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De quelle qualité de réseau Internet fixe disposez-vous ? Si la réponse était jusqu’à présent aléatoire et subjective, un Observatoire lancé par l’UFC-Que Choisir devrait permettre d’y voir plus clair et d’établir une réelle comparaison selon les territoires et les fournisseurs.
Pourquoi un Observatoire ?
L’initiative a été lancée par l’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir. Ce projet d’Observatoire est fondé sur un dispositif participatif censé répercuté l’usage réel des consommateurs quant au réseau Internet.
Il faut rappeler que les publications sur la qualité du réseau Internet fixe en France sont plutôt rares. UFC-Que Choisir a voulu mettre un terme à ce manquement pour ainsi faciliter les choix des consommateurs en ce qui concerne le fournisseur d’accès à Internet. Car au-delà du prix, le critère de la qualité de la connexion est également à prendre en compte.
Par ailleurs, cet Observatoire se veut être un garant de neutralité dans ses comparatifs. Une indépendance bienvenue notamment lors du déploiement du très haut débit dans certaines zones. À cette occasion, des fournisseurs d’accès à internet (FAI) pourrait effectivement en profiter pour dégrader la qualité de leur débit ADSL afin d’inciter les consommateurs à revoir leur contrat à la hausse.
Fracture ville/campagne
C’est donc à partir d’un panel de testeurs (mille pour l’instant) que l’UFC-Que Choisir dresse un bilan de la situation. Et les premières analyses des observations relevées ne sont pas vraiment surprenantes. Les zones rurales apparaissent comme clairement à la traîne en termes de qualité de réseau.
Avec déjà plus de 4,3 millions de données collectées, l’Observatoire confirme largement la cartographie des débits théoriques réalisée il y a peu. Les urbains et périurbains vivant dans des zones à haute densité et abonnés à une offre Internet haut débit (ADSL, VDSL) ont a leur disposition un débit descendant 37 % plus élevé en moyenne que les habitants des zones rurales.
De même, nous retrouvons cet écart sur le très haut débit (c’est-à-dire la fibre optique et le câble). Les territoires urbains ont des débits 50 % supérieurs à ceux des campagnes (172,3 Mbits/s contre 85,4 Mbit/s. Des écarts importants qui se répercutent, par exemple, sur les flux de streaming vidéo avec des temps de téléchargement bien plus conséquents dans les territoires ruraux.
SFR sur liste rouge
Du côté des fournisseurs d’accès à Internet, les premières conclusions relèvent que SFR fait figure de mauvais élève. Sur le très haut débit tout d’abord ou le FAI propose 15,8 Mbit/s en débits ascendants quand son concurrent Orange est à 110,7 Mbits/s.

Mais SFR ne fait guère mieux sur le haut débit puisque l’Observatoire d’UFC-Que Choisir note un temps de chargement de page web 20 % plus lent chez l’opérateur par rapport aux autres FAI. Enfin, en matière de streaming vidéo haut débit, SFR occupe toujours la dernière place mais est rejoint par Free qui ne fait guère mieux. Une situation qui se généralise sur tout l’Hexagone.
Pour parfaire la base de données de son Observatoire, l’association fait appel aux bonnes volontés afin d’enrichir son panel de testeurs. Un travail qui ne peut être qu’encouragé.
Crédit photo : Pixabay (CC)
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