Charlotte d’Ornellas : « Il y a une forme d’hystérisation du féminisme qui est absolument insupportable »

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20/01/2018 – 06h25 Rennes (breizh-info.com) – Quand de petites minorités de femmes cherchent à vouloir représenter de façon général celles de leur sexe, cela donne des tribunes comme « Nous défendons une liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle » et d’un autre coté « Les porcs et leurs allié.e.s ont raison de s’inquiéter ».

Ainsi, une grande majorité de femmes se retrouvent prises en otage d’une petite minorité – qui peut signer des tribunes libres ou des pétitions dans les grands médias – et qui prétend à dire ce qu’elles vivent au quotidien et presque ce qu’elles doivent penser.

Des tribunes qui semblent presque exciter certains journalistes de la presse subventionnée, qui n’ont de cesse de rebondir, d’interpréter, de commenter, de lyncher si possible.

Nous avons demandé, pour l’occasion, à une jeune femme elle aussi par ailleurs engagée dans de nombreuses causes et sur le devant de la scène médiatique ce qu’elle pensait de cette polémique récurrente, de ces lynchages médiatiques, et finalement, de cette chasse à l’homme blanc, hétérosexuel, qui semble se faire de plus en plus à visage découvert, sans complexe.

Entretien avec Charlotte d’Ornellas, journaliste à Valeurs actuelles et sur Cnews,  chaine sur laquelle on peut rêver qu’elle débatte un jour avec Caroline de Haas … cela ne manquerait pas de piquant !

Breizh-info.com : En tant que journaliste, mais aussi en tant que femme, qu’avez-vous pensé de la polémique entre la pétition de Catherine Deneuve et les réactions d’en face ?

Charlotte d’Ornellas, : J’ai eu l’impression d’assister à un débat absolument déconnecté de la réalité de très nombreuses femmes. En vérité, je ne me suis pas reconnue dans l’un ou l’autre des « camps » qui s’affrontent par médias interposés depuis quelques jours.

Le phénomène « balance ton porc » était l’expression d’une foule et les foules ne sont jamais délicates. J’ai exprimé de vives réserves à l’égard de cette guerre ouverte aux hommes, considérés peu ou prou comme des agresseurs en puissance, au moins jusqu’à preuve du contraire.

Alors évidemment, les premiers mots de cette pétition (« le viol est un crime. Mais la drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste ») ont été une bouffée d’air frais. Mais les prises de parole qui ont suivi, notamment la mise au point de Catherine Deneuve dans Libération, ont été le revers d’une même pièce dans laquelle je ne me reconnais absolument pas.

Il est vrai que les femmes ne sont pas des petites choses qui ont besoin de tel ou tel pour les défendre comme un groupe homogène attaqué par le sexe opposé. Il est vrai aussi que la femme a une vulnérabilité certaine inhérente à sa féminité, qui peut être rapidement brisée par la force d’une pulsion irrespectueuse. On ne peut trancher aussi rapidement entre ces deux subtilités.

Finalement, ces femmes disent un peu toutes la même chose. Si l’on va au bout de leur logique respective, on retombe sur la morale du consentement. Mais même consentis, certains actes peuvent être destructeurs. Nous le savons tous, sur le terrain sexuel comme ailleurs.

La liberté nécessite la responsabilité et la connaissance de ce qui est bon pour chacun d’entre nous. Je rejoins absolument Catherine Deneuve lorsqu’elle dit « je crois donc que la solution viendra de l’éducation de nos garçons comme de nos filles ». Mais il faut aller jusqu’au bout : quelle éducation ?

Breizh-info.com : N’y a-t-il pas, dans ces comportements féministes de salon, une belle excuse pour ne pas vouloir regarder notamment du côté des nouveaux comportements issus de l’immigration et de différences culturelles profondes ?

