07/11/2017 – 06H45 Paris (Breizh-info.com) – Nous poursuivons aujourd’hui une série de portraits de journalistes ou polémistes qui comptent parmi les fers de lance de l’information alternative et du renouveau journalistique. Une information alternative qui touche un public de plus en plus large, jeune, et qui n’a plus rien à envier, techniquement comme en terme de contenu, à la presse mainstream. Bien au contraire. 

Aujourd’hui, focus sur celle qui est en train devenir la journaliste préférée de la jeunesse de droite, particulièrement appréciée dans les milieux catholiques, Charlotte d’Ornellas.

A 31 ans, cette dernière s’est fait un nom dans le milieu du journalisme depuis quelques années, grâce à ses reportages, sur TV Libertés, Boulevard Voltaire, mais aussi dans Valeurs Actuelles (pour qui elle travaille désormais à plein temps) ou dans Présent. Catholique pratiquante, elle n’a jamais hésité à  s’investir pour soutenir les chrétiens d’Orient menacés par la barbarie islamiste (notamment via l’association SOS Chrétiens d’Orient).

Ce qui lui a également ouvert des portes en Syrie et de proposer un autre point de vue sur le conflit syrien, mais aussi sur Bachar el Assad, tandis que la presse mainstream s’est toujours contentée de  recopier les dépêches de l’AFP reprenant les communiqués du très controversé Observatoire syrien des droits de l’homme.

Cet engagement lui a donné sa force de conviction, et un tempérament à la fois fonceur et déterminé. C’est grâce à cela qu’elle arrive, y compris dans un milieu presque totalement à gauche (celui des médias et particulièrement des médias parisiens) à se faire inviter, à pouvoir donner son avis, à pouvoir porter la parole et l’analyse de la jeunesse de droite enracinée. On la retrouve désormais de plus en plus fréquemment en tant qu’intervenante sur Cnews, signe que des portes se sont ouvertes depuis qu’elle a débuté dans le journalisme.

Et ces portes ouvertes ne la font pas « lisser » son discours, bien au contraire. Ses coups de gueule et ses analyses ont désormais plus d’audience – et contribuent également à lui donner une assise sur laquelle elle construit son chemin professionnel et militant, car Charlotte d’Ornellas ne se cache pas d’être une journaliste militante, droite dans ses bottes (ce qui n’est pas le cas des journalistes de Streepress par exemple, qui n’assument par leur militantisme lorsqu’ils dressent son portrait)..

Nous lui avons posé deux questions à ce sujet, sur sa conception du journalisme au XXIème siècle :

Breizh-info.com : Qu’est-ce que représente le journalisme pour vous ?

Charlotte d’Ornellas : Je crois qu’on en fait parfois un mythe alors que c’est un métier et qu’il ne faudrait pas l’oublier. C’est un métier magnifique et que j’ai réellement passion à faire mais c’est aussi un moyen de gagner sa vie qui n’est pas, justement, toute sa vie. C’est un métier qui se résume assez simplement finalement : il consiste à informer. C’est-à-dire à prendre le temps que d’autres n’ont pas pour obtenir une information, la retranscrire, la décrypter voire l’expliquer. C’est aussi aller sur le terrain pour voir la réalité, et la transmettre telle qu’on l’a vue.

Breizh-info.com : Quelle est votre vision du journalisme ?

Charlotte d’Ornellas : Ma vision du journalisme découle directement de la définition que je viens d’en donner. Mais il est intéressant de s’attarder un peu sur la deuxième partie : il s’agit en effet de voir la réalité et de la transmettre. Et c’est justement pourquoi il ne peut être – à mon avis – question d’objectivité dans ce métier. On gagnerait à pousser les journalistes à être honnêtes plutôt qu’à leur faire revendiquer une « objectivité » qui est une utopie.

Par définition, les journalistes sont des sujets et non des objets, et leur regard est donc subjectif. Ce qui n’est pas un mal en soi évidemment. Mais cela devrait nous imposer le respect – surtout dans le service public – d’un pluralisme des regards et donc des discours sur la réalité. Je n’ai jamais cherché à être un robot et donc à devenir objective, c’est peine perdue.

Je m’impose en revanche d’être honnête et j’espère y parvenir même lorsque c’est plus difficile pour moi. Il y a aujourd’hui plusieurs raisons à la détestation populaire que provoque notre métier mais celle qui est souvent évoquée par ses détracteurs est l’uniformité du discours, voire le mensonge dont se rendrait coupable la profession. Il y a des journalistes malhonnêtes, c’est entendu. Mais je pense que la majorité de mes confrères ne l’est pas et que l’uniformité du discours tient de l’uniformité des journalistes eux-mêmes : ils viennent des mêmes couches sociales (plutôt aisées), ont fait les mêmes études, se connaissent, se comprennent et vivent entre eux. Cela génère un milieu homogène et sans contradiction qui se coupe peu à peu des réalités qui ne sont pas les siennes et qui sont pourtant celles de millions de Français.

