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Des manifestations contre les violences policières ont eu lieu aujourd’hui devant plusieurs commissariats de la Police nationale, bâtiments des subdelegations espagnoles et autres représentations de l’état espagnol à Barcelone, Gerone, Figueiras et d’autres villes catalanes. Elles ont attiré des milliers de personnes, essentiellement des jeunes et des travailleurs des grandes entreprises qui ont rejoint la grève générale de demain.

La Mossos a fait venir la police anti emeute avec ses véhicules blindes et grillagés. Les manifestants crient « fora fora fora la policia espanyola » et non à l’impôt mais ils n’essaient pas d’investir le bâtiment violemment

La police catalane fait tampon entre les jeunes manifestants et la police espagnole. Là ils crient « notre police ce sont les Mossos » et « nationalistes assassins« . Il y a de en plus de monde. Maintenant près d’un millier des deux côtés de l’avenue.

Demain, grève générale très suivie, 25% du service de 7 à 9 et 17 à 20, sinon pas de service.

Il y a eu d’autres rassemblements du genre dans la capitale catalane devant les bâtiments du gouvernement fédéral. Les gens qui passent (c’est sur une des plus grandes avenues du centre) klaxonnent pour afficher leur soutien. Les manifestants crient des slogans comme « llura » (libre) et Espagne force d’occupation

MAJ : 22h30 : 93.9 % pour le oui à l’indépendance catalane selon une estimation. C’est le concert de klaxons et de pétards dans Barcelone pour ce qui constitue toutefois un résultat « bananier ».

MAJ : 22h :  Les bureaux de vote ont fermé dans toute la Catalogne. Près de 92 d’entre eux ont été fermés de force par la police espagnole. Trois personnes dont un mineur ont été arrêtées, affirme Madrid. La Généralité accuse la police espagnole d’avoir fait 761 blessés civils.

MAJ : 20h30 :  A l’école de la Pla, 2000 personnes se sont massées dans le bâtiment et aux abords pour protéger la fin des opérations électorales, qui ont pris fin à 19h30. La commission du bureau de vote a demandé aux gens de rester le temps du dépouillement.

Pau dont le nom signifie aussi « paix » en catalan, espère « un Si franc et massif« . Il brocarde la « violence de la police espagnole qui a matraqué les civils qui protégeaient les écoles ce matin« . Notamment à la Berd, où ils ont défoncé les portes au bélier, grimpé sur les barricades et frappé à bras raccourcis les civils assis devant l’entrée.

Cependant presque partout « des gens ont réussi à sauver les urnes et les bulletins« , même si le bureau était finalement fermé.  Nous l’interrogeons sur l’implication extraordinaire de la jeunesse, qui forme le fer de lance des commissions dans les bureaux de vote et des barrages aux abords des bureaux de vote.

« Ils n’ont jamais connu la dictature comme nous soys Franco et ils ne veulent pas la connaître. Ils veulent la démocratie et la République. Après Franco la Catalogne a fait un deal avec l’Espagne : on reste avec eux, mais ils nous respectent. Ce n’est plus le cas et les espagnols sont de plus en plus haineux ».

Sur la place Salvador d’Espriu, entre l’école de la Pla et la gare, des jeunes sortent d’un camion des futs de bière de 50 litres. Ils fêteront le référendum ce soir après 23h. Un grand écran passe en boucle les vidéos des violences de la police espagnole contre les civils catalans.

L’un d’eux rentre tout juste de l’école d’un village dans les collines près de Gerone. « J’espère que ce sera un grand Si. Je ne sais si on peut déclarer l’indépendance immédiatement vu les conditions difficiles du référendum, mais ce qui est sûr, c’est que Rajoy se prend pour Franco« , assène-t-il.

« Maintenant soit il y a une médiation européenne soit on fait une grève générale pour marquer le coup. On va s’en aller, on va être libres. A Madrid, ils sont terrorisés : après nous, les basques, les galiciens et bien d’autres prendront le chemin de la liberté ».

