09/01/2017 – 06h50 Paris (breizh-info.com) – On avait bien compris que la mutation de Jean-Yves Le Drian au ministère des Affaires étrangères relevait de la volonté du nouveau président de la République de prendre en main directement les affaires de Défense. Ce qui n’aurait pas été possible en maintenant le Breton à l’Hôtel de Brienne.

En évacuant Le Drian au Quai d’Orsay, non seulement Macron s’est débarrassé du directeur de cabinet de ce dernier, Cédric Lewandowski, qu’il détestait, mais encore du chef d’état-major des Armées, le général Pierre de Villiers, homme à principe. En effet en le piégeant avec la réduction brutale du budget militaire de 850 millions d’euros, on le contraignait à donner sa démission. Bref, Emmanuel Macron a liquidé la « maison Le Drian ».

Et pour bien montrer que, désormais, le patron était installé à l’Élysée, il a donné comme successeur à Le Drian, Florence Parly dont le principal fait d’armes fut d’être secrétaire d’État au budget lorsque Lionel Jospin était Premier ministre (1997 – 2002). Avec une différence fondamentale : Madame Parly n’est pas ministre de la Défense, mais ministre des Armées. Pendant le règne de Charles de Gaulle, Pierre Messmer n’était pas ministre de la Défense mais ministre des Armées. Explication politique : le ministre en question est considéré comme le simple chef d’une administration, tandis que la politique de Défense et les grandes options sont établies et développées à l’Élysée. La différence  de niveau saute aux yeux.

Publiquement, Le Drian s’est efforcé de faire bonne figure, réaffirmant régulièrement sa loyauté envers le Président. « Je mets du charbon dans les soutes. Je suis le second du Président, à l’arrière-plan. C’est le jeu normal de la Vème République. Je n’ai pas d’états d’âme », se plaisait-il à souligner (Le Monde, 9 août 2017). Il se flattait même d’être dans une complicité totale avec le chef de l’État. Ils n’auraient pas besoin de se parler pour se comprendre : « Macron et moi, c’est comme un une – deux au foot. Je lui fais la passe sans le voir, à l’intuition, parce que je sais où il est pour attendre la balle, mais le buteur, c’est lui » (Journal du dimanche, 24 décembre 2017). Dans une équipe de foot, Le Drian l’aurait joué modeste !

Mais le temps passant, quelques aigreurs d’estomac apparaissent : « Tous ses interlocuteurs en témoignent : les mois passent, mais Le Drian est toujours aussi nostalgique du poste de ministre de la Défense. Poste qu’il a occupé tout au long du quinquennat de Hollande et que Macron lui avait promis qu’il garderait… avant de se raviser, une fois installé à l’Élysée. Le Drian a récemment raconté à quelques amis hollandais que tout paraissait bien parti jusqu’à ce mercredi 17 mai au matin, et ce coup de fil su secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler : « Ce sera les Affaires étrangères ou rien. » La veille encore, pourtant, Edouard Philippe l’avait rassuré de son maintien à la Défense. Mis aussitôt au parfum, François Hollande a conseillé à son ami Le Drian de refuser…ce qu’il s’est bien gardé de faire comme on le sait. Voilà qui prouve la grande influence de Hollande sur ces (anciens) fidèles. » (Le Canard enchaîné, 3 janvier 2018).

Faut-il voir là le peu d’empressement de Jean-Yves Le Drian à devenir membre de LREM ? Il parait que Macron attend que le ministre des Affaires étrangères franchisse le Rubicon : « Il va falloir qu’il dise s’il est avec nous ou pas », aurait-il déclaré à quelques fidèles (Le Figaro, 16-17 décembre 2017). Interrogé à ce propos, Le Drian botte en touche : « Vous verrez », a-t-il récemment éludé. L’ancien président de la Région Bretagne a indiqué qu’il prendrait sa décision « en fonction des orientations » du PS qui prépare en ce moment son congrès (RTL, vendredi 15 décembre 2017). Car Le Drian prétend toujours être socialiste…

B. Morvan

Crédit photo : wikipedia (cc)
[cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

 

5 Commentaires

  1. Si encore c’était pour la bonne cause et qu’il avait obtenu la réunification de la Bretagne (une vraie réunification et non pas un «  »grand Ouest » ») ça pourrait se comprendre mais là, il n’y a même pas ça … ou alors, il pourrait rester à penser qu’il nous l’a joué à la Jean-Marc AYRAULT…
    En effet, il est bon de rappeler que sitôt élu Maire de St HERBLAIN en 1978, il a défilé avec le drapeau Breton sur les épaules, puis il s’est aussi fait élire Maire de NANTES avec ce fond de commerce de la réunification cher aux Bretons … et hop, il a changé d’avis dans les faits.
    MACRON, en meeting à Quimper avait fait état de la réunification … on voit le résultat maintenant qu’il a bénéficié du vote des Bretons en grand nombre … et Le Drian le suit quand même ………….

    Cherchez l’erreur ……………..

  2. Un portrait classique de politicien allant où le vent porte. Habitué à trahir, il est finalement un peu déçu d’avoir été lui-même trahi. Pour autant, probablement continuera-t’il à servir la soupe…
    Le seul regret qu’on puisse nourrir à propos de ce personnage, est que sa présence au gouvernement a probablement incité les Bretons à voter pour Macron. Sauf si la sociologie des Bretons est celle d’urbains aisés et « startupeur.euse.s », je ne vois pas d’autre explication.

