L’Union européenne ne manque pas d’imagination pour accueillir d’autres contingents de migrants. Un nouveau programme de réinstallation à destination des immigrés extra-européens va être mis en place.

50 000 migrants

La décision initiale date de l’été 2017. C’est à ce moment-là que la Commission européenne avait lancé un programme de réinstallation pour les migrants. Le terme de « réinstallation » relève d’ailleurs presque de la novlangue. Le but de cette politique est , selon la Commission, d’ouvrir « une voie légale, directe et sûre vers l’Europe » pour les immigrés qui auraient un potentiel besoin de protection.

Un concept pour le moins flou qui va se concrétiser par l’accueil de plus de 50 000 « réfugiés » d’ici l’automne 2019. Ces derniers proviendraient principalement d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. De plus, ils seraient répartis dans plusieurs États membres de l’Union européenne.

10 000 en Allemagne 

Sur ces 50 000 migrants, l’Allemagne entend en accueillir 10 000 à elle seule. À l’instar des autres pays européens, Bruxelles va verser une somme d’argent au gouvernement allemand afin de financer la « réinstallation » de ces immigrés.

L’exécutif allemand a par ailleurs mis un certain temps avant de confirmer sa participation à ce nouveau plan d’accueil. Un temps de tergiversations dû à la formation tardive du nouveau gouvernement.

Plus de contrôles aux frontières

Cet accord de l’Allemagne a ravi Dimitris Avramopoulos, commissaire européen chargé des réfugiés. Il a ainsi déclaré que « le gouvernement allemand répond de nouveau présent lorsqu’il s’agit de solidarité internationale ».

Le commissaire européen a également exhorté le gouvernement allemand à abolir rapidement les contrôles aux frontières introduits pendant la crise des réfugiés. « Nous devons rapidement revenir au fonctionnement normal du système Schengen ». La réintroduction de contrôles frontaliers permanents dans l’espace Schengen constituerait selon lui « un sérieux revers ».

Une nouvelle vague de migrants en Allemagne et dans le reste de l’Europe dont la seule véritable contribution à nos sociétés risque, comme les précédentes, de se retrouver dans les pages de faits divers des différents pays.

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