MAJ : 20H30 : Le gouvernement catalan fait état de 337 blessés suite aux attaques de la Guardia Civil. La situation est particulièrement tendue à Gerone et Barcelone où la police a à nouveau essayé de faire irruption dans plusieurs écoles.

Gerone : les civils affluent pour defendre les dernières écoles ouvertes. Des barricades ont été formées autour des ecoles de Palau (ville haute) et de Pla au sud de la ville. A Palau 2000 personnes défendent l’école. Des centaines d’autres affluent ici à Pla où les opérations électorales continuent. La Guardia Civil est dans les parages immédiats mais a déjà été repoussée près de l’entrée centrale.

Quatre écoles ont été fermées à Gerone par la police espagnole, il en reste 4 ouvertes dans l’agglo sur 12 ce matin. Il reste Palau, st  eugenia, la Pla, Eiximenia (pl. De la constitution).

Les pompiers organisent la défense, ils appellent des volontaires pour tenir l’école de la Pla. « Ce matin, le gouvernement espagnol a coupé le système internet de la ville, y compris la veille sanitaire », nous explique un pompier

MAJ : 17h30 : Place de la Constitution à Gerone, les pompiers se sont déployés pour protéger le bureau de vote. La queue dépasse les 100 mètres, on vote au compte-gouttes. Le gouvernement espagnol a bloqué internet et une partie du système de vérification de la présence des électeurs sur les listes tombe en panne régulièrement.

Les pompiers organisent la défense de l’école place de la constitution. Il y a près de 500 personnes massées sur la place.

Xavi a voté ce matin, comme sa compagne : « blanc, car je crois en l’indépendance mais on ne peut pas partir comme ça. Je suis catalan mais pas indépendantiste, je refuse qu’on joue avec les sentiments alors qu’on devrait se battre pour des droits ».

Cela dit l’extrême majorité de ceux qui attendent sont là pour voter « Si ». Une toute jeune femme vient expliquer que le système est encore en panne à la centaine d’électeurs massés dans le petit préau de l’école. Une clameur s’élève « Votarem » (nous voterons).

Gerone porte toujours les stigmates de la Crise, il y a plein de friches urbaines, mais l’indépendance est prête : la banque d’Espagne est murée et les herbes folles poussent sur ses murs. Le nombre de « si » et de slogans indépendantistes sur les murs, essentiellement inspirés par la CUP, dépasse l’entendement. Il y en a partout, plus encore qu’à Vic, la capitale de l’esprit indépendantiste depuis le 18ème siècle. Sur la place, des enfants chantent : « ni française, ni une région espagnole, nous voulons une Catalogne indépendante »

MAJ : 17h : A Girona la ville porte encore les stigmates de la Crise. Les friches industrielles près de la gare tranchent avec la vallée industrielle presque continue le long de la voie ferrée vers Barcelone.

En ville peu de monde dans les rues, mais beaucoup d’affiches indépendantistes et de drapeaux catalans. Bien plus que dans les banlieues de Barcelone où les usines tournent et où vivent beaucoup de personnes qui sont venues d’autres régions espagnoles pour y travailler.

L’indépendance a déjà été préparée : la banque d’Espagne est fermée et murée

MAJ : 16h : A Caldes de Malavella, près de Gerone, on vote (pour l’indépendance) avec allégresse et amour, à en croire les tags faits sur le bâtiment de la gare. Les chemins de fer, considérés comme une administration centraliste et anti-indépendance, sont souvent visés par les tagueurs pro-indépendantistes.

MAJ : 13h40 : à peine 200 unionistes descendent la route Laetana en direction du port. Ils sont peu mais font du bruit, sont chamarrés de drapeaux espagnols et crient que « la Catalogne c’est l’Espagne« . Une bannière de la Phalange est de sortie.

La police catalane les encadre de près mais pacifiquement, alors que ce matin la police espagnole attaquait les bureaux de vote et tirait au flashball dans les têtes des manifestants catalans.

