31/01/2017 – 06h15 Langourla (Breizh-info.com) – Panneaux hostiles à l’accueil des migrants arrachés (y compris par des élus), menaces reçues par ces élus mais aussi par des opposants au projet d’accueil – une femme hostile au projet a même été menacée avec un pied de biche par un individu. Langourla n’a jamais connu une telle agitation.

Le conseil municipal du Mené, qui devrait acter le souhait des élus d’appuyer la candidature de l’AMISEP pour gérer un centre pour migrants dans l’ancienne maison de retraite de Langourla (Les Camélias), a été décalé à quelques jours.

Les élus n’ont donc pas encore validé ce projet – qui n’est de toute façon pas dans les priorités de la Préfecture des Côtes d’Armor semble-t-il, et qui suscite l’opposition d’une partie des habitants de la commune.

Le projet proposé, lors de la réunion publique, par Danielle Le Gléau permettra-t-il à la commune des Côtes-d’Armor de retrouver son calme ? Elle souhaite en effet faire de l’ancienne maison de retraite une maison partagée. Des personnes en situation de handicap comme elle pourraient y côtoyer d’autres publics et vivre ensemble tout en ayant chacune leur intimité.

Ce projet, elle entend bien le faire aboutir, elle qui craint par ailleurs de ne pouvoir rester à Langourla. Sa maison est inadaptée à son handicap, un handicap lié à un vaccin. « Ce serait quand même ahurissant que des locaux partent ou enlèvent leurs enfants de l’école pour faire place aux migrants, alors qu’on peut maintenir et attirer d’autres publics durablement dans le village , nous expliquait un des habitants séduit par sa proposition.

Ce projet, lors de la réunion publique, avait recueilli l’adhésion d’une majeure partie de l’assistance (voir la vidéo), alors que les associatifs pro-migrants semblaient voir d’un mauvais oeil que leurs « protégés » ne soient pas au centre des débats.

Pour en savoir plus sur ce projet, qui devrait faire l’objet dans les jours à venir d’un financement participatif ( [email protected] pour plus d’information), nous avons interrogé Danielle Le Gléau. Cette femme courageuse est bien décidée à tout faire pour le mener à bien. Un projet sur la longue durée, pour aider un public prioritaire local, financé par les locataires, non par l’État c’est à dire au final par le contribuable comme c’est le cas des centres pour » migrants « .

De ce fait Le Mené est devenu la plus grande commune de Bretagne, et fait partie de la Communauté de Bretagne Centre dont le siège est à Loudéac. Je suis très investie dans le milieu associatif.Danielle Le Gléau : Je me présente, je suis Danielle Le Gléau âgée de 46 ans et en situation de handicap depuis maintenant 6 ans. J’habite dans un petit village des Côtes-d’Armor de 520 habitants, Langourla. Ce petit village fait partie de la nouvelle commune de Le Mené (depuis janvier 2016) qui regroupe sept communes pour un nombre total d’habitants de 6 500 habitants.
Breizh-info.com : Tout d’abord, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Je suis secrétaire de la troupe de théâtre de Langourla dans lequel je me suis intégrée comme actrice depuis maintenant 4 ans. Je suis également membre du bureau de l’EMIM école intercommunale de musique ou je pratique l’accordéon chromatique, le piano et le chant humoristique. Je suis adhérente et bénévole à l’association APF (association des paralysées de France) dont le siège de la délégation la plus proche se trouve à Saint-Brieuc.

J’anime un groupe de parole pour les personnes atteintes de la sclérose en plaques. Je pratique le tennis Handysport au club de tennis de Loudéac.

Avant de tomber malade, j’avais repris mes études pour obtenir un diplôme d’éducation thérapeutique dans les maladies chroniques. J’ai préparé et obtenu ce diplôme à la faculté de médecine de la Pitié Salpêtrière à Paris.