Charlotte d’Ornellas, : J’allais justement y venir. J’ai été choquée par l’incohérence de deux phrases du texte de Deneuve. Elle dit d’abord « nous devons vivre ensemble, sans ‘porcs’  ni ‘salopes’ », et je suis d’accord avec elle. Elle affirme pourtant, quelques lignes plus tard, au moment de s’enorgueillir d’avoir signé le manifeste des « 343 salopes » : « je voudrais dire aux conservateurs, racistes et traditionalistes de tout poil qui ont trouvé stratégique de m’apporter leur soutien que je ne suis pas dupe. Ils n’auront ni ma gratitude, ni mon amitié, bien au contraire ». Quelle violence.

Encore une fois, ayons le courage d’aller jusqu’au bout.

Pourquoi parle-t-elle de « racistes » qui n’ont pas grand-chose à voir, à première vue, avec ce débat ? C’est parce qu’il est devenu courant de traiter de « raciste » quiconque aborde la question de l’immigration. Et dans ce débat, avec un peu de courage, parler d’immigration est inévitable. Il y a eu, ces dernières décennies, l’importation en France de nombreuses cultures étrangères qui n’ont pas du tout la même conception de la complémentarité entre l’homme et la femme que celle de l’Occident – disons-le – chrétien.  Toutes les femmes qui prennent les transports en commun le savent. Toutes celles qui ne peuvent porter une jupe parce qu’elles subissent le regard d’hommes persuadés que la vertu d’une femme se jauge à sa tenue aussi.
Catherine Deneuve épingle ensuite « conservateurs » et « traditionalistes ».

On comprend alors qu’elle vise les catholiques contre lesquels avait notamment été signée cette tribune pro-avortement. Mais sur le sujet qui nous occupe, laissons le Catéchisme de l’Église catholique répondre : « l’homme et la femme sont créés, c’est-à-dire ils sont voulus par Dieu : dans une parfaite égalité en tant que personnes humaines ». On peut difficilement être plus clair.

Et avec une once d’honnêteté cette fois-ci, on peut reconnaître aisément que c’est justement cette vision chrétienne qui a permis à l’Occident de construire, minutieusement et patiemment, une relation entre l’homme et la femme unique au monde.

Breizh-info.com : La France n’est-elle pas en train de tomber sous le coup de l’hystérie féministe façon américaine ?

Charlotte d’Ornellas, : Il y a une forme d’hystérisation du féminisme qui est absolument insupportable et c’est d’ailleurs pour cela que la présence, dans le débat, d’une voix alternative était à la fois nécessaire, urgente et malgré tout rassurante.

Si le phénomène « balance ton porc » a été si pénible, c’est parce qu’il est rapidement devenu une guerre des sexes rendue possible par des confusions inadmissibles. Un viol n’est absolument pas comparable à une main aux fesses et encore moins à une blague potache, fut-elle désagréable. C’est précisément ne pas respecter la victime de viol que de la noyer dans des revendications desquelles transparaissent bien trop souvent une aigreur affligeante.

Dans la foulée, on a eu le droit à des reportages sur le « sexisme ordinaire » que serait la galanterie, ou le « machisme dissimulé » que serait un compliment… Au secours.

Au lieu de cultiver une complémentarité qui reconnait l’homme et la femme égaux mais différents, le féminisme tente toujours plus agressivement de faire de la femme un homme comme les autres. Et bien non merci.

Breizh-info.com : Êtes-vous féministe ? Vous sentez-vous oppressée par l’homme ?

Charlotte d’Ornellas, : Plus les jours passent moins je me sens féministe. Et à dire vrai, je ne me suis jamais vraiment reconnue dans ce combat. Je suis sans doute née trop tard pour comprendre la nécessité – sûrement réelle – d’une demande de reconnaissance. Je suis une femme, et chaque fois que j’entends parler une féministe revendiquée, j’ai l’impression qu’elle se livre à une vengeance de je ne sais quel traumatisme patriarcal qui n’a pour moi aucune réalité.
Je déteste la volonté de parité à tout prix que je trouve éminemment insultante pour les femmes.