MAJ 13h :  Alain Vidal, 59 ans est venu de Perpignan où il est un sympathisant local de la CUP. « Je suis pour la renaissance des Paisos Catalans : les 4 provinces de la Catalogne qui reviendront 8 vigueries, le nord actuellement en France, Valence et les Baléares ».

Il trouve « lamentable » l’attitude de la police nationale espagnole : « ils se comportent comme une force d’occupation« . Pour lui l’attitude incompréhensible de Madrid, qui ne cesse d’attiser la crise, « est le fruit d’une haine à l’état chimiquement pur. Madrid hait la Catalogne pour ce qu’elle est et refuse de céder sur son identité nationale ».

Passe Ramon Bosc, député ERC au Parlement de Catalogne. Nous l’interrogeons au sujet des incidents provoqués par la police espagnole dans plusieurs bureaux de vote notamment à Barcelone et Gerone. « On n’a jamais vu ça depuis Franco. Il y a eu 38 blessés dont 2 graves à Barcelone ce matin, des bureaux ont été attaqués à Gerone, Sabadell, San Carlos de la Rapita. Mais c’est à Barcelone où il y le plus de votants qu’il y a eu le plus d’attaques, au moins une douzaine ».

Comment envisage-t-il le jour d’après si le Oui l’emporte ? «  Tout dépend de la folie de Madrid. S’ils persistent, on réclamera la médiation de l’UE et de l’ONU ». Il en profite pour démentir énergiquement la rumeur, propagée par la presse espagnole, selon laquelle la Généralité naturalisera 820.000 migrants au lendemain de l’indépendance : « ce n’est pas du tout à l’ordre du jour »

Et si Madrid fait donner la troupe, en envoyant les soldats mater la Catalogne insoumise ? « Regardez nous, regardez ces gens qui votent. Nous avons pas d’armes sinon nos portables, nos votes et notre détermination ».

MAJ : le point sur les réseaux sociaux

01/10/2017 – 11h30 Barcelone (Breizh-Info.com) – Ce matin à 6h les Mossos d’Esquadra (police régionale catalane) ont refusé de vider les bureaux de vote. Ils en ont visité une quinzaine devant lesquels des citoyens se sont massés par dizaines. Des familles entières, du nourrisson à l’aïeule, décidées à protéger leur droit de vote.

Vers 8h la Guardia Civil (police fédérale espagnole) a débarqué dans Barcelone et essayé d’empêcher le vote. Comme dans l’école Ramon Llull, au carrefour des rues Sardenya et Consell del cens.

« Vers 8h30 alors que le vote a commencé ils ont cassé la porte et raflé l’urne ainsi que les bulletins » nous explique Anna Ferret, la cinquantaine. Des centaines de riverains se sont massés pour protéger l’école et empêcher la police d’approcher, tandis que l’hélicoptère tournoyait au-dessus du quartier.

Francisc est le responsable de l’une des dix tables du bureaux. « Ce n’est pas la démocratie de nous empêcher de voter ». Jessica, 33 ans, est indignée : « ce sont des malades ! A Madrid ils sont fous! ».

Envoyé de la Généralité, Jaume Carbon nous explique que d’autres bureaux ont été investis par la police. Notamment à Gerone, vers 10h, ce qui a donné lieux à des affrontements avec les civils catalans exaspérés. « Mais dans beaucoup d’autres on vote normalement ». La Généralité y a amené au dernier moment le matériel électoral très tôt ce matin.

Le bureau de l’école Ramon sera, lui, fermé à 10h15. La Généralité a annoncé ce matin que les Catalans peuvent voter dans n’importe quel bureau ouvert grâce à un système de listes universelles. « C’est un système digital« , nous explique Francesc. « La prise de contrôle des centres télécoms catalans par la police espagnole ne change rien pour nous. On votera normalement ».

Vers 10h30 alors que la police a essayé d’investir de force le bureau de l’école Ramon Llull, des centaines de Catalans, souvent très jeunes, les ont chassés et poursuivis sur 300 mètres dans la rue Sardinya jusqu’à la Grande route des Paisos catalans. Ils criaient « Votarem » (nous voterons) et « Assassins« .

