Il y a quelques jours, nous nous faisions écho des agressions dont ont été victimes, durant les trois derniers mois, sept agents de la police municipale de Nantes. Triste bilan pour la ville dirigée  par Madame Rolland (PS).

Ces révélations ont fait réagir vertement l’Union syndicale professionnelle des policiers municipaux (USPPM), syndicat auquel appartient Jean-Louis Del Pistoia, responsable de la communication :

« Alors que la mission des policiers municipaux est d’assurer la sécurité publique et qu’aucun maire ne peut sérieusement soutenir que la délinquance, la criminalité, le terrorisme, ou même la simple folie des hommes pourraient s’arrêter aux portes de sa communes, c’est sans aucun doute s’exposer pour la commune à rendre des comptes à la justice administrative et pour ces maires à la justice pénale considérant qu’ils ont pour obligation d’assurer la sécurité au travail des fonctionnaires placés sous leur autorité.

Comment un maire pourra t-il soutenir devant un juge d’instruction désigné dans le cadre de l’ouverture d’une information judiciaire visant à déterminer des manquements à cette obligation de sécurité, que ses policiers alors associés à un dispositif visant à prévenir ou empêcher un acte terroriste disposaient de moyens suffisants pour assurer leur sécurité au travail simplement munis d’une vulgaire matraque, d’une bombe incapacitante ou même d’un pistolet à impulsion électrique ?

Pour réveiller les consciences de ces élus, nous rappellerons ici que Clarissa, non armée,qui ne pensait pas un seul instant rencontrer sur sa route le sinistre Coulibaly pour qui elle ne représentait sans nul doute aucun danger a toutefois perdu la vie au cours de cette rencontre.

Sacrifice bien inutile le sinistre Coulibaly poursuivra sa route, sans en avoir été empêché et poursuivra son oeuvre de mort. A méditer pour ces élus qui ne doivent plus se bercer d’illusions.

Désormais les policiers municipaux ne se satisferont plus de seaux de larmes, de belles oraisons funèbres, de promesses faites devant un cercueil, la justice sera saisie et les employeurs publics tout comme les employeurs privés devront répondre de leurs choix.

Car les gendarmes ou les policiers qu’ils soient nationaux ou municipaux sont en danger sur la voie publique.»

lssu d’un ancien syndicat local de policiers, qui à l’époque étaient tous des agents municipaux, l’USPPM fut le premier syndicat national de police municipale.

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