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Alors que le réseau Diwan fête cette année ses 40 ans d’existence, le 7ème colloque international de l’ISLRF se déroulera les vendredi 23 et samedi 24 mars 2018 à Quimper. L’occasion de faire le point sur l’enseignement en immersion du breton. Et de bien d’autres langues menacées.
De Diwan à l’ISLRF
L’ISRLF (Institut Supérieur des Langues de la République Française) fut créé en 1996. À l’origine du lancement de cet organisme se trouvent les fédérations des écoles d’enseignement en langues régionales. Leur but était alors la mise en commun de certains moyens et la proposition de parcours parallèles à la formation initiale des maîtres. Avec toujours en filigrane l’immersion linguistique précoce et prolongée au cours du cursus scolaire.
À travers l’Hexagone, l’enseignement des langues s’est ainsi structuré. C’est au Pays Basque avec Seaska que les choses débutèrent en 1969. La Bressola (catalan) suivit en 1976. Puis ce fut au tour de Diwan d’ouvrir sa première école à Lampaul-Ploudalmézeau à la rentrée 1977. La belle aventure commençait mais ne venait finalement que concrétiser un vieux projet de Yann Fouéré, militant breton de très longue date, qui avait créé au cours des années 1930 Ar Brezhoneg er Skol, une association dont le but était déjà l’enseignement du breton à l’école.
Les Occitans auront eux aussi leurs établissements Calandreta en 1979. Enfin, l’Alsace, avec ABCM-Zweisprachigkeit, disposera également de moyens pour enseigner sa langue historique.
Avec Kelenn, 40 ans plus tard
Après quatre décennies de travail, les choses ont bien évolué malgré le fait que le breton soit toujours menacé de disparition. Mais l’anniversaire de Diwan est l’occasion de rassembler tous les acteurs du réseau et de faire le point sur la situation.
C’est pourquoi Kelenn (institut de formation des enseignants de Diwan) organise, en partenariat avec l’ISRLF, un colloque international sur les langues régionales. L’événement va se dérouler à l’Université de Bretagne Ouest de Quimper les 23 et 24 mars. L’objet de ces deux jours sera de partager les retours d’expérience sur l’enseignement des langues par immersion.
Parmi les points clés de cette rencontre, la question de la transmission (dans et hors de l’école) sera abondamment traitée. Les organisateurs anticipent en effet un changement majeur à venir. Voilà que les locuteurs traditionnels de nos vieilles langues seront bientôt moins nombreux que ceux les ayant appris sur les bancs de l’école.
Programme riche
Par ailleurs, le colloque sera marqué par l’intervention de plusieurs conférenciers les deux matinées et fera la place à des ateliers autour des communications l’après-midi. Les journées se concluront par des tables rondes. Enfin, la soirée du samedi 24 mars sera ponctuée par la représentation d’une pièce de théâtre en breton.
Pour prendre connaissance de l’ensemble des modalités d’inscription à cet événement comme pour découvrir son programme détaillé (et riche), rendez-vous sur le site de Kelenn accessible ICI.
Crédit photo : DR
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