Breizh-info.com : Vous étiez à la réunion publique sur l’accueil de migrants à Langourla, durant laquelle vous avez évoqué un projet qui vous tient à cœur, d’habitat partagé. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Danielle Le Gléau : Je connais bien les difficultés des personnes en situation de handicap, car je suis moi-même concernée.

Chaque jour de son existence, une personne en situation de handicap doit faire face à des difficultés pour lesquelles il doit faire preuve de force, détermination, d’ingéniosité, car il y a encore beaucoup à faire en matière d’accessibilité.

L’intégration dans le milieu ordinaire est un parcours du combattant. Les multiples demandes d’aide pour la prise en charge pour du matériel, l’aménagement du logement, les transports, l’aide humaine, etc. sont un véritable parcours du combattant.

Et je ne vous parle pas de la gestion physique et morale due à la maladie et au handicap. Il faut bien sûr rajouter à cela les difficultés communes aux gens valides (problèmes financiers, la vie qui est devenue chère, la cohabitation, etc..). Quand je parle des personnes handicapées, j’ai envie de parler d’elles comme des personnes extraordinaires. Pour toute cette détermination et cette force que l’on retrouve chez elles.

Si on veut bien aller vers ces personnes on découvre des hommes, des femmes, des enfants avec une envie de vivre formidable, ce sont souvent des « boute-en-train ».

Toute personne, même celle au corps brisé, a une vocation d’enseignante et de formatrice des cœurs simplement par sa présence. Concernant le logement, une fois adulte ces personnes extraordinaires vivent souvent chez leurs parents ou dans des foyers pour handicapés. Et pourtant de quoi ont-elles envie ces personnes, à votre avis ? Elles ont envie de vivre chez elles dans leur propre logement.

La loi de février 2005 pour « l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes en situation de handicap » promeut le développement d’une société inclusive et du vivre ensemble, dans tous les domaines de la vie, y compris le logement.

La résidence des Camélias, ancienne maison de retraite, est l’endroit idéal pour proposer à des personnes « ordinaires » vieillissantes et à des personnes « extraordinaires » de vivre dans un habitat partagé.

Breizh-info.com : Qu’est-ce qu’un habitat partagé ?

Danielle Le Gléau : Au sein d’une même résidence il y a des logements individuels adaptés et des espaces communs. Chacun est locataire de son logement, mais avec une prise en compte des contraintes imposées par le handicap au niveau de l’autonomie et de la sécurité :

  • Chacun paye son loyer (les revenus étant dans la majeure partie l’AAH et l’allocation logement)
  • Chaque personne peut bénéficier selon ses besoins et sa situation, d’un accompagnement par les services à domicile et les services d’accompagnement médicosociaux habituels déjà existants sur le territoire.
  • Étant des logements privatifs les personnes vivant au sein de cet habitat partagé, ainsi que les personnes leur venant en aide, veilleront a respecter l’intimité des personnes, on ne rentre pas chez son voisin sans avoir demander l’autorisation d’y rentrer.
  • Il existe des pièces communes, meublées, pour créer des liens et renforcer les solidarités
  • Dans ces pièces communes, on partage des soirées, des repas, des animations en partenariat avec les associations du secteur, des soirées à thèmes
  • chacun et chacune veille sur l’autre, fait preuve de solidarité envers ses voisins.
  • Les anciens partagent leur expérience de la vie.
  • Concernant la PCH (prestation de compensation du handicap) qui peut être sous forme d’aide humaine, aide technique, aménagement, les habitants ayant cette prestation mutualisent. On met tout en commun. (la MDPH donne son accord lorsque cela se passe dans un habitat partagé)
  • L’habitat partagé fait travailler les commerçants, les taxis, les services à domicile, les coiffeurs, la pédicure, les médecins, le transport à la demande, le portage de repas, etc. du secteur.
  • L’habitat partagé participe aux événements associatifs, aux événements musicaux et peux également en inventer afin de rendre cette maison dynamique. Que cela soit un lieu d’échange et de solidarité, une maison où il fait bon vivre.

