Nouvelle « culture » bretonne. « Jet ski, chicha, cocktails », Brest terre de rap

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Pour beaucoup de personnes, la Bretagne dispose encore d’une identité forte et relativement différente du reste de l’Hexagone. Ce qui supposerait qu’elle ne soit pas (encore) exposée à une certaine culture urbaine et aux maux qu’elle reflète. Une idée qui s’avère fausse lorsque l’on s’intéresse au développement de la scène rap dans la péninsule bretonne.

Un genre musical qui rencontre un franc succès et qui véhicule bien les mêmes valeurs que celles prônées dans les banlieues d’Île-de-France. Dans un premier temps, intéressons-nous à la situation de Brest où les cités de Pontanezen et Bellevue font autant parler d’elles dans les faits divers que dans le monde du rap local.

Les Enfants du Cercle

Parmi les piliers qui permettent à toute cette culture rap de se développer à Brest, il y a le studio d’enregistrement et label baptisé Les Enfants du Cercle. De nombreux rappeurs locaux passent ainsi par ce label afin d’assurer leurs productions.

Créé en 2008, il le fut tout d’abord dans le but de produire le groupe de son fondateur, un certain Poochka (signifiant « arme » dans le langage de rue). Un groupe dénommé alors 187 et utilisant les thèmes habituels du rap : argent et violence déclinés sous toutes leurs formes.

Siren, AZAK et les autres

Autre membre des Enfants du Cercle, la rappeuse Siren. L’une des rares femmes à exercer dans un milieu ou l’écriture inclusive n’est pas encore à l’ordre du jour. Étrangement, le monde du rap ne subit pas les foudres des féministes et des pourfendeurs du patriarcat. Une raison sous-jacente nous échapperait-elle ?

Dans un style particulièrement agressif, le duo AZAK se fait également remarquer. Dans le clip ci-dessous, il est par ailleurs amusant (ou pas) de noter le contraste entre la quiétude des landes de Bretagne en temps normal et le ton vindicatif du morceau en question.

Le Faour : du rap au Faou

Et puisqu’il est question de détourner des clichés bretons, notons qu’une chaîne YouTube dédiée au rap a vu le jour au Faou, modeste commune de la lointaine périphérie brestoise. Contrairement aux idées reçues qui voudraient qu’elle soit épargnée, le rap s’implante aussi en campagne.

1118 Entertainement, l’ambition rap de Brest

Non, il ne s’agit pas d’un club pour apprendre à compter en breton mais d’un nouveau collectif destiné à mettre en avant le rap à Brest. 11+18 = 29, voilà l’explication de l’appellation faisant référence au département du Finistère. Le collectif se compose ainsi de quatre garçons, tous passionnées de rap : Amir Belghit, Maxime Guena, Vincent Le Nen et Naouir Bounou.

Drax’s de Kernilis et ses 91 000 vues

Si le nombre de rappeurs se multiplie au bout de la Bretagne, c’est que la demande du public est là. En témoigne l’émergence de Drax’s, jeune garçon de 18 ans à peine encore inconnu il y a un an. Son titre Sans rancune a enregistré plus de 91 000 vues à ce jour. Bien que son clip se déroule à Brest, il est originaire de la commune de Kernilis, modeste bourg coincé entre Plouguerneau et Lesneven, à 30 kilomètres au nord de l’agglomération brestoise.

Le pays du Léon, terre jadis réputée pour l’austérité et l’ardente foi catholique de ses habitants, serait-elle donc en train de devenir une terre de rap, soumise aux mêmes « maux de la rue » que Paris ou Marseille ?

Drax’s offre par ailleurs aux jeunes bretons du cru la possibilité de s’enrichir aux contacts de cultures nouvelles issues de la diversité, comme en atteste le clip ci dessous.

« De l’Est à Brest, cousin, tu connais les bayes »

Un jeune groupe de rap nommé Akatsukick fait également parler de lui. Ses membres se nomment Amin, Bachir, Sofiane et Rayan. Avec plusieurs clips enregistrant des dizaines de milliers de vues sur YouTube, le groupe s’est par la suite rapproché du studio des Enfants du Cercle évoqué précédemment.

https://www.youtube.com/watch?v=iJNvE-KcRo0

« On connait la crise, la gue-dro, la tise », « Jet ski, chicha, cocktails », c’est désormais toute une partie de la jeunesse bretonne qui se retrouve dans les préoccupations d’Akatsukick. De quoi ravir le Conseil régional, qui a si souvent fait de la « promotion de la diversité culturelle » de la Bretagne l’une de ses priorités.

Un bémol toutefois, le public de ces musiques « actuelles » n’a pas la même conception de la diversité que les élus socialistes bretons. Peu de chance donc de croiser les fans de rap brestois dans un fest-noz antifasciste. Ni même à un concert de Matmatah ou autre Miossec chancelant sur son titre Brest : « Mais il fallait bien qu’un jour je disparaisse/Doit-on toujours protéger l’espèce ? ».