  3. BREIZH INFO, VOUS QUI FAITES OBSTRUCTION A L’EXPRESSION DES OPINIONS – BIEN PIRE QUE LES FRANCAIS , OH COMBIEN ! ALORS, LISEZ SI VOUS SAVEZ LIRE :

    LE TRISTE BILAN DE Jean Yves LE DRIAN, en termes de restauration de la Bretagne dans ses droits immémoriaux, ce 14 juillet 2010, fête nationale de nos voisins les Français.
    Publié le 14 juillet 2010 par Louis MELENNEC ( = LE BON DOCTEUR ):

    Jean Yves le Drian est, sans aucun doute, appelé à occuper une place immense dans nos livres d’histoire. Par sa nullité. Il est opportun, pendant que nos voisins fêtent la prise de la Bastille (bâtisse quasi vide de prisonniers, durant tout le 18 ème siècle, en particulier en 1789, sauf ceux que leurs familles demandaient d’enfermer quelque temps pour calmer leurs dettes et leurs incartades, et dont la France, qui n’est plus à une sottise près, a fait le symbole de la chute de l’  » absolutisme  » royal)..

    Le Drian, élu  » président  » du  » Conseil régional  » (sic !) de Bretagne en 2004, s’est particulièrement déshonoré dans la non-restauration des Droits Nationaux des Bretons, bafoués, foulés aux pieds depuis CINQ SIECLES; ceci sous les applaudissements des badauds, ignares de leur Histoire, et qui ne savent même pas que la Bretagne, bien loin d’avoir adhéré à ce que les grotesques continuent à dénommer  » le Traité d’union de la Bretagne à la France « , a été envahie par la soldatesque française, détruite, réduite, conquise, ruinée au fil des siècles.

    Ne retenons que TROIS actions, particulièrement brillantes, à l’actif immortel de cet immortel breton :

    1 – ACTIONS EN FAVEUR DE LA RESTITUTION A LA BRETAGNE DES SES DROITS SOUVERAINS IMMEMORIAUX, en termes de RESULTATS :

    – 2004 : ZERO.

    – 2005 : ZERO.

    – 2006 : ZERO.

    – 2007 : ZERO.

    – 2008 : ZERO.

    – 2009 : ZERO.

    – 2010 : ZERO.

    TOTAL POUR CES SEPT ANNEES : ZERO  ! ! ! ! ! On n’OSERAIT pas le faire !

    2 – ACTIONS EN FAVEUR DE NOTRE LANGUE NATIONALE, LE BRETON, en termes de résultats (chiffres approximatifs) :

    – 2004 : nombre de locuteurs perdus : 20 000;

    – 2005 : nombre de locuteurs perdus : 20 000;

    – 2006 : nombre de locuteurs perdus : 20 000;

    – 2007 : nombre de locuteurs perdus : 20 000;

    – 2008 : nombre de locuteurs perdus : 20 000;

    – 2009 : nombre de locuteurs perdus : 20 000;

    – 2010 : nombre de locuteurs perdus : 20 000.

    TOTAL, en 7 ans : – 140 000 locuteurs Bretons ont disparu sous la  » présidence  » de Jean Yves Le Drian. Les admirables pionniers de Diwan font état de progrès ces dernières années. Tous les enfants de l’ex – Bretagne bretonnantes devraient être scolarisés en breton, en français – et en anglais. Combien de milliers sont-ils, au regard des millions de bretons dans le monde ? Merci, M. Le Drian, vous les avez beaucoup aidé ! ! ! ! ! ! !

    (Erratum ! L’Illustre le Drian a créé QUARANTE BOURSES D’ETUDES en faveur de la langue bretonne ces dernières années : le déficit qu’il a  » accompagné « , de 2004 à 2010 est donc de : 140 000 – 40 = 139 960. Effarant, tout de même : cela lui vaut désormais, D’UNE MANIERE IRREMEDIABLE ET DEFINITIVE le surnom peu glorieux de  » L’HOMME AUX QUARANTE BOURSES « ).

    Notre langue EST EN TRAIN DE MOURIR. Nous connaissons NOMINALEMENT les auteurs de ce CRIME et leurs complices, actifs et passifs.

    3 – NOMBRE DE KILOMETRES CARRES REINTEGRES DANS NOTRE TERRITOIRE NATIONAL (du fait du Comté de Nantes, fascisé en 1941) :

    – 2004 : ZERO;

    – 2005 : ZERO;

    – 2006 : ZERO;

    – 2007 : ZERO;

    – 2008 : ZERO;

    – 2009 : ZERO;

    – 2010 : ZERO.

    Cela donne froid dans le dos !

    Le  » Président » Le Drian use d’un langage ultra – correct : nul ne l’a entendu prononcer le terme de  » Nation bretonne « , utilisé par TOUS LES HISTORIENS BRETONS, sans exception, jusqu’à la mort de La Borderie, en 1901 (Guillaume de Saint André, le chroniqueur de Saint Brieuc, Jean de Saint Paul, Pierre Le Baud, Alain Bouchard, l’immense d’Argentré, dom Lobineau, dom Morice, Antoine Dupuy, La Borderie ….). Ni, bien sûr, parler du vol de territoire opéré par le régime de Vichy en 1941. L’expression  » réunification ADMINISTRATIVE « , rare dans sa bouche, d’ailleurs, est RIDICULE. Et oser affirmer, publiquement, que pour cette  » opération « ,  » la balle est dans le camp  » du gouvernement (lequel ? quelle légitimité ?), c’est pire que se démasquer : c’est ENLEVER SA CULOTTE devant tout le monde.

    Les Bretons tolèrent cela. Sont-ils fous, débiles, insuffisants mentaux, sots, ou tout cela à la fois ????

    THEY ARE ( = ils le sont).

    BREIZH INFO ne publie pas la vérité.
    Mais vous trouverezz cette chronique sous plusieurs sites, et sous plusieurs film YOUTUBE : VIVE BREIZH INFO ET LA BRETAGNE LIBRE !

Comments are closed.