Saint-Avé (56). L’hôpital (EPSM), haut lieu du trafic de drogue dans le département [Exclusif]

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20/11/2017 – 06h00 Saint-Avé (Breizh-info.com) – Depuis le début des années 2000, on assiste à l’explosion de la consommation de cannabis en France. Le coût sanitaire et économique n’est pas communiqué, si tant est qu’il y ait une volonté politique de le mesurer. Un fléau importé qui s’ajoute aux ravages de l’alcoolisme et même les dépasse. Les hôpitaux psychiatriques s’en trouvent affectés, dont l’EPSM (établissement public de santé mentale) de Saint-Avé, dans le Morbihan, au centre d’un trafic de drogue dont nous avons été alertés et que nous avons pu vérifier.

Un constat

Il suffit de traverser le parc de l’hôpital pour observer le trafic illicite. Il s’y déroule, désormais à peine dissimulé, et organisé en relation directe avec les quartiers « difficiles » de Vannes (Ménimur et Kercado) où des opérations de police ont gêné les affaires. On dit qu’il  s’est déplacé à l’EPSM dont la réputation en la matière n’est plus à faire bien au-delà de ses murs.

Le commerce se déroule derrière les bosquets, devant le garage mais aussi derrière la cafétéria à quelques mètres du panneau d’information sur la vidéo-surveillance du site, solution prétendument efficace à la sécurité et au trafic de drogue. Il s’en vend même sous les fenêtres des services et jusque dans les services d’hospitalisation.

Les personnes hospitalisées et leur famille témoignent. Des patients ont peur, se plaignent de menaces, de subir harcèlement et pressions pour consommer des toxiques, pour en introduire dans les unités de soins, pour en dissimuler dans leur chambre. Certains se plaignent d’être incommodés par la fumée ou l’odeur du cannabis jusqu’en dehors des espaces fumeurs. Certains revendeurs tentent de s’imposer à la concurrence. Des trafiquants étrangers à l’hôpital y entrent avec leurs véhicules, sous les caméras de vidéosurveillance, et y stationnent à proximité de la cafétéria pour se livrer à leur commerce en toute impunité. Leurs voitures sont identifiées. L’observation n’est pas nouvelle, puisque des témoignages rapportaient déjà une grande variété de toxiques dans certains coffres.

Une famille s’est plainte qu’un proche malade était devenu toxicomane lors d’une hospitalisation à l’EPSM. Une autre ironise sur les pancartes de la campagne d’incitation à l’arrêt du tabac. Une autre se plaint de l’absence de réponse de l’administration à un courrier. Des soignants ont eux-mêmes alerté leur hiérarchie. Une soignante s’est même vue proposer du cannabis dans le parc. La rumeur rapporte qu’un individu hospitalisé aurait tenté de placer de l’argent issu de son trafic à la banque des malades, ce qui pose la question du blanchiment d’argent. Un autre dissimulait dans sa chambre une liasse de billets. Un commerce lucratif aux dépens d’une population vulnérable. Certains individus n’hésitent plus à provoquer, défier et menacer les équipes soignantes. Un caïdat – territoire où les caïds font la loi – s’installe. On observe déjà le développement d’un trafic de cocaïne.

La distinction n’est pas absolue entre trafiquants, consommateurs et malades. Il y a des superpositions entre ces trois populations, il n’est pas rare que certains individus malades revendent et consomment.

Les conséquences

Les personnes souffrant de troubles mentaux, notamment de troubles schizophréniques et de troubles limites de la personnalité (borderline), sont particulièrement vulnérables et influençables, en quête d’un mieux-être. Le THC (tétrahydrocannabinol) du cannabis favorise l’émergence des psychoses sur des personnalités prédisposées plus sensibles, en aggrave les délires les hallucinations et les symptômes déficitaires, il n’est pas forcément apaisant comme certains voudraient de faire croire mais peut provoquer une paranoïa et des passages à l’acte violents, une des causes du recours accru à l’isolement voire à la contention des malades, solution ultime aux situations dangereuses hors de contrôle.

Il altère le discernement et le contrôle des actes, il ralentit, abrutit et déconnecte des réalités, il participe à démotiver et rend les malades moins accessibles et les troubles résistants aux traitements. Il en résulte une multiplication et une prolongation des hospitalisations psychiatriques.

Il en découle un découragement et une lassitude des soignants, réduits à l’impuissance. La peur s’installe également parmi les professionnels de la santé.

Quelles réponses apportées par les pouvoirs publics ?

Aucune pour le moment. Certes il n’existe pas de solution simple. Encore faudrait-il en chercher. La direction de l’EPSM a été alertée à plusieurs reprises depuis plusieurs années, elle a interpellé les autorités, une surveillance du parc de l’hôpital aurait été mise en place, semble-t-il aveugle.

Concrètement aucun résultat. L’hôpital lieu de soin est devenu une zone de non-droit dans une société qui ne protège plus ni ne respecte même plus les plus vulnérables. «  Un silence et un laxisme complice et coupable vis-à-vis d’une drogue dont le commerce participe au financement du terrorisme islamique. ”  nous glisse notre lanceur d’alerte, qui dénonce  » Le zèle de statisticiens qui reprochent aux soignants de trop enfermer mais ne s’interrogent pas sur les causes. “

Et ce dernier d’expliquer ce que font les pouvoirs publics :

 » Les autorités font par ailleurs des discours sur l’éthique et la qualité des soins.

Une judiciarisation pesante portant exclusivement sur la pratique du soin et qui en détourne les soignants, la primauté du Droit sur le soin.

Les discours idéologiques et électoralistes d’une certaine caste politique irresponsable, autoproclamée progressiste, qui propose la légalisation du cannabis, message incitatif mal compris par une population qui souffre de troubles du jugement et confond innocuité avec légalité. La drogue pour une société qui a perdu ses repères et va mal. Il est vrai qu’historiquement l’état français n’a jamais adopté une position claire concernant les addictions, profitant des addictifs à l’alcool, au tabac et aux jeux aux dépens de leurs finances et de leur santé. A quand une TVA sur le cannabis made in France ?

La promotion du cannabis thérapeutique, un mythe vaguement écolo concernant la population psychiatrique, trompant les malades en quête de solutions thérapeutiques alternatives aux produits de l’industrie pharmaceutique. En témoigne récemment un reportage de TF1 qui faisait publicité à l’ambitieux et lucratif commerce de cannabis produit par Israël qui attend l’évolution de la législation française. Seuls certains cannabinoïdes isolés autres que le THC justifient des recherches médicales, qui devraient rester indépendantes des lobbies de producteurs. « 

Il semblerait, qu’après avoir été mis au courant d’une publication possible de cette affaire, les choses s’accélèrent à Saint-Avé, judiciairement parlant justement …

Crédit photo : DR
Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine.

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3 Commentaires

  1. Le haschisch vient du Maroc!
    Les terres agricoles du Maroc sont de plus en plus importantes à cultiver le haschisch…le roi du Maroc  »ferme les yeux » parce que cette drogue fait rentrer des  »sous » dans son pays……ce pays qui était si riche au temps de son protectorat français…mais dont la majorité de ses habitants crèvent de faim, actuellement! ..Les Marocains ont voulu être  »indépendants », ils ont fait des  »atrocités » sur les non-musulmans afin d’obtenir cette  »indépendance »…maintenant que les Marocains RESTENT dans  »leur » pays!

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