Sans compter que le « politiquement correct » est une réalité : nous nous sommes habitués – par idéologie, conviction ou paresse – à penser ainsi et le « dérapage » est si surveillé que nous travaillons en permanence sous le contrôle de… nous-mêmes. Je crois davantage au poids de l’autocensure dans mon métier qu’au poids de la censure elle-même. Et c’est une insulte bien plus grande à l’intelligence, à la réalité… et in fine, à notre lectorat.

Nous ne pouvons également que vous proposer de revoir l’émission que lui avait consacré TV Libertés à l’occasion des zoom d’été , pour mieux la découvrir :

En conclusion, Charlotte d’Ornellas fait partie de cette nouvelle génération de journalistes, celle qui veut bousculer les codes d’une profession jusqu’ici totalement sous influence idéologique de la gauche et de l’extrême gauche (lire « les petits soldats du journalisme »).

Et pour renverser la table, rien de bien difficile : il suffit d’être honnête, et de savoir écrire, analyser, enquêter, et de rendre compte de la réalité . Une réalité que trop souvent, les journalistes « du camp d’en face » – englués dans leurs grilles idéologiques – jugent insupportables ..donc inavouable.

Avec le journalisme alternatif qui se développe un peu plus chaque semaine, et grâce aux générations montantes (sérieuses, et professionnelles), ils risquent toutefois de finir, au mieux dans les cabinets chargés de la communication de leurs protégés, au pire chez Pôle emploi. A moins d’ouvrir les yeux !

Yann Vallerie

Portrait. Vincent Lapierre, le journaliste dissident et insolent qui monte, qui monte…

Crédit photo : DR
Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine.

8 Commentaires

  1. Charlotte d’Ornellas a la fraîcheur et l’intelligence de cette génération montante au professionnalisme persévérant et éclairé qui commence à assainir le niveau de submersion d’une propagande politico-médiatique véhiculée par la meute d’une kyrielle de petits Kommissaires zélés dans leurs propos qui ne devaient pas être interrompus dans la diffusion du prêt-à-penser socialo-coco & co.

  2. Non seulement, elle fait un excellent travail, est très intelligente et cultivée mais, en plus, c’est une très belle femme élégante.

    Si la droite catholique était toujours représentée par de telles personnes, nous galérerions moins à enthousiasmer les foules pour nos combats.

  3. Comme son patronyme l’indique, c’est une migrante, dont une pro-immigration. Et comme son discours et son comportement l’indiquent, c’est aussi une remplaciste acharnée.

  4. Charlotte d’Ornellas démontre bien qu’un journalisme de droite décomplexé peut exister…
    Pour cela, il faut des journalistes cultivés, intelligents et crédibles…

    Le problème, c’est que Charlotte d’Ornellas est une journaliste française et que nous sommes en Bretagne…
    Alors franchement savoir qu’en France, en Allemagne, en Italie, se trouvent des journalistes de droite crédible, cela nous apporte quoi en Bretagne???

    Ce qui nous faut, c’est des journalistes bretons de droite crédibles de la même manière… et qu’on arrête de rêver en regardant le succès des autres…!

    Dans le monde des droites nous les Bretons sommes de sacrés numéro, à rêver pour notre pays d’une droite nationaliste conservatrice exogène…!

  5. C’est bien parce que la majorité des Français sont insensibles à la marginalisation des Bretons que les Bretons doivent rappeler la marginalisation des Corses, Alsaciens, Basques, Vendéens et autres « bouseux ».
    Parce qu’un Breton ne parlant que de la Bretagne à un Français aura surtout tendance à conforter le Français dans son idée que le Breton est un chauvin bouseux.
    Personnellement, dès que je commence à parler d’un changement de statut de la Bretagne à un ignorant, je place très vite Pasquale Paoli.
    Qu’un Breton lui apprenne ce que la France cache mais au sujet de la Corse: le vertige en face est prodigieux.
    Quand un Breton veut lui apprendre la grandeur bretonne et il y a, au mieux, un gentil paternalisme en face.

    Sur votre message précédent, effectivement, breizh-info.com se singularise par sa capacité à oublier la Bretagne dès qu’on touche au BBR.

  6. Je pense simplement que la plupart des soi-disant catholiques français sont hostiles à la messe en breton ce qui fait d’eux en réalité des hypocrites et donc des chrétiens tout à fait douteux

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