ?

Crédit photos : DR
[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

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22 Commentaires

  1. Cela veut-il dire que des parents, peut être d’origine portugaise mais pas obligatoirement, ne peuvent pas prénommer leur enfant João ?

    • Tant que les Bretons voteront en masse pour la gauche et affidés (Macron y compris !) Vous n’avez pas fini de voir vos prénoms bretons interdits et les prénoms arabes fleurir !

  2. Si ils ne sont pas contents, qu’ils fassent un recours pour excès de pouvoir devant la TA contre a décision d’accepter le prénom de l’enfant, mais la France a un alphabet unique et non un pour chaque région ou pour chaque zone de banlieue…

      • Pourquoi ? Si une personne décide de faire écrire son prénom sur l »état civil en cyrillique, mandarin ou arabe, les justifications seront les mêmes, qu’en direz vous ? Et pour les commentateurs précédents, je n’ai nullement l’impression de me faire humilier

      • Constitution :
        Article 75-1 : « Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France ».
        Qid du cyrillique, mandarin ou arabe.
        Ainsi le Mosselan est la langue la plus proche qui était parlée par Clovis.

      • Le mandarin n’est pas la langue du pays. Le breton est la langue de notre pays. Le français est la langue de l’occupant et utilisée par lui pour nous déraciner.

      • Ces propos que vous citez avec raison sont typiques de l’extème-droite française qui reporte systématiquement la haine qu’elle devrait avoir pour les Africains sur les Bretons. Par pure lâcheté. C’est tellement plus facile de taper sur des petits blancs désarmés par des siècles d’occupation Française.

      • Un prénom français, ça n’existe tout simplement pas. Les prénoms dits « français » sont soit d’origine latino-méditerranéenne, comme Antoine, soit carrément d’origine orientale, comme Jean, Mohamed ou encore Marie, soit encore d’origine Germanique, comme Gérard, etc… Car les Français ne sont qu’un pseudo-peuple de soumis. Un prénom comme Gwenc’hlan ou Gwendal est bien entendu 100% breton. Les Français ne donnent pas de prénoms gaulois à leurs enfants car il leurs prèfèrent ceux des peuples qui les ont soumis au cours de l’histoire, notamment les Francs et les Romains. Les couilles de ces pauvres déracinés se trouvent probablement quelque part dans les ruines d’Alésia.

      • on se tutoie ? On n’élève pas les cochons ensemble à ce que je sache. Je vous pardonne, je suppose que c’est l’habitude de trop traîner ici qui vous fait perdre le sens des bonnes manières.

  3. En même temps, appeler son enfant « Fañch »…C’est le diminutif de Frañsez, équivalent de François en breton. C’est comme si un cake appelait son fils « Riton » à la place de Henri. L’ignorance n’est pas du côté où vous le pensez !

  4. Alors, ce sera « Joao ». Sans tilde.

    Circulaire du 23 juillet 2014 relative à l’état civil :

    http://circulaire.legifrance.gouv.fr/?action=afficherCirculaire&hit=1&r=38565

    >> Ces règles ici rappelées ne font pas obstacle au principe de liberté du choix des prénoms de l’enfant par ses parents : les parents peuvent choisir les prénoms de leurs enfants, pouvant à cet égard faire usage d’une orthographe non traditionnelle, sous réserve toutefois qu’elle ne comprenne que les lettres diacritées et les ligatures de la langue française ci-dessus rappelées.<< (milieu de page 2).

    Bonne journée.

    :-)

  5. Ce que je note c’est que ce sont de Bretons qui sont les outils de leur propre colonialisme en s’autorisant à interdire leur propre langue et leur propre écriture au titre d’un document idiot écrit par des étrangers!

    La Mairie de Kemper a reculé, c’est peut-être un signe des temps… mais le simple fait qu’elle ait pu envisager appliquer cette directive démontre le niveau d’auto-humiliation auquel les Bretons d’aujourd’hui acceptent d’aller pour flatter leur colonisateur : Être raciste et xénophobe envers soi-même!

    Antony Fraisse a raison de se payer notre tête et de comparer notre pays à une banlieue, notre langue à l’arabe et notre écriture au cyrillique!

    En Bretagne, les Bretons sont des étrangers comme les autres… qui souillent la terre de France!

    • Votre langue est le français, mais vos racines bretonnes ont le droit de vivre dans votre region bretonne !
      À vous de voter pour autre chose que la mondialisation à outrance ,

  6. On vit dans un drôle de pays ou un breton ne peut pas appeler son fils Fañch , qui veut dire François en langue française et monsieur Franck Ribéry a été autorisé a donner comme prénom a son fils( Saif al Islam) qui traduit en langue française veut dire
    ( Glaive de l’islam)
    J’ai comme l’impression qu’il y a une discrimination.

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