La police espagnole répliquait en tirant des flashballs à tir tendu dans la tête des manifestants. L’un d’eux, blessé à l’oeil, risque de le perdre. La police espagnole a été, elle, chassée du quartier.

De notre envoyé spécial à Barcelone, Louis-Benoit Greffe

Crédit photo : breizh-info.com
[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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10 Commentaires

  1. Les présidents des parlements autonomes sont nommés par le roi comme le veut la constitution. Le parlement catalan est légitime. Nous avons pu entendre le représentant du parlement catalan en France ces deux derniers jours.
    Force est de constater que c’est bien en Europe que des forces de police et des armées s’opposent par la violence à le tenue d’un scrutin voulu si ce n’est par une majorité, par une part importante de la population d’une région autonome.
    Le silence des gouvernements européens est assourdissant. Il est clair qu’ils considèrent que c’est par effet indirect un sérieux coup porté à l’UE. Sans oublier les racines historiques de l’autonomie de la Catalogne dont les habitants sont un des peuples européens historiquement reconnus, c’est bien l’UE qui a rendu possible cette situation. En effet dans sa volonté si ce n’est de détruire les états mais de les affaiblir à son profit, elle a instauré de multiple liens direct entre les régions des états membres et Bruxelles. Nous français n’y échappons pas. Tous les parlements régionaux usent du droit et des moyens qu’ils ont de conduire des politiques en partenariat avec l’UE. Comment aujourd’hui s’étonner que dans un pays comme l’Espagne, où les régions autonomes sont inscrites dans la constitution, les parlements élus disposant d’une grande autonomie, un région qui représente plus du quart de la richesse de l’Espagne ne veuille s’émanciper de l’état centralisateur. N’oublions pas que partisans du oui ou du non ne remettent aucunement en cause leur maintien dans l’Europe. Comme pour l’Ecosse, c’est un argument pour les deux partis, les oui estiment avec raison que l’Europe les acceptera, les non veulent faire croire que les indépendantistes veulent en sortir.
    En Catalogne aujourd’hui, nous vivons aussi en direct le résultat d’une politique européenne qui aboutit à la déstabilisation des nations. Sur le terreau encore tiède du drame de la guerre civil espagnole (Franco est mort il y a seulement 40 ans) les apprentis sorciers ont ouvert la boîte de Pandore.

  2. Au moins les Catalans eux assument leurs propres décision, alors que nous les Bretons (l’une des plus anciennes nations d’Europe) nous en sommes rendu à nous disputer pour d’avoir s’il vaut mieux voter pour le Parti Socialiste Français ou pour le FN (parti qui ne rêve que de renforcer l’état-nation aux détriments des nations réelles de l’Hexagone).

    Félicitations aux Catalans! Félicitation aux Corses qui suivent le même chemin! Félicitation aux Écossais qui continue le travail…!

    Quand aux Bretons… recherchent désespérément un maître pour les tenir en laisse et leur jeter des croquettes…. Si affinité, ils remuerons la queue…!

  3. De mon point de vue, les européistes jouent sur les deux tableaux. ils attendent seulement de voir de quel côté penche la balance. C’est de toute façon une mauvaise nouvelle pour les défenseurs de l’état nation. L’UE pour l’instant s’en sort même lâchement, gagnante quoi qu’il arrive. les partisans des deux partis veulent y rester. aucun commentateur ou politique, excepté Zemmour, ne dénonce la responsabilité de sa politique dans la promotion des régionalismes. la réaction du premier ministre belge est en ce sens très explicite.

    •  »C’est de toute façon une mauvaise nouvelle pour les défenseurs de l’état nation ».