Breizh-info.com : Concrètement, à combien estimez-vous le budget nécessaire à cette réalisation ?

Danielle Le Gléau : Vous donner des chiffres est pour moi impossible compte tenu de l’avancement du dossier. Cependant, il existe déjà un précédent et un bien existant. On ne part pas de zéro. Il y a déjà un sacré bâtiment déjà adapté aux personnes en situation de handicap. Il faudrait agrandir les logements, car il faut de la place pour le matériel utilisé par les personnes « extraordinaires ».

On cherche à ce que les personnes vivant dans cette résidence y soient pour du long terme. Il faut qu’ils s’y sentent bien. Les parties communes (aménagement, décoration, etc.…) pourront être prises en charge par les résidents afin que ça soit un projet collectif.

Breizh-info.com : Contrairement à une partie de la population locale, certains élus présents dans la salle vendredi n’avaient pas l’air emballé par le projet, pourquoi ?

Danielle Le Gléau : Ils n’ont pas été indifférents au projet, cependant le projet que je propose est dans les mêmes locaux que leur projet d’accueillir des migrants.

Ils ont au départ essayé de monter des projets très intéressants, ils ont pensé à un foyer pour handicapés. Mais sur ce point ils ont eu un refus de l’ARS, l’agence régionale de santé. S’ils avaient pris conseil des associations qui soutiennent les handicapés dans leur quotidien, ils auraient compris qu’ils faisaient fausse route.

Depuis quelques années le souhait de l’État, des personnes concernées et des associations est de faire vivre les personnes en situation de handicap en parfaite autonomie, en inclusion, dans des logements individuels et en résidences habitats partagées. Ils ont perdu du temps et de l’énergie pour un dossier qui allait échouer de façon certaine. Ils n’ont pas interrogé ni intégré les personnes dans ce projet. Ils ont été déçus.

Dans ce genre de projet, il est important de s’appuyer sur des associations et des personnes concernées par le handicap. C’est un monde mal connu des valides. Je suis certaine que si le projet « habitat partagé » devait aboutir, tout le monde serait satisfait.

C’est sûr que le projet d’accueil des migrants a un temps d’avance sur le mien. Cependant je me dis qu’avec le soutien de la population, des associations, de la Mdph (Maison départementale des personnes handicapées), du député de la circonscription et de bien d’autres ont peut y arriver.

On nous a dit l’autre soir que nous manquions d’humanité. Cela m’a profondément choquée.

Car ce n’est pas le cas pour beaucoup d’opposants au projet d’accueil des migrants. Ce n’est en tout cas pas mon cas. Je suis une personne avec beaucoup de cœur, et d’empathie envers les autres.

Bien sûr que la situation des familles fuyant la guerre ne peut que nous faire nous interroger sur leur devenir, mais les personnes en situation de handicap attendent désespérément que les communes mènent une vraie politique sur l’inclusion des personnes handicapées.

On a beau être à la campagne, la grande commune du Mené pourrait être un exemple dans le domaine de l’insertion des personnes handicapées. C’est une question de  solidarité. Il faut créer enfin une ligne budgétaire dans ce domaine. Les élus ont déjà fait un gros travail pour l’accueil des personnes âgées avec beaucoup de places d’Epadh. On ne peut que les féliciter pour ce travail.

Mais ils ont oublié les personnes handicapées, ou du moins n’ont pas su s’y prendre. Faisons le travail complètement, avant de proposer autre chose. En ce qui me concerne je serai vraiment très déçue que cette résidence, déjà adaptée au handicap, ait une autre destinée.

Les personnes migrantes n’ont pas besoin de logement adapté aux handicapés. Si on veut les accueillir on peut trouver d’autre endroit dans la commune du Méné pour les loger sans par ailleurs faire effet de groupe. Ce n’est pas avoir un manque d’humanité que d’utiliser les bâtiments existants à bon escient.