Des paroles prophétiques qui annoncent effectivement la disparition d’une certaine scène, celles des rockers quadragénaires restés bloqués au siècle dernier, au profit de la nouvelle. Celle du « rap game », à Brest comme partout ailleurs en Bretagne. Nous le verrons dans un prochain article.

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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9 Commentaires

  1. Vous je ne sais pas, mais moi perso je n’ai pas réussi à tenir plus de dix secondes par clip…
    #LeRapC’EstFini
    #MettezVousAuTrombone

  2. Les musulmans ont chassé TOUS les non-musulmans..
    ..de leur pays natal! Puisqu’ils sont si heureux dans  »leur » pays  »indépendant » ils devraient y RESTER!.. Le F.L.N. a  »nationalisé » les biens des non-musulmans, en Algérie, et, maintenant, les membres du F.L.N
    . achètent des propriétés, en France, avec de  »l’argent sale ».. les musulmans viennent, chez nous, pour vendre de la drogue, pour  »tout casser » et profiter des  »aides » que les  »vrais » Français non-musulmans leur versent, grâce à leurs impôts.. qui sont énormes.. parce que nos politicards accueillent plus généreusement les terroristes musulmans  »étrangers » qu’ils n’ont accueilli les  »Français » non-musulmans!…

    • Qui a autorisé ces achats de propriété dans les grands boulevards parisiens ? Qui a programmé la « dénationalisation » des biens français ? Qui a fait venir tous ces « musulmans » comme vous dites, par des lois éditée et réfléchies, car à ma connaissance, ils n’ont pas forcé les frontières les armes au poing, comme l’avaient fait les vikings ou les mongols ? Qu’on le veuille ou non, il y a forcément collaboration du gouvernement français, et donc : du peuple français. Pourquoi ? Par laxisme ? Par masochisme ? Pourquoi les français travaillent-ils avec autant d’acharnement à détruire leurs origines, leur culture, leur religion, leur morale, et ce depuis plusieurs siècles ? Qu’y-a-t-il en eux-mêmes qu’ils haïssent tant ? Le problème ne vient pas de l’immigration, mais de ceux qui l’ont créée et générée avec une volonté et un travail assidus. La grande majorité des français ne votera jamais pour un contrôle des frontières, ni pour une politique nationale, ni pour un retour de l’état dans l’économie. Pourquoi ? Selon moi, Il faut y réfléchir si on veut saisir une part de la vérité. Du moins, c’est mon point de vue…

  3. Heureusement qu’en Bretagne, il y a des chanteurs, des groupes de hip hop comme il y a des gens qui font du punk, du métal, du rock, de la techno, du reggae, de la variété……….vive la diversité musicale, culturelle, ethnique etc……….et sortons du cliché en bretagne il n’y a que des fest-noz, dépoussiérons un peu tout ça!! longue vie à ces artistes qui font la bretagne d’aujourd’hui et de demain.

    • Vous devriez peut-être aller faire un tour dans le 93, avant de vous réjouir de cette « diversité »,
      culturelle et ethnique. Là où cette néo-culture est présente, les autres sont, soit parties, soit discriminées, donc interdites.
      Il n’y a pas de mélange, il n’y a qu’un remplacement !
      L’illusion du mélange et de la diversité, n’existe qu’au début de l’acceptation par les naïfs.
      Quand cette culture devient majoritaire, les autres disparaissent !

      • C’est uniquement de la  » culture  » racaille , copiée sur celle des banlieues afromaghrébisées bien connues du 93 ou des quartcchiés nord de Marseille voire du Mirail à Toulouse .
        Je suis bien tranquille que  » culturellement  » ce n’est qu’un kyste géolocalisé chez des haineux de la France qu’ils vomissent ( sauf pour la CAF et les aides sociales … faut pas déconner ) et que ces gris/noirs n’ont aucun soupçon de connaissance sur l’âme bretonne ni de nos racines celtiques .
        Le plus à déplorer c’est le gauchisme débilo-diversitaire qui se pâme en écoutant ces bouses pseudo musicales ( je dirais plutôt fécales ! ).

  4. Quelle distinction ! Quel regard éveillé brillant de lucidité , et l’on sent cette bienveillance citoyenne qui prend à son compte la grande destinée d’un pays devenu totalement ……De vrais chances pour la France , je suis rassuré pour l’avenir de notre société.

  5. de tout façon, la scène rap est implantée depuis des années en bretagne et dans le finistère, cette article http://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=19981221&article=4883898&type=ar , datant de décembre 1998 montre très bien qu’il n’y a rien de nouveau et que ça fait des années que différentes cultures ( metal, rap, punk, rock, techno, etc….) sont en place dans la région et qu’il n’y a pas de remplacement culturel comme essai de nous le faire croire breizh info!!!

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