Tandis que la délinquance inquiète à Vannes, David Robo quitte Les Républicains

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04/09/2017 – 06h45 Vannes (Breizh-Info.com) – David Robo, le maire de Vannes, a décidé de quitter le parti Les Républicains. En effet, David Robo n’apprécie pas la manière dont le parti est actuellement géré et le fait savoir.
Et pendant que le maire de Vannes appelle à la modération son ancien parti, les quartiers sensibles de Kercado et Ménimur continuent de défrayer la chronique.

La fin de l’appartenance aux Républicains

Selon plusieurs sites régionaux, le maire de Vannes ne souhaite plus faire parti des Républicains. « Je ne reprendrai pas ma carte à LR. J’estime que ma famille politique, qui est la droite et le centre, donne une très mauvaise image à travers ce parti. Au lieu de se lancer dans une course à la présidence, on aurait plutôt dû voir quels étaient nos fondamentaux, nos valeurs. Je ne veux pas aller voter pour un candidat qui va se prendre des poignards dans le dos après. Ce n’est pas ça la politique ! La politique, c’est un projet, un programme, des valeurs communes, aujourd’hui, Les Républicains, ce n’est pas ça. »

Le maire de Vannes ne ferme pas complètement la porte à un retour éventuel au sein de la formation de droite. La condition ? Que le parti retrouve « ses valeurs de modération ».

Une modération trop mise en application à Vannes ?

« Des valeurs de modération que Robo ferait peut-être bien de mettre de côté quand on voit l’état de Vannes » glisse un observateur de la politique locale. « Quand on voit la vitesse à laquelle le climat s’est dégradé dans certains quartiers vannetais, quelle ironie que de critiquer la droitisation du parti » estime cet électeur Vannetais, employé d’un commerce donnant sur le port. « Sur le port, on a continuellement des jeunes descendus des quartiers, souvent très jeunes, qui viennent zoner et parfois dealer. Pour le tourisme, ce n’est pas encore trop grave mais il y a là un point de fixation qui peut vite devenir problématique ! Et je ne préfère même pas évoquer Kercado et Ménimur… Quand les plus vieux de ces quartiers débarquent sur le port dans leurs grosses voitures en écoutant du rap à fond, je peux vous dire que tout le monde tourne la tête vers eux, mais eux s’en foutent complètement ! »

Kercado et Ménimur, ce sont les deux quartiers les plus sensibles de Vannes. Deux quartiers où l’immigration extra-européenne s’est agrégée. Deux quartiers où l’islam gagne du terrain, provoquant de graves changements dans la manière dont les femmes vivent l’espace public. Ainsi, en novembre 2016, des associations féministes proposaient d’organiser des « marches de femmes » à Kercado. Mais les femmes du quartier ne souhaitaient pas s’investir « par peur de représailles », notamment des dealers. Car les deux quartiers sont des plaques tournantes du trafic de stupéfiants dans le Morbihan.

A lire sur le sujet : Vannes. Un ancien chef de service de la police municipale témoigne

David Robo, incapable de sécuriser Vannes ?

David Robo est-il capable de prémunir les habitants de Vannes de la délinquance qui ravage les cités bretonnes, plus touchées que Vannes par les violences ? « Il n’a même pas conscience des problèmes » peste notre employé vannetais, particulièrement remonté.
Pourtant, force est de constater que David Robo a annoncé l’armement de la police municipale de Vannes, conformément à ses engagements de janvier.
Une décision bien peu modérée tant elle avait été diabolisée lorsque Robert Ménard avait décidé d’armer ses policiers municipaux à Béziers.

« C’est une bonne chose c’est vrai, mais cela n’empêche pas que rien n’est fait contre la délinquance de Kercado et Ménimur » conclut l’électeur vannetais, décidément peu convaincu par David Robo.

Encore en fin de semaine, un jeune de 17 ans a été arrêté dans Kercado. Sur lui, 12 grammes de cocaïne. Lors de la traditionnelle perquisition policière qui suit ce genre d’arrestations, les enquêteurs ont retrouvé plusieurs GPS et autoradios volés dans des voitures.

La délinquance vannetaise ne semble pas près de s’essouffler.

Crédit photo : DR
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  • Richard Jacques

    Selon cet article Vannes n’est plus une ville française. Si le maire n’est plus capable d’y maintenir l’ordre, notre Gouvernement devrait y envoyer notre Armée, et bien armée, avec ordre de tir sans somation à la moindre insoumission.

    • Gwendal Pennanech

      Moi je trouve que Vannes est au contraire une ville de plus en plus française et de moins en moins bretonne…Nous n’avons ni gouvernement ni armée bretons et c’est une partie du problème justement. Je ne pense pas qu’une affiche  »populations abandonnées, faites confiance au soldat français » soit très convaincante…

  • Frog in Uniform

    « Sur le port avec des grosses voitures et du rap à fond » A vos lance-pierres, les mecs! Un pare brise de BM ou de Merco ça coûte cher, même pour un dealer.