Et non, je ne me sens pas oppressée par « l’homme ».

On peut se sentir agressée ou l’être par un ou des hommes, mais il est dangereux d’absolutiser l’agresseur, parce qu’en réalité, la complémentarité entre l’homme et la femme est un élément essentiel de notre survie (pardon de dire des banalités pareilles…).

Breizh-info.com :  Avez-vous déjà subi le harcèlement de rue ? A votre travail ?

Charlotte d’Ornellas, : C’est une question à laquelle il est devenu impossible de répondre… Très honnêtement, je ne sais plus ce que veut dire « harcèlement ». Oui, il m’est arrivé d’être importunée et même d’avoir très peur dans la rue. Dans certains quartiers plus que dans d’autres, c’est évident.

Au travail jamais, à moins qu’un compliment, une porte tenue ou une invitation à déjeuner ne relève déjà du harcèlement moral d’une société patriarcale !

Il faut, là aussi, revenir à un détail que personne n’a voulu relever : l’affaire Weinstein donne objectivement la nausée. Mais personne n’a été étonné. Il est des milieux dans lesquels la vertu est systématiquement moquée, la libération sexuelle recherchée comme un absolu toujours plus transgressif… Et il faut être sacrément naïf ou déconnecté de la réalité pour croire que la jouissance sans entrave mêlée de pouvoir et d’argent puisse aboutir à autre chose que l’affaire Weinstein. Beaucoup me répondent que le vice n’est pas un mal s’il est consenti, mais je répète encore une fois ce dont je suis absolument certaine : le consentement ne fait pas du vice un bien. Parce que je crois fermement que nous sommes vraiment libres quand nous faisons le bien pour nous-mêmes comme pour les autres.

Breizh-info.com : L’acharnement du système contre le « mâle blanc et hétérosexuel » n’est-il pas un vecteur d’inquiétude concernant l’avenir de la civilisation occidentale ?

Charlotte d’Ornellas, : La réponse est évidemment dans votre question. Mais au-delà de cette victime expiatoire et si facile de tous les maux de la Terre, la nouvelle femme que veulent créer les féministes provoque la même inquiétude. L’homme et la femme ne sont pas les mêmes, mais ils sont faits l’un pour l’autre.

Sur ce sujet précis, la civilisation occidentale est un bijou d’équilibre dans la relation entre l’homme et la femme. Je me répète, mais cela n’existe nulle part ailleurs dans le monde.

Si la femme et l’homme deviennent les « mêmes » et ne s’affrontent plus que sur des différences biologiques, alors évidemment, l’avenir est impossible à envisager.

Propos recueillis par Yann Vallerie

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

7 Commentaires

  1. Les hystériques féministes actuelles sont des exhibitionnistes, gauchistes pour la grande majorité, qui s’imaginent empêcher les hommes de s’exciter alors qu’elles se promènent poitrine à l’air et le sexe non loin de suivre la même aération !
    Hommes et femmes (males et femelles) sont complémentaires !

    • tout a fait d’accord avec vous,mais puisqu’on parle de ces affaires , le mot PORC ( c’est super bon le cochon) meilleur que le chameau n’est il pas employé a d’autres fins un peu racistes
      Septique….

  2. A moins que ce soit pour lui rendre la pareille, mettre la main aux fesses d’une femme,;ce n’est certes pas un viol mais c’est quand même limite.
    En parlant de mâles hétérosexuels, je peux témoigner que la misogynie de certains gays n’est pas une légende.

  3. Hystérisation est déjà un choix de mot lourd de sous entendus. L’hystérie étant considérée comme un mal psychologique de la femme , puis comme une conséquence de ses hormones et état émotionnel « fragile ».
    Le féminisme a la Christine Boutin sur Breizh Info…
    Un bon torchon de propagande.

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