Commémorations 2018 : Pontcallec victime de Maurras

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03/02/2018 – 10H00 Rennes (Breizh-info.com) – Le saviez-vous ? Chaque année, un Haut Comité des commémorations nationales dépendant du ministère de la Culture sélectionne « une centaine d’anniversaires susceptibles d’être célébrés au nom de la Nation ». Il s’agit en particulier de centenaires, bicentenaires, etc., mais également d’événements plus récents. Cette sélection fait l’objet d’un recueil rédigé avec soin par des historiens spécialisés et publié en début d’année. Les événements retenus donnent souvent lieu à divers événements locaux.

La Bretagne est généralement mal prise en compte dans ces commémorations. A priori, cela devrait être encore pire en 2018. Il y aurait pourtant eu lieu de rappeler la conspiration de Pontcallec (1718), le début de la construction du Parlement de Bretagne à Rennes (1618), la parution des Croniques de Bretaigne (1518), la victoire de Morvan contre les Francs et sa mort la même année (818), etc. Mais il semble que Le Livre des commémorations nationales 2018 soit destiné à passer à la trappe !

Outre l’armistice du 11 novembre 1918, il proposait de commémorer la mort de Simon de Montfort (1218), celle de l’alchimiste Nicolas Flamel (1418), la publication des Fables de la Fontaine (1668), et bien d’autres événements comme le cent-cinquantenaire de la naissance d’Alexandra David-Néel, première européenne à entrer à Lhassa au Tibet (1868). Hélas, la même année, le 20 avril, naissait Charles Maurras, journaliste, poète et directeur de L’Action française. Le Haut Comité avait retenu cette date dans sa liste.

Une dizaine de personnages sans grande envergure, dont un professeur de théorie politique à l’université libre de Bruxelles, un scénariste et une militante anti-raciste, s’en sont alarmés dans une tribune publiée par Libération. Malgré le caractère très approximatif de ses accusations envers Maurras, Françoise Nyssen, ministre de la Culture, s’est empressée de faire machine arrière. Elle a suspendu sous prétexte de « raisons logistiques » la vente du Livre des commémorations nationales 2018, coupable de ne pas assez souligner l’antisémitisme du théoricien de la « révolution nationale ».

Emmanuel Macron voulait-il vraiment changer les mœurs de la politique ? La ministre de la Culture, en tout cas, reste bien dans la ligne des gouvernements socialistes.

Illustration : extrait d’une page du site web des Éditions du Patrimoine
Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine.

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2 Commentaires

  1. On ne saurait mieux dire que les « raisons logistiques » invoquées par les Editions du Patrimoine dissimulent tout simplement une intervention de Madame Anastasie !

    • Pschitt prend ici ses désirs pour la réalité : c’est la ministre elle-même (et non ces Editions du Patrimoine qui n’ont ici aucun pouvoir de décision) qui a annoncé la réimpression

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