Cambriolages, violences, abus de faiblesse… Délinquance tous azimuts en Loire-Atlantique

Brest

11/09/2017 – 07h00 Nantes (Loire-Atlantique) – S’il y a moins d’agressions, les vols et autres cambriolages continuent ces derniers jours, sur l’ensemble du département. Petit condensé de quelques-unes des affaires du moment.

L’auteur d’un règlement de comptes et une femme fatale maintenus en détention

L’un des auteurs d’un règlement de comptes dans le quartier sensible de la Bottière, le 20 février dernier (2 blessés), a demandé sa libération à la chambre d’instruction de Rennes dans l’attente de son procès. Elle a été refusée. Le père de ce jeune homme de 22 ans, qui a participé lui aussi au règlement de comptes avec un bâton, est opportunément parti « pour raisons familiales » en Turquie et n’a pu être mis en examen. La justice, qui craint que la libération du prévenu ne relance l’insécurité dans le quartier et ne donne lieu à des représailles, le maintient en détention. Il semble établi désormais que la toile de fond du règlement de comptes, ce sont des dettes de drogue.

La chambre d’instruction de Rennes a aussi maintenu en détention une « femme fatale » de Châteaubriant, condamnée déjà en 2008 et 2010 pour escroquerie. Elle avait séduit six hommes, dont un âgé de 83 ans à sa sortie de l’hôpital, et avait bénéficié pour plus de 40.000 € de largesses dont deux voitures de la part de ses victimes. Elle leur promettait le mariage ou des relations sexuelles en échange de cadeaux, en séduisant des hommes fragiles sous de fausses identités. Son compagnon d’alors, qui a bénéficié de certains cadeaux, est mis en examen pour les mêmes raisons.

Cannabis sur l’Ile aux Hérons : procès renvoyé mi-octobre

Il y a aussi du nouveau dans l’affaire des trois hommes qui faisaient pousser du cannabis sur l’île aux Hérons, située sur la Loire entre Nantes et Saint-Sébastien-sur-Loire. Les trois suspects, qui font partie de la même famille – il s’agit d’un père, de son fils et de son gendre, encourent dix ans de prison.

Le prix de leur récolte a été réévalué à 500.000 euros. Ils vivent tous trois au RSA et affirment que la plantation répondait à leur consommation personnelle – une option qui ne convainc pas au vu des volumes et de l’installation (système d’irrigation, pompe à eau, séparation des pieds selon leur variété). Les trois prévenus ont demandé un délai pour préparer leur défense. Le tribunal y a fait droit, a renvoyé le procès au 13 octobre et a placé les intéressés en détention provisoire.

Ils tabassent la patronne d’un bar pour sa recette : deux ans ferme

A Saint-Nazaire toujours, le 14 juin 2017, la patronne du PMU Couleur café situé face à la gare avait été tabassée par deux malandrins qui lui ont volé sa recette du jour (950 €). Ils ont été retrouvés. L’un était âgé de 25 ans et déjà défavorablement connu ; pour trouver l’autre, âgé de 21 ans, les policiers n’ont pas dû aller bien loin puisqu’il était déjà à la maison d’arrêt de Carquefou. Les deux agresseurs ont été condamnés à deux ans ferme, celui qui était en liberté a été placé sous mandat de dépôt à l’issue de l’audience.

Course-poursuite sur l’île de Nantes : le conducteur était ivre

Le 8 septembre vers 3h45, les policiers ont croisé une voiture qui roulait vite tous feux éteints boulevard Léon Bureau, sur l’île de Nantes. Quand ils ont essayé de la contrôler, le conducteur a fui le contrôle en empruntant le quai des Antilles, le quai Wilson puis la direction de Pornic. Les policiers ont tout déployé : sirène, barrage, herse et tutti quanti, il n’en avait rien à faire ; il a même percuté l’avant de la voiture de police qui arrivait à sa hauteur.

Le conducteur a fini par perdre le contrôle de sa voiture et a heurté des panneaux de signalisation. La police a fait souffler le conducteur : il était positif à 0,8 grammes. Il encourt des poursuites et de lourdes amendes pour conduite en état d’ivresse, vitesse excessive, refus d’obtempérer, délit de fuite, mise en danger d’autrui… Il sera jugé dès ce 11 septembre en comparution immédiate.

Il veut planter le patron d’un bar : 4 mois avec sursis

A Joué-sur-Erdre, le client, fort énervé, d’un bar depuis placé en liquidation judiciaire, a été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour menace de mort. Il avait sorti son couteau et avait promis, le 28 février 2016, de « planter » le patron s’il ne lui servait pas une bière, puis avait cassé un carreau alors que d’autres clients réussissaient à le reconduire calmement dehors.

Toujours dans un café, le 2 septembre à Guéméné-Penfao, un restaurateur refuse, vers 22 heures, qu’un client fume dans son établissement – c’est la loi. L’homme s’exécute, et revient avec une barre de fer. Le restaurateur âgé de 63 ans termine la nuit à l’hôpital de Redon, blessé à la tête.

Flagrant délit de tentative de cambriolage quai de la Fosse

Le 7 septembre vers 19h, un homme sonne à un immeuble du quai de la Fosse, et prétend qu’il cherche quelqu’un. A l’autre bout de l’interphone, une jeune femme se méfie et n’ouvre pas. Un quart d’heure plus tard l’homme récidive, puis essaie de forcer la serrure. La jeune femme appelle le 17, paniquée. La BAC interpelle rapidement l’individu, déjà connu pour plusieurs cambriolages. Pour ne rien arranger, il est ivre et a avalé des médicaments. Relâché après sa garde à vue, il sera jugé en mars prochain pour sa tentative de cambriolage, qu’il n’a pas reconnue – il a déclaré en audition ne se souvenir de rien. Pratique.

Blain : 10.000 € de dommages et intérêts pour les salariés qu’il ne déclarait pas

L’ancien responsable d’une entreprise de gardiennage, liquidé en 2014, à Blain, comparaissait pour ne pas avoir déclaré quatre mois de suite ses 15 salariés, et de ne pas les avoir payés. Le prévenu a déclaré à l’audience avoir mal été conseillé et que certains de ses salariés étaient par ailleurs en arrêt maladie. Des explications qui n’ont convaincu ni la victime, ni la justice. Verdict : 4 mois avec sursis et 150 € d’amende, et 10.000 € de dommages et intérêts aux victimes.

Vols dans la police : l’enquête avance au Clos-Toreau

A Nantes, du nouveau dans l’affaire du policier qui volait gilets pare-balles et cartouches de gaz lacrymogène parce qu’il faisait l’objet de pressions dans sa cité. L’un des gilets volés a été retrouvé chez un second suspect dans la même cité du Clos-Toreau, chez lequel des stupéfiants ont aussi été retrouvés lors de la perquisition. L’enquête continue.

Garage cambriolé à Châteaubriant

A Châteaubriant, le garage Peugeot a été cambriolé dans la nuit du 3 au 4 septembre. Rétroviseurs, pare-chocs, jantes, roues et tout ce qui peut s’embarquer facilement a été emmené par plusieurs individus qui ont dépouillé cinq véhicules dont quatre neufs. Une enquête pour vol par effraction a été ouverte.

 

Louis Moulin

Crédit photo : DR
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