L’autre chose, qui fait que les élus sont un peu contre mon projet c’est que les locaux seront rénovés par l’État pour le projet des migrants et que pour le projet que je propose il faudra sortir un peu de sous de la caisse de la commune. Même si je vais essayer d’apporter des moyens financiers pour le projet d’habitat partagé. Je reste persuadé, cependant, que les élus pourraient être fiers de l’aboutissement de ce projet.

N’oublions pas que chaque jour notre vie peut basculer vers une perte d’autonomie. Et avec ces accidents un besoin urgent de se loger dans une maison adaptée à ses difficultés.

Breizh-info.com : Pensez-vous demander de l’aide au député Marc le fur notamment ?

Danielle Le Gléau : Bien entendu, je vais frapper à toutes les portes. Je rencontre le député Marc le Fur cette semaine, le rendez-vous est pris. J’ai également l’Association des paralysés de France qui me soutient. Je vais organiser une réunion pour les personnes intéressées par le projet. Je pense le faire samedi 3 février dans l’après-midi. Le lieu, l’horaire seront transmis ultérieurement.

Breizh-info.com : Dans quel délai votre démarche peut-elle aboutir ?

Danielle Le Gléau : Si on ne veut pas bâcler le dossier on ne pourra pas donner un dossier complètement ficelé dans les 15 jours comme demandé par le maire de Langourla. Pour cela il aurait fallu que l’on soit informé de l’échec des projets précédents et de la possibilité de proposer des projets. Il y a eu un manque de communication.

En conclusion : faisons du Mené une terre d’inclusion pour aider les handicapés. J’espère de tout cœur que ce projet pourra aboutir, faisons de cette résidence des camélias un lieu de vie riche en solidarité, riche en échange. Faisons retrouver le sourire à tous ceux qui aujourd’hui, en situation d’handicap ou en tant que personnes vieillissantes, s’interrogent chaque jour pour leur avenir.

Respectons leur choix de vie, donnons-leur les moyens de rester ou de venir dans Le Mené. Faisons de leur faiblesse une chance pour la commune.

Pour prendre contact, envoyez un email sur  [email protected] ou appelez le 06 02 39 26 69

Propos recueillis par Yann Vallerie

Crédit photo : breizh-info.com
[cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

12 Commentaires

  1. « En situation de handicap » ? Je regrette de voir Breiz-info céder à la langue de bois. Le handicap n’est pas un contexte, il affecte la personne elle-même. Inutile d’employer des périphrases grotesques, il n’y a rien de désobligeant à écrire « handicapé ».

  2. Bravo Danielle, je ne suis pas sur place mais je te soutiens à 100 % pour cette initiative, pensons aux notre qui sont parfois plus démunis avant de faire la charité aux autres, d’ailleurs il est bien dit ( la charité commence par soi même ) car ce n’est pas l’état qui le fera …

  3. Voilà une initiative qui m’interpelle et mérite tout notre soutien. Par contre il est vrai que le délai de 15 jours est vraiment court pour ficeler un dossier qui prenne en compte tous les aspects de réalisation du projet et ça risque de profiter aux-dits mouvements associatifs pro-migrants. Ceci dit avec un peu de bonne volonté…..

  4. Voilà un projet intelligent et autrement fédérateur que de vouloir y fourrer des clandestins majoritairement mahométans en attente d’une hypothétique régularisation .
    Quand on sait la difficulté à caser nos vieux , souvent dans la solitude , ou nos handicapés , je suis STUPEFAIT qu’un tel établissement récent reste sans pensionnaires .
    Manifestement les élus de Langourla ont sérieusement manqués d’imagination en fonçant tête baissée sur la convoitise de l’amisep ; donner dans la facilité dénotait également un certain mépris ( votre  » élection  » ne constitue pas un blanc seing pour faire ce que vous voulez ) vis à vis d’une bonne partie des locaux qui ne souhaitent pas voir des beg-du rôder dans la campagne .
    Ce projet ne pourra se concrétiser que sous la bannière associative , participation et responsabilités partagées .