      On devrait dire plutôt les appeler états anti-nations. Puisque leur édificaiton s’est faite contre les nations, en broyant les peuples. La révolution française a accéléré le processus de formation de ces monstres en faisant croire que c’est l’état qui crée les nations au lieu d’en être le prolongement. Quand on y réféchit il n’est pas bien étonnant que la confrontation de ces états fondés sur l’oppression et le crime révolutionnaire ait abouti aux guerres civiles européennes de 1914-1918 et 1939-1945. L’escroqurie intellectuelle fréquente consiste à désigner l’impérialisme des états anti-nations comme du  »nationalisme » . En général pour le conspuer – approche tactique de la part des internationalistes qui , dans leur espoir fou de créer un monde globalisé et unifié , utilisent le repoussoir de cet impérialisme pour discréditer les combats authentiques des peuples (sauf lorsque cela les arrangent comme dans le cas du tiers-mondisme). On ne répétera jamais assez que l’état anti-nations est l’antithèse du nationalisme!

  4. Beaucoup de blabla dans ses commentaires. Nous avons des millions de personnes qui bravent la police espagnole pour exprîmer leur désir de décider de leur avenir. Il n’y a aucune raison pseudo-légale qui soit au dessus du droit des peuples à l’auto-determination. Et que cela réjouisse ou atterre les États ou la Commission européenne n’y change rien. Chapeau bas aux Catalans, on aimerait sentir la même force dans le peuple breton . Rien n’est perdu cela viendra peut-être l’Histoire réserve des surprises.

  5. Elections truquées; bulletins sans enveloppes, certains se vantent d’avoir voté une vingtaine de fois; il était possible de voter sans carte d’identité. Evidemment, les medias sont à 100% en faveur des indépendantistes car le nationalisme c’est le mal absolu, sauf pour des indépendantistes. On peut aussi redouter que cette secession ne finisse par créer non pas une Catalogne indépendante, mais une enclave islamique

    • On ne peut d’un côté entraver le vote des Catralans,et ensuite se plaindre d’irrégularités éventuelles. Il fallait y penser avant! Si le gouvernement espagnol voulait un vote irréprochable il lui aurait été facile d’accompagner le scrutin au lieu de chercher à le saboter. Et d’ailleur puisqu’on nous serine que les Catalans étaient censés être favorables au maintien du statu quo pourquoi tant d’obstruction? Pourquoi ne pas simplement faire la preuve par le vote?
      Le gouvernement espagnol a été en dessous de tout voilà la réalité.
      Vous semblez confondre étatisme et nationalisme. L’Espagne ou la France sont des états multinationaux avec un centre qui cherche à dominer des peuples périphériques. Cela déshonnore le concept de nationalisme et ce n’est simplement pas un système viable. Les médias? Ils sont en effet largement anti-nationalistes. C’est d’ailleurs pour cette raison que Libération a fait paraître des articles pro-Espagnols pour ne citer qu’un exemple. Mais devant les violences inacceptables aux vues de tous il était tout de même un peu difficile de maintenir cette ligne éditoriale. Une fois la crise passée on rappellera dans la presse comment l’indépendance n’est pas souhaitale etc. A n’en pas douter.
      Quant aux enclaves islamiques elles se créent sous nos yeux. Le renaissance des peuples européens est la seule chance de s’en sortir. Cette renaissance suppose de remettre à la poubelle les Etats anti-nations issus des lubies de la révolution française. Ces états déracinés et mélageurs de peuples ne sont sûrement pas un rempart contre quoi que ce soit- la France bien plus que l’Espagne en offre l’exemple. Le choix conceptuel est entre d’une part le déracinement: hier breton, aujourd’hui français, demain françarabe ou eurabien. Ou bien la fidélité à son peuple et sa civilisation: Breton toujours, celte à jamais, et européen. La seule voie de salut est de se retrouver entre eurropéens dans le respect de nos peuples placés sur un pied d’égalité. Bretons, Catalans, Franciens (ce quíl en reste) etc. Avec au dessus une vraie (con)fédération qui agisse dans l’intérêt de l’Europe. Un peu comme en Suisse. C’est l’Europe aux Cent Drapeaux. Elle n’arrivera peut-être pas. Mais elle serait la seule solution viable.

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