Australie. Les « fermiers sud-africains blancs » plutôt que les Rohingyas

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En Australie, les récentes déclarations d’un sénateur viennent soulever un problème sur lequel les médias occidentaux sont étrangement silencieux. Les fermiers blancs d’Afrique du Sud sont effectivement victimes d’expropriations et d’agressions. Et la question de leur exil se pose.

Une expropriation votée

Alors que les tensions raciales atteignent des sommets en Afrique du Sud, les fermiers blancs du pays sont dans une situation très délicates. Après un vote au parlement, la Constitution du pays est désormais en mesure d’être amendée. Ceci afin de mettre en œuvre la confiscation sans compensation des terres appartenant aux Blancs.

Ce vote fait suite à une motion déposée par l’un des leaders de la gauche radicale, Julius Malema. Détail important, c’est une écrasante majorité qui s’est prononcée en faveur de ces expropriations possibles, à savoir 241 voix favorables contre 83 voix défavorables.

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Source : Herald Live

Julius Malema pour qui l’heure n’est plus au « vivre ensemble » avec les Blancs comme le rapportait au mois de février dernier un organe de presse. « Le temps de la réconciliation est révolu. Maintenant vient le temps de la justice ». Un discours qui se vérifie déjà dans les faits.

Des fermiers blancs persécutés

Cette confiscation des terres des fermiers blancs sans verser de compensations est un projet de longue date de la « gauche » sud-africaine. Des blancs qui, selon une étude réalisée par le gouvernement sud-africain en 2017, possédaient 72 % des terres agricoles. Par ailleurs, l’agriculture sud-africaine est excédentaire et pourvoit largement aux besoins du pays, vendant même une partie de sa production à l’export.

La confiscation de ces terres agricoles est également soutenue par l’ANC (Congrès national africain), le parti majoritaire au parlement sans discontinuer depuis 1994. Une formation à laquelle appartenait l’ancien leader Nelson Mandela.

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D’autre part, les associations de défense des droits des Blancs en Afrique du Sud affirment qu’il y a déjà eu 90 attaques recensées depuis le début de cette année 2018. Un agriculteur blanc serait également assassiné tous les cinq jours en moyenne. Voilà de quoi sérieusement remettre en cause l’avenir de la communauté dans le pays.

L’Australie propose son aide

Tandis qu’en Europe, c’est le silence radio sur le sujet dans les médias comme dans la classe politique, l’Australie est l’un des rares états à se pencher sur le sort des fermiers sud-africains.

Le mercredi 14 mars, Peter Dutton, le ministre australien des Affaires intérieures, avait alors déclaré que ses services étudiaient les possibilités de permettre aux sud-africains « principalement blancs » de venir se réfugier dans le pays, notamment via des visas humanitaires.

Peter Dutton avait alors insisté sur les « circonstances horribles » auxquelles ces populations étaient confrontées. Mais aussi sur la violence et les meurtres dont elles sont victimes.

 Plutôt les fermiers blancs que les Rohingyas

Depuis, une nouvelle prise de position d’un homme politique australien s’est faite entendre. Le sénateur David Leyonhjelm a ainsi affirmé le mardi 20 mars que les fermiers sud-africains blancs s’intégreraient mieux en Australie que les musulmans Rohingyas du Myanmar.

L’homme, élu en Nouvelle-Galles du Sud et d’obédience libéral-démocrate, était alors interrogé sur la volonté de Peter Dutton (lire ci-dessus) de favoriser l’accueil des fermiers sud-africains expropriés. « Ils obtiendraient des emplois, paieraient des impôts, contribueraient à la société bien plus que, par exemple, les Rohingyas ».

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Source : Wikipedia Commons

Des propos qui interviennent quelques heures seulement après une discussion entre la femme forte du Myanmar, Aung San Suu Kyi, et le Premier ministre australien Malcolm Turnbull sur l’épineuse question des Rohingyas.

Enfin, les déclarations de David Leyonhjelm ont été critiquées tant par les Verts australiens que par le gouvernement sud-africain. À y regarder de plus près, une drôle de collusion… Les fermiers Blancs sud-africains ne peuvent visiblement compter que sur eux-mêmes. Et sur quelques rares bonnes volontés.

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