  5. Vous écrivez : « Bien sûr que la situation des familles fuyant la guerre ne peut que nous faire nous interroger sur leur devenir, … »
    Il s’agit dans la grande majorité d’hommes seuls et jeunes, ceux-là même qui devraient rester protéger femmes et enfants dans leur pays soi-disant en guerre. Seuls quelques pourcent de ces « migrants » sont des réfugiés, l’écrasante majorité n’étant que des illégaux qui n’ont rien à faire en France. Or ces illégaux vont finir par obtenir la nationalité française et faire venir leur nombreuse famille. C’est l’avenir de notre pays qui est en jeu.

    Il faut également rappeler qu’un réfugié ne peut bénéficier de ce statut que tant que le pays qu’il a fui est en guerre. Or la Syrie est quasiment entièrement libérée des mercenaires engagés par certains pays occidentaux, et notamment la France, et certains pays du Golfe pour détruire le pays. Il est donc temps que ces « réfugiés » retournent dans leur pays.

    • Bon rappel. La plupart des ces clandos sont là ici à titre « économique » et ne fuient en aucun cas la guerre. Combattre pour sauver son pays en guerre, combattre pour faire avancer son pays devrait être les seuls valeurs pour ces clandos.
      Vous faites un rappel important « le regroupement familial » qui est un suicide pour une nation et son peuple.

  6. Prenez tout l’argent et le personnel qui s’occupe des migrants et mettez-les au profit des personnes âgées, des handicapés et de la petite enfance !
    Prenez tous les logements et hôtels, occupés par les migrants et mettez-les à la disposition des SDF et des nécessiteux pour qu’ils puissent dormir au chaud et se laver !
    Arrêtez de subventionner toutes les associations qui favorisent l’envahissement et donnez-le aux associations qui aident les enfants en échec scolaire !
    Prenez l’argent distribuer en pure perte, en Afrique et ailleurs, qui ne sert qu’à enrichir ceux qui exploitent leurs peuples, les poussent à venir chez nous et donnez-le aux forces de police pour qu’ils puissent travailler dans de bonnes conditions, pour notre sécurité !
    Il y a vraiment beaucoup de choses à faire avec notre argent, pour notre profit !

  7. Encore un Langourla en Normandie !
    Toujours stupéfait de voir ce nombre d’ehpad vide d’occupants ; est ce une épidémie ? ( alors que ces établissements construits il y a 20 / 30 ans disposent de tout le confort souhaité et sont tout , sauf des ruines insalubres ) . Je ne comprends toujours pas la logique conduisant à la fermeture de ces lieux en période de pénurie .

    « Dans la petite commune de Missy à quelques kilomètres de Caen, le département du Calvados a décidé de loger 76 immigrés clandestins dans un EHPAD désaffecté. Problème : il n’a pas été jugé bon de demander l’avis des 500 habitants qui ne voient pas d’un bon oeil cette installation. Mis sur le fait accompli par le maire du village, ces derniers ont massivement affirmé leur désapprobation au premier édile de la commune qui tente tant bien que mal d’user de désinformation pour rassurer ses administrés incrédules.
    Or, les faits démontrent que plus des trois-quarts de ces prétendus « mineurs isolés » sont en réalité des immigrés clandestins parfaitement majeurs, encouragés par des associations d’extrême-gauche à mentir sur leur âge pour bénéficier des subsides et autres logements payés par le contribuable.

  8. Macron débloque 50 millions pour nos ehpad et distribue généreusement en Afrique la csg des retaîtés au Niger,Côte d’ivoire,Tunisie,Sénégal;on doit frôler le milliard.

